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LEGRAS, LE JAY, LEJEUNE

Goux de La Berchère et qui écrit une vraie biographie. Fils d’un premier président, élevé pour l'Église par sa mère, Le Goux fut un abbé pieux qui arriva aux plus hautes dignités. Évèque de Lavaur, il soutient des controverses pour DRE les protestants; archevèque d’Aix, il a d'excellents rapports avec le parlement; archevèque d'Albi, il reprend son œuvre de conversion; enfin, archevêque de Narbonne, il est le président des états du Languedoc et il sait habilement concilier, pendant la guerre de la Succession d’Espagne, les besoins du gouvernement et la condition matérielle des Languedociens. En outre, ce fut un prélat bon, zélé, s’occupant de ses ouailles.

1753. LEGRAS (Louise de Marillac, dame), 1591-1662. — Gos- BILLON (Nicolas). Vie de Louise de Marillac, veuve de M. Legras, fondatrice des sœurs de la Charité, Paris, 1676, in-18°, 164 p.; édit. Collet, Paris, 1759 et 1862 (style rajeuni).

L'auteur, vicaire général du cardinal de Noailles, résume la vie de la nièce du maréchal et du garde des sceaux Marillac, mariée à Antoine Legras, secrétaire de Marie de Médicis; devenue veuve en 1635, elle se consacra aux bonnes œuvres et fut la collaboratrice de saint Vincent de Paul pour la fondation de l’ordre des Filles de la Charité. Gobbillon n’a pas connu personnellement M"° Legras, mais il a reçu des mémoires et des lettres et a interrogé des témoins sérieux.

Voir : — Maximes de la vénérable Louise de Marillac, pub. p. J. M. A.,

*’Paris, 1901, in-32°, 96 p.; — comtesse Desbassayns de Richemond, Histoire de Mademoiselle Legras, Paris, 1882, in-8°, 390 p.; — Mgr Baunard, La vénérable Louise de Marillac…, Paris, 1898, in-8°, 628 p. (très sérieux); — Em. de Broglie, Cor., 1898, t. CXCIIL, p. 811-835, et La vénérable Louise de Marillac, Paris, 1911, in-12°, 218 p.

1754. LE JAY, premier président au Parlement de Paris. — Recueils, n °s 1472 et 1475.

1755. LEJEUNE (Jean), 1592-1672. Surnommé le Père aveugle, Lejeune, oratorien, parcourut toute la France comme prédicateur et missionnaire et, grâce à son éloquence, obtint de nombreuses conversions.

— Rue (Gabriel). Discours funèbre sur la vie et la mort du Père Lejeune, Limoges, 1674, in-8°.

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Ruben avait accompagné le Père aveugle dans ses missions du Limousin. Témoin oculaire, il a écrit une biographie très détaillée et curieuse, mais dans un style déclamatoire et prolixe.

— Recueils, n° 1324, 1369 et 1370.

Voir : — Tabaraud, Vie du Père Lejeune, Limoges, 1830, in-8°.

1756. LE MAISTRE (Antoine), 1608-1658. Du célèbre avocat, qui se retira à Port-Royal, les seules biographies (résumées d’ailleurs) se trouvent dans les Recueils, n°° 1308 et 1371.

Voir : — Dupin, Notice sur A. Le Maistre, Paris, 1822, in-8°; — Delsol, Éloge.…., Paris, 1854, in-8°; — Sapey, Études pour servir à l'histoire de l'ancienne magistrature française, Paris, 1858, in-8°; — O. de Vallée, Études sur le XVII siècle, nouvelle édit., Paris, 1858, in-8, 45$ p. (ext. des plaidoyers de Le Maistre); — Rapetti, A. Le Maistre et son nouvel historien, Paris, 1857, in-8°.

1757. LENAIN (Pierre), 1640-1713. — Annaunix (n'). La vie de dom Pierre Lenain, religieux et ancien sous-prieur de l'abbaye de La Trappe, où il est décédé dans l'odeur de toutes les vertus après quarante-cing années de la plus austère pénitence, Paris, 1745, in-12°, 384 p.

La vie du frère de Lenain de Tillemont a été celle d’ «un homme simple qui s'anéantit devant Dieu ». Trappiste dès 1668, il est devenu l’un des collaborateurs de Rancé et a eu à vaincre les difficultés qui s'étaient élevées dans l’abbaye après la mort de son fondateur. Les deux sources principales du biographe sont la Vie de BRancé, écrite par Marsollier, et surtout les renseignements fournis par le chevalier d'Espoy, ami de Rancé, qui « s’est appliqué avec zèle à la recherche des faits et des mémoires dont on s’est servi ». C’est une vie religieuse uniforme : « Il est à propos d’avertir qu'on ne se doit point attendre de trouver ici des faits qui frappent, qui étonnent. » Elle serait beaucoup plus intéressante et d’une lecture plus facile, si d'Arnaudin n'avait pas inséré des lettres de Lenain; très longues, sur des sujets de piété : elles alourdissent et allongent l'ouvrage sans profit.

— Recueil, n° 1374.

1758. LENAIN DE TILLEMONT (Louis Sébastien), 1637-1698.

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