LIONNE, LONGUEVILLE
tout son ministère n’a eu immédiatement pour fin que la paix. Il a préparé la paix comme ambassadeur, il l’a traitée comme ministre et l’a entretenue comme secrétaire d'état. » Le discours est une vraie page d'histoire générale jusqu’à la troisième partie où Fromentières traite seulement de la mort chrétienne de Lionne.
— Recueils, n° 1304 et 1489.
Voir : — chapitre Lettres, n°* 1001, 1002, 1006, 1042, 10617, 1141; — Réal, Bul. Acad. Del., 1856-1860; — de Rochas, Biographie du Dauphiné, Paris, 1860; — U. Chevalier, Bul. Soc. Dr., 1877; — Valfrey, La diplomatie française au XVII° siècle, Hugues de Lionne, Paris, 1877-1881, in-8°, ? vol. (capital); — Topin, Rev: D. M., 1878; — Pagès, Bul. Soc. H. M., janvier 1907; — n° 1398 et 1438.
1772. LIONNE (Joachim DE), + 1716. — Vie du comte Joachim de Lionne, 1T16:
Cousin du ministre, conseiller au parlement de Grenoble, puis premier écuyer de la grande écurie, J. de Lionne fut en correspondance avec les littérateurs de son temps, p. ex. avec Saint-Évremond: Très friand de nouvelles et très informé, il consignait par écrit les renseignements qu'il avait reçus et il a ainsi laissé. un volume curieux (B. N., ms. fr., n° 22817). Mais la vie qu’on a écrite sur lui ne fournit aucun détail : elle touche au roman et n’a pas de valeur historique.
. 1773. LONGUEVILLE (Anne Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse DE), 1619-1679. — Bourcon ne Viczerore (Joseph François), 1652-1737. Véritable vie de la duchesse de Longueville, si. (Paris), 1738, in-12°, 2 vol. — Aut. édit. : Amsterdam, 1739, in-12° (plus complète).
Les sources de l’auteur sont les renseignements fournis par Madame la Princesse et les lettres de M"° de Longueville, Mais surtout, comme il le dit lui-même, il a dépouillé les mémoires et les histoires, les a rassemblés et les a rangés dans un certain ordre. Il avoue n’avoir pas voulu tout raconter. De plus, écrivain janséniste, il est trop favorable à la duchesse parce que celle-ci, dans la dernière partie de sa vie, a adopté les idées de Port-Royal. :
— Roquerre (Gabriel vx), 1626-1707. Oraison. funèbre, pub. p. Fabbé Hurel, Les orateurs sacrés à la cour de Louis XIV, Paris, 1872, in-8°, t. Il, p. 271-299, d’après un ms. de B. A.
L'ancien grand vicaire du prince de Conti a divisé son discours en deux parties. Il parle d’abord de la beauté et de la vie mondaine de celle qu’il connaissait bien : il ne dissimule aucune des fautes et des erreurs de la duchesse, et la liberté avec laquelle il s'exprima explique à la fois les éloges de M°* de Sévigné (let. des 12 avril et 1% mai 1680) et la mesure prise par Louis XIV, qui interdit la publication de l’oraison funèbre. Dans la seconde partie, l’orateur expose le repentir de la duchesse, la constance avec laquelle elle supporte tous les malheurs, en particulier la mort de son fils, et enfin la piété de ses dernières années.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1024; — Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, passim, et Portrails de femmes, p. 322-357; — V. Cousin, La jeunesse de Madame de Longueville, Paris, 4° édit., 1859, in-8°; — V. Cousin, Madame de Longueville pendant la Fronde, Paris, 5° édit., 1877, in-8°; — E. Jour-
dain, La duchesse de Longueville à Dieppe, Dieppe. 1864, in-16°; — À. Cock, The life of Madame de Longueville, Londres, 1899, in-8° (partial).
1774. LONGUEVILLE (Henri II d'Orléans, duc DE), 1595-1663.
— Bounours (Dominique), 1628-1702. La mort de Monseigneur le duc de Longueville, Paris, 1663, in-12°, 52 p.
Chargé de l'éducation des princes de Longueville, Bouhours a été en relations avec le père. Il écrit, sans prétentions littéraires, une curieuse relation des derniers mois de la vie du due, qui s'était confiné dans la piété et dont il cite des paroles.
— Peuxrier (Guillaume), 1611-1668. Oraison funèbre, Caen, 1663, in-4, 43 p.
« Je dirai seulement les choses que vous savez », broclamé l’orateur. 11 fait d’abord un long portrait du duc, intéressant malgré beaucoup de verbiage. Il expose ensuite les charges importantes qu'il a remplies, la vie militaire (énumération de noms) et la wie politique (négociations de Munster). Enfin, il raconte la retraite et les occupations charitables et pieuses du duc. Aucune allusion n’est faite à la Fronde : cependant, dans ce discours, 1l y a du mouvement.
1775. LORGE (Guy Aldonce de Durfort de Duras, due DE), 1630-1702. — Ansezme (Antoine), 1652-1737. Oraison fase
- Paris, 1703, in-4°, ou dans Migne, t. XXI.
Anselme, qui avait bien connu le beau-père de Saint- Simon, se
propose de montrer que la vie du maréchal de Lorge « a été partagée entre la guerre et la cour ». Dans le premier point, il s’agit de la vie militaire : résumé des campagnes, relations de Lorge et de Turenne, son oncle, retraite de l’armée après la mort de celui-ci. Dans le second, il raconte la conversion de Lorge, qui, gouverneur de la Guyenne après la révocation de l’édit de Nantes, s’appliqua à pacifier les esprits. Toujours amoureux de la vérité et de la liberté de parole, ce fut un homme de sagesse et d'honneur.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1282.
1776. LOUIS XIII. Ainsi que pour d’autres rois, des écrivains ont composé des opuscules relatifs à Louis XIII, de son vivant même et à plusieurs époques de son existence. Dans ces ouvrages, la tendance apologétique est très marquée : toutefois, l'historien peut trouver à y glaner. Les plus curieux de ces écrits sont les quatre suivants.
— Bezzemaure. Le portrait du roi, Paris, 1618, in-12°, ou dans Arch. cur., 2° série, t. I, p. 399-431.
Si on laisse de côté la louange, l’auteur donne des détails sur le
physique, les qualités intellectuelles (imagination, jugement), morales (discrétion) et religieuses (accomplissement régulier des devoirs). En outre, comme Bellemaure écrit après l'assassinat de Concini, il analyse le caractère des principaux personnages Luynes, dont il vante l'affection pour le roi, la bonne grâce et . même le courage, — Sillery, dont « la constance généreuse » le - « maintient en une égale assiette contre toutes sortes de changements », — Du Vair, homme d’ € une intégrité particulière » et qui aime la justice, — Jeannin, « homme de bien », et Déageant, d’une grande « capacité ». Le titre de l'ouvrage est donc inexact : il s’agit non seulement du roi, mais aussi de ceux qui, en 1618, ont part au gouvernement.
— Le Roy. Remarques sur la vie du roi et sur celle d'Alexandre Sévère, contenant la comparaison de ces deux grands princes et comme les prophéties de l'heureux règne du roi, Paris, 1622, in-4°, 86 p.
Discours'oratoire, style ampoulé : quelques renseignements noyés au milieu d’un verbiage insupportable.
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— Auvray. Louis le Juste, panégyrique, Paris, 1636, in-4°.
Mérite le titre de panégyrique.
— Daxës (Jean). Toutes les actions du règne de Louis XUL,. rapportées au surnom dé Juste, qui lui fut donné et qui inspira la prédiction certaine qu'il aurait un fils dauphin, longtemps avant sa naissance, qui a été celle de Louis le Grand, Paris, 1643, in-4, 641 p. Le privilège porte un autre titre : Le règne de Louis le Juste, donné pour exemple et instruction au roi son fils. :
Avocat au Parlement, Danès déclare qu’il a composé ce gros livre à l’âge de vingt-deux ans : il ne s’est pas entouré dé mémoires grâce auxquels il aurait « pu acquérir quantité de connaissances particulières » ; il est cependant bien informé. Il s’est proposé seulement de composer un discours moral et de prouver, en racontant. la vie de Louis XIIT, « qu'il a donné à Votre Majesté l'exemple d'un prince très accompli ». Ce discours s'adresse, en effet, à Louis XIV: le style est ampoulé, les considérations morales et les citations d'auteurs anciens abondent. Néanmoins, Danès montre qu'il a. beaucoup lu, et, malgré ses défauts, son livre, qui tient à La fois de la biographie et de l’histoire générale, peut être lu.
— Portrait de Louis XIIT, dans Anecdotes de la cour de: Fran tirées de la bouche de M. Du Vair, pub. p. Lalanne dans son éd tion des Mémoires de Marguerite de Valois, Paris, 1858, p. 295-304:
Les sources sont les paroles du précepteur Nicolas Le Fèvreet du gouverneur Gilles de Souvré : on voit que Louis XIII avait peu de goût pour l'étude, un caractère obstiné et que, dès son enfance, il eut la volonté d’être le roi et le sentiment de la dignité dont il était revêtu.
— Anroine (l'aîné), + 1677. Journal de la maladie et de la mort de Louis XIII, fragments pub. p. A. Cramail, Fontainebleau, 1880, in-8°, 47 p.
Garçon de la chambre du roi, Antoine a chaque jour me des notes d’une minutieuse exactitude : à la fin, le portrait de Louis XIII est plus soigné que le reste. Antoine, écrivant pour ses enfants, qui, plus tard, l’imiteront, est sincère et fait preuve d’un respec-. tutux attachement pour le roi; maisil ne grandit pas la personna-" lité de celui-ci. Ses notes sont donc un précieux document qui.
semble avoir été la source à laquelle ont puisé, sans le dire, les contemporains.
— Dusois. Mémoire fidèle des choses qui se sont passées à la mort de Louis XII, pub. dans Michaud et Poujoulat, 1"° série, t. XI, — dans Arch. cur., 2° série, t. V, p. 253. |
Dubois de Lestourmières fait, lui aussi, un compte-rendu précis des derniers jours de Louis XIII. Il n’est pas aussi impartial qu'Antoine, et il veut trop faire croire qu'il a joué un grand rôle à ce moment.
— Dnver (Jacques), 1580-1653. Derniers moments de Louis XIII, pub. dans Cab. Hist., 1866, t. XIT, p. 226-259.
Le texte est ici plus complet que dans la brochure du Père Girard, L'idée d'une belle mort ou d'une mort chrétienne dans le récit de la fin heureuse de Louis XTIT, Paris, 1656, in-f°.
Girard a retouché le récit de Dinet. Celui-ci, confesseur du roi, a été presque constamment auprès de lui pendant la dernière maladie : sa relation est donc très détaillée et exacte.
— Lyonxer (Robert). Brevis dissertatio de morbis hereditariis…, qua probatur affectus morbosos quibuscum Ludovicus XIII, rex Galliæ et Navarræ christianissimus, conflictatus est fuisse adventitios, non profectitios, non hereditarios, Paris, 1647.
Lyonnet, protégé du premier médecin Bouvard, fait l'apologie de son maître : il écrit aussi pour rassurer Anne d'Autriche sur l’avenir du dauphin et, dans ce but, conteste l’hérédité des maladies. Néanmoins, son journal est intéressant au sujet de la dernière maladie de Louis XIII, parce que Lyonnet fut un des médecins consultants. Il doit être complété par Dupuy, Æev. Méd., 1829 (procès-verbal de l’autopsie), — P. Guillon, La mort de Louis ATII,
Paris, 1897, in-8° (procès-verbal rédigé par le maître des cérémonies Sainctot), — A. Corlieu, La mort des rois de France depuis François I*, Paris, 1873 et 1892.
— Relation de ce qui s'est passé j'usques à présent de plus mémorable en la maladie du roi, Paris, 1643, in-4°:
Récit net par ordre chronologique, du 21 février au 25 avril.
— La France en deuil, ensemble la continuation de la maladie du roi et les dernières paroles que le roi a dit à la reine, aux
princes et grands seigneurs de sa cour auparavant que de rendre son âme à Dieu, Paris, sd., in-4°, 4 p.
Forme la suite du précédent, du 30 avril au 14 maï; détails pré- . cis et assez curieux sur les derniers jours.
— Le récit véritable des cérémonies faites à Saint-Denis en France aux pompes funèbres et réception du très glorieux et invincible monarque Louis XIII, surnommé le Juste, Paris, 1643, in-4°, 4 p. Le
Récit officiel de la cérémonie du 19 mai 1643 : importance minime.
— Agsra De Raconis (Charles François n’). Discours funèbre panégyrique et historique sur la vie et vertus, la maladie et la mort du roi très chrétien Louis le Juste, Paris, 1643, in-8°, 234 p.
Il a fallu à l’évèque de Lavaur deux séances pour prononcer son discours entier : il a voulu faire la « publication des louanges de mon roi et de mon bienfaiteur »; beaucoup de pensées morales et peu de faits précis, « parce que, dit-il, je ne fais pas ici l’histoire de sa vie ». La seule partie utilisable est la troisième, où l’auteur raconte la mort de Louis XIII : il l’a entretenu pendant sa maladie et il rapporte les quatre conversations qu'il a eues avec lui. 3
— Amariron (Louis), aumônier et prédicateur du roi. Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 60 p.
« N'attendez rien de moi que des gémissements et des larmes », s’écrie le sermonnaire : développement sur le thème que Louis XII a été appelé le Juste; quelque résumé des campagnes; se ampoulé.
— Baux (Simon Thomas). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-40, 53 p.
C’est « la première production de mon esprit », dit le Père jacobin : elle n’est pas utile.
— Bernier (Pierre ne). Oraison funèbre, Paris, 1644, in-4°, 69 p.
La Sorbonne a chargé l’évêque coadjuteur de Montauban du discours. Celui-ci est très faible : abondance nuisible, style prétentieux … et emphatique, aucun plan. L'auteur fait intervenir tous les signes du zodiaque. Long récit de la maladie et des pensées que le roi a alors.
— Boucue (Honoré), 1598-1671. Le mausolée royal, SE 1643, in-8°, 46 p.
‘ L’historien provençal ne fait pas preuve, dans son discours, de sa précision habituelle. Il se borne à comparer Louis XIII à Josias et à rappeler ses guerres : toute la seconde partie est inutile.
— Bouuer (Balthazar Bernard). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 77 p.
Prêtre à Dijon Boulier a examiné, dans un style verbeux et grandiloquent, la question du protestantisme, les affaires extérieures, et il assigne à Louis XIII le rôle d’arbitre entre les peuples.
— Bouréon (Pierre). Éloges funèbres de Louis le Juste sur le parallèle de David vivant et de David mourant, Metz, sd., in-8°, 48 p.
Provincial des Minimes de la Champagne, Bourgoin expose les vertus et le gouvernement intérieur du roi et donne des détails sur la mort. Il s’est servi de Scipion Dupleix, mais il à transformé le style à son goût : « Incomparable monarque, Louis le Juste, s’écriet-il, vous étiez, comme une graisse de sacrifice, tout dédié à Dieu. »
— Bourzeis (Amable pe), 1606-1671. Oraison funèbre, pub. dans Migne, t. VI.
L’académicien Bourzeis a écrit un discours qui n’a aucune valeur pour l'historien.
— Brépa (Antoine ne). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-8°, 43 p.
OEuvre très peu utile du curé de Saint-André-des-Arts.
— Briseon (Pierre). Harangue funèbre, Paris, 1643, in-4°, 29 p.
L'auteur, Père jésuite, écrit des choses bizarres, insiste surtout sur la dévotion du roi et ne fournit que quelques rares détails.
— Brousse (Jacques). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 28 p.
Chanoine de l’église Saint-Honoré, Brousse prétend que Louis XIII a toujours aimé sa mère et que la conduite de celle-ci a été une des causes de sa mort. Il insiste sur la crainte de Dieu et la dévotion à la Vierge. La fin est mauvaise.
— Buuor (Gilles). Discours funèbre, Paris, 1643, in-4°, 23 p.
L'auteur, chanoine à Bayeux, expose la vie que Louis XII a menée sur la terre et la mort qui l’en a retiré. Il a hésité devant la tâche qui lui incombait : « Ce grand prince, dit-il, a été un soleil qui a éclairé notre France : qui sera donc si téméraire que d’entreprendre de le peindre? » L’auteur ne l’a pas fait et s’est borné à abuser des citations d’auteurs grecs.
— Crampczou (Simon). Le Janus français, Paris, 1643, in- “4°, 37 p.
C'est, dit ce prêtre, « le premier de mes fruits » : peu chose, beaucoup de verbiage; vertus chrétiennes du roi.
— CHATEAUNIÈRES D'ALLEGRAIN. Le mausolée royal ou er funèbre,
Véritable biographie, écrite simplement en suivant l’ordre chronologique et adressée au duc de Bouillon : c’est même une sorte de
résumé historique du règne de Louis XIII. L'auteur a pris un
pseudonyme : c’est en réalité Chatonnières de Grenaille, dont il
sera plus longuement question à l’article biographique relatif à
Richelieu.
— ConDé (Nicolas DE). Oraison #nèbre 1643.
Ne vaut rien.
— Deszyons (Nicolas). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4s, 37 pa Quelques notions éparses dans cet écrit d’un théologal de l'élse
de Senlis.
— Dousrer (Louis). Oraisons funèbres, Saint-Brieuc, 1643, in- -49,
24 et 13 P- | Ce moine franciscain a prononcé deux discours, qui ne sont utiles ni l’un ni l’autre.
— Faur (Charles nu). Oraison funèbre, Rouen, 1643, in-4°, 34p: Développements à propos des protestants et de l'Espagne, allu-
sion aux différends survenus entre Louis XIII et sa mère : écrit
médiocre d’un oratorien.
— Fauveau (Christophle). Oraison finèbré, sind., in-8°, 25 p: Le chanoine de Poitiers parle de tous les rois, Pharamond, Clovis, etc., et peu de Louis XIII. — Fenorzcer (Pierre pe). Oraison funèbre, 1643, in-4°, 44 p.
D'après l’évêque de Montpellier, Louis XIIT naquit au moïs de |
septembre, « le Soleil étant déjà entré dans le signe de la Balance”
que la vierge Astrée ou la Justice tenait en l’une de ses mains » : rares allusions aux événements qui ont trait à Montpellier, mariage
de Louis XIII, naissance de Louis XIV, quelques détails sur la mort,
tout cela est perdu au milieu de phrases extraordinaires. — GopEAU (Antoine); 1605-1672. Oraison funèbre sur la mort. Paris, 1664, in-4°, 81 p. — Aut. édit. : 1824, in-8°, 36 p.
Ecrite par reconnaissance de l’auteur qui avait été nommé évêque
de Grasse par Louis XIII, cette oraison funèbre est une œuvre d’éloquence où les antithèses jouent le plus grand rôle : allusions
aux événements du règne.
— Griuté (Nicolas). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 64 p. Prononcé en présence du clergé de France et dédié à la reine, ce discours de l’évêque d’Uzès vise à l’éloquence. Louis XIII y apparait comme ayant eu une « rigide et sévère vertu » et un sincère amour de Dieu : la lutte contre les protestants est la partie principale. En réalité, médiocre intérêt.
— Guyar» (Bernard). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 40 p. Bachelier en théologie et franciscain, l’auteur use d’un style par- . fois bizarre pour raconter les exploits militaires du roi; il est plus
. à l’aise pour exposer sa royale piété et sa chasteté.
— Hensenr (Charles). Le sacré monument dédié à la mémoire de... Louis le Juste, Paris, 1643, in-&.
Le chancelier de l’église de Metz a composé trois discours et, dans l’avis au lecteur, il se défend vivement contre les reproches qui lui ont été adressés. Il exprime des idées générales, mais ne s'attache guère aux faits précis.
— Hier (Charles pe). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 35 p.
- Curé de Saint-Médéric, Hillerin ne prétend pas faire une œuvre éloquente : il a écrit un discours clair, mais succinct, dans lequel il n'entre pas dans de longs détails. Il développe deux points : roi de la monarchie francaise, — roi très chrétien, fils aîné de l'Église (vertus).
— Javerzac(ne). L'éloge funèbre et le tombeau royal de Louis XIII, Paris, 1643, in-40, 8 p.
Très résumé, puis des vers.
— Le Me (René). Oraison funèbre, Rennes, 1643, in-4°, 119 p.
Panégyrique d’un moine franciscain, où l'historien n’a à peu près rien à glaner.
— L'Escuyer. Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 30 p.
Ce docteur en Sorbonne essaie de résumer les faits militaires et ne réussit guère.
— Linçexpes (Jean DE), 1595-1665. Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°.
L'’évèque de Sarlat a prononcé un discours éloquent dont le suc-
cès fut très grand (v. Olivier d'Ormesson, /ournal) et qui justifie .
l'appréciation de Voltaire, Siècle de Louis XIV, chap. xxur. D’après lui, Louis XIII fut grand dans la vie et dans la mort. Il ne fut pas un tyran, mais sut faire toujours valoir ses droits (mort de Concini); il lutta pour combattre l’hérésie (prise de La Rochelle); il ne fut jamais déshonoré par les plaisirs vulgaires (chasteté). Il se disposa enfin à la mort en pensant à l’avance, non à lui-même, mais à l’état et à sa famille.
— Mazure (Nicolas). Harangue funèbre, Paris, 1643, in-4°, 47 p.
Le curé de Saint-Paul s’exclame souvent. Toutefois, il parle des
guerres menées contre les protestants et les rébellions et fait une
allusion discrète aux factions soulevées pendant le règne. — Monpawr (1.). Discours funèbre, Paris, 1643, in-8°, 54 p. Idées générales, mélées à des questions religieuses et morales : ouvrage peu utile d’un vicaire de Saint-Paul.
— Muzcuy (Honoré). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 28 Pi:
Le curé de Saint-Jacques compare Louis XIII à David : peu de chose dans son discours.
— OGrer (François), 1597?-1670. Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 58 p.
L'auteur du Journal du congrès de Munster s'excuse de ne pas parler des vertus de Louis XIIT, parce que ce sont, dit-il, des € vertus royales ». Il a écrit un panégyrique curieux en ce sens qu'il
raconte l’histoire de toutes les guerres. On trouve ensuite des considérations générales sur le pouvoir des rois, sur l'influence de l'Église, etc.
— Pauux ne Beauvais. Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4° ,27p.
Le Père capucin montre que Louis XIII a été vaincu par la rage et victorieux de la mort : beaucoup de morale.
— Pounexx (C., sieur px). Sermon funèbre sur la mort. de.….,
Louis XII à été surnommé le Juste : développement sur ce thèl vertus; utilité restreinte.
— Rosyner (Charles). Le parfait victorieux, discours funèbre sur la mort de Louis le Juste, Paris, 1643, in-4°, 44 p.
Nombreuses citations latines et lenteur avant d'aborder le sujet. C’est un panégyrique et en même temps une biographie. L'auteur ne tient pas toujours compte de la réalité : « La discorde et l'envie, dit-il, qui ne cherchent qu’à troubler les états, n’osant entreprendre sur ce règne, le laissèrent entièrement à la paix et à l'amour. » Malgré cette assertion, il parle des troubles et écrit un passage ampoulé sur la mort de Concini. Puis il décrit les guerres, les vertus et la fin (long développement) de Louis XIIT.
— Rouzzé (Pierre). Triomphe de la vie, des actions et vertus de feu Louis le Juste, Paris, 1643, in-8, 96 p.
L'auteur, curé de Saint-Barthélemy, aime le style bizarre : Louis XIII, dit-il, est né « au mois que, le Soleil dedans le Zodiaque ayant quitté le signe du Lion, il est entré au signe de la Vierge, qui précède celui de la Balance ». L'auteur résume rapidement la vie militaire et passe ensuite aux qualités privées. Beaucoup de choses inutiles.
— Senauzr (Jean François), 1601-1672. Haranqgues funèbres de Louis le Juste, roi de France et de Navarre, et de la reine sa mère, Marie de Médicis, Paris, 1644, in-8°.
Suit l’ordre chronologique pour raconter les principaux événements du règne : belles images, antithèses suivant le goût du temps.
— Suarez (François). Oraison funèbre, Paris, 1643, in-4°, 32 p.
Ce docteur en théologie fait un cours d’histoire sur les Bourbons. Son style est fort mauvais : Louis XIIT « avait autant d’yeux qu’Argus pour y veiller, autant de têtes que Typhée pour ordonner, et autant de bras que Briarée pour travailler. Il semble qu'il était monté sur un cheval volant pour se trouver partout où sa présence était nécessaire ». Donc, pas de valeur.
— Recueils, n° 1295, 1296, 1297, 1298, 1302.
Voir : — chapitres précédents, n°* 472, 717, 746, 926, 939, 944, 958, 959, 961, 966, 1000, 1087; — A. Baschet, Le roi chez la reine, Paris, 1866, in-8°; — La Ferrière, Richelieu et Louis XIII, Paris, 1865, in-8°; — Rossignol, Louis XIII avant Richelieu, Paris, 1869, in-8° (ext. de Cor.); — M. Topin, Louis XIII et Richelieu, Paris, 1876, in-12°; — Blaze de Bury, Rev. D. M., 1876; — M. Druon, His!. de l'éducation des princes dans la maison des Bourbons de France, Paris, 1897, in-8°, 2 vol.; — L. Baliflol, Au
temps de Louis XIII, Paris, 1904, in-8°, — Le roi Louis XIII à vingl ans, Paris, 1910, in-8°, et articles dans Rev. P., 1896, 1901, 1907, 1909, et Rev. hebd., 1909, etc.; — v. aussi le chapitre Histoires générales.
1777. LOUIS XIV. Il est impossible d'indiquer ici tous les ouvrages contemporains dans lesquels ilest plus ou moins question de Louis XIV. La personnälité du grand roi a tellement dominé au xvu® siècle qu'il n’est pas un livre historique, peut-on dire, où il ne. soit parlé du souverain. Il faut donc se borner et s’en tenir, dans ce chapitre, aux écrits qui ont les caractères suivants. Les uns sont des panégyriques composés du vivant même de Louis XIV et permettant de voir quelle idée les contemporains eurent de leur maître. Les autres sont des relations consacrées spécialement à Louis XIV,
à sa santé, à son caractère : rédigés par des personnes de l’entou-
rage du roi, ils fournissent des détails curieux et précis sans avoir.
une portée générale. Les derniers sont les oraisons funèbres. Celles-ci ont été très nombreuses : des listes en ont été publiées | dans Mém. Trév., 1716, nov. et déc., et dans l’édit. des Oraisons
funèbres de Le Prévôt, Paris, 1765, in-12° (celle-ci reproduite dans Migne, Orateurs sacrés, &. XLVT). Deux recueils particuliers ontété édités : le premier à La Haye, 1716, in-12°, 446 p., — le second,
sl., 1716, in-12°, 2 vol., 436 et 392 p. : ils sont incomplets tous les deux. De la lsptitre de ces discours ressort une constatation curieuse :
ceux qui ont été prononcés à Paris sont élogieux à peu près sans réserve; ceux qui ont été prononcés en province marquent au con-, traire plus de liberté, et il n’est pas rare d’y constater une critique
plus ou moins accentuée du gouvernement du grand roi. — Detous ces ouvrages, nous citerons seulement ceux que nous avons pu -
consulter. ;
— BrerTAlGxE (François ve). Le roi mineur ou panégyrique sur la personne et l'éducation de Louis XIV, Dieudonné, roi de Franceet «
de Navarre, Paris, 1651, in-4°, 180 p.
Ce panégyrique d’un roi de treize ans est dédié au gouverneur Villeroy au moment de la Fronde. C’est le premier essai de l’auteur qui à voulu faire impression par son style boursouflé : on y trouve seulement quelques détails infimes sur l'éducation du roi et un éloge du gouverneur.
— Faure (François), 1612-1687. Panégyrique de Louis XI Fans |
tenant les choses les plus En de ce règne, Paris, 1680, A propos de cet écrit, un poète a parlé irrévérencieusement de l’auteur :
- Pouvait-il ignorer dès qu'il l'eut entrepris Qu'on ne saurait donner de juste récompense Aux ouvrages qui sont sans prix.
Ce nie brutal n’est pas exagéré. Faure suit la vie de Louis XIV pas à pas en louant sans cesse : après avoir écrit deux cent cinquante pages, il déclare n'avoir fait qu'ébaucher le portrait du roi. et 11 termine en demandant que la vie de Louis XIV dure autant que les siècles.
— Dusois. Journal du valet de chambre Dubois, pub. p. Aubineau, B. E. C., 1847-1848, 2° série, t. IV, p. 1-45.
Dubois de Lestourmières, fils d’un commissaire ordinaire de l’artillerie, est devenu valet de chambre du roi. Ayant écrit une relation sur les derniers jours de Louis XIIE, il a ensuite continué. Son journal est rempli de renseignements et d’anecdotes sur la jeunesse et l'adolescence de Louis XIV jusqu’en 1655, sur l'enfance et l’éducation du grand dauphin jusqu’en 1671.
— VarLor, »'Aqua er FAGox. Journal de la santé du roi Louis XIV de l'année 1647 à l'année 1711, pub. p. J. A. Le Roi, Paris, 1862, in-8°, 441 p.
Antoine Vallot fut premier médecin de 1652 à 1671; d'Aquin, de 1672 à 1693; Fagon, de 1693 à 1718. Ils ont rédigé un recueil d’observations cliniques. Louis XIV n'est plus le grand roi, mais un homme sujet aux maladies comme ceux qu’il commande. Il éprouve des incommodités nombreuses qui montrent, contrairement aux assertions de Lyonnet, que l'hérédité a une grande influence sur la santé du souverain (v. A. Baschet, Le roi chez la reine, Paris, 1866, in-8°, appendice 1).
— Cozsert (Jean Baptiste). Particularités secrètes de la vie de Louis XIV, pub. p. P. Clément, Lettres, instructions et mémoires, t. VI, p. 462 et sq.
Ce sont des notes de deux sortes rédigées par le ministre : d’abord
relativement aux couches de M°° de La Vallière, ensuite un journal
Le
pour servir à l’histoire du roi, 15 avril-1* novembre 1663 : il faut remarquer le passage où Colbert parle du caractère et de la conduite de Louis XIV, et il est à regretter qu'il ait interrompu sa rédaction.
— Daxcrau (Philippe, marquis nr). Mémoire sur ce qui s'est passé dans la chambre du roi pendant sa maladie, pub. p. les éditeurs du Journal, t. XNI, p. 117-136.
Relation pâle, mais très précise, qui contredit les sf de Saint-Simon sur l'attitude des personnages, et à laquelle d’autres
auteurs ont puisé.
— Anroine (les frères). Journal historique ou récit fidèle de ce
qui s'est passé de plus considérable pendant la maladie et à la mort. de Louis XIV, roi de France et de Navarre, pub. p. E. Drumont, :
Paris, 1880, in-12°, 156 p.
Porte-arquebuses ou garçons de la Chambre, les Antoine ont fait pour Louis XIV ce que leur père avait fait pour Louis XII, avec cette différence que leur journal était destiné à la publication. Aussi prennent-ils soin d'affirmer qu’ils sont des témoins oculaires :
« De tout ce qui regarde Louis XIV depuis le jour de saint Laurent,
10 août, premier jour de sa maladie, jusqu’au 23 octobre, jour de l'enterrement, nous ne rapportons que ce que nous avons vu ét entendu : pour tout le reste, nous avons exactement suivi les mémoires de personnes équitables, éclairées et présentes aux faits que nous rapportons. » Ce journal, qui contient des particularités très nombreuses, complète le mémoire de Dangeau et le confirme. — Dans cette publication sont insérés le procès-verbal de l’ouverture du corps de Louis XIV et le testament du roi. Ke
— La mort de Louis XIV, dans Arch. cur., 2° série, t. XI, p. 433-451; ext. du Nouveau choix de pièces tirées des anciens Mercures et d'autres journaux par Marmontel, t. XXXII, p. 5.
Rédaction régulière et correcte, faite suivant l’ordre chronologique.
— Foxrexay (Le Fegvre pe). Journal historique de tout ce qui s'est passé depuis les premiers jours de la maladie de Louis XIV
Es
Jusqu'au jour de son service à Saint-Denis et de l'avènement de à
Louis. À V à la couronne de France, Paris, 1715, in-12°, 322p.;.
volume du Mercure galant, 2° partie, octobre 1715. Relation très détaillée depuis le 24 août jusqu'à la mort et aux
cérémonies qui la suivirent : s’est servi du mémoire de Dangeau (v. J. A. Le Roi, Curiosités historiques, Paris, 1864, in-8°).
— Relations sur la mort de Louis XIV, pub. p. A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint-Simon, t. XX VII, appendice 1, p. 333 et sq. (avec étude critique).
Elles comprennent : 1° une Lettre anonyme, due à un seigneur. provençal qui est venu à la cour et qui raconte ce qu'il a vu jusqu'au soir du 27 août; — 2°-une Relation anonyme, ext. des papiers de Fevret de Fontette et qui donne quelques détails; — 3° des ext. de Lettres de l'abbé Mascara, du 26 août au 2 septembre, traduites de l'italien et fournissant de nombreuses indications. L'éditeur publie aussi, p. 359 et sq., le testament de Louis XIV, — la lettre du roi mourant à son successeur, — le récit du maître des cérémonies Michel Ancel-Desgranges sur le cérémonial funèbre et sur l’autopsie.
— Procès-verbaux des séances du Parlement sur le dépôt du testament de Louis XIV, pub. p. A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint-Simon, t. XXV, p. 381-390.
Pièces des mois d’août et septembre 1714.
:- — Relation de ce qui s'est passé de plus considérable pendant la maladie du roi et depuis sa mort, Paris, 1715, in-4°, 4 p.
Surtout après la mort, cérémonies.
— Relation de ce qui s’est passé à Constantinople au sujet de la mort de très haut et très puissant prince Louis XIV, roi de France et de Navarre, tirée de la lettre d'un Français, négociant, écrite de Constantinople du 18 novembre 1716, où il écrit l'audience de M. le comte Des Alleurs, ambassadeur de France à la Porte, et les services qui se sont faits durant six jours dans l'église de Saint- Louis à Péra des R. P. capucins, missionnaires de la province de Paris, Meaux, 1717, in-4°, 16 p.
Opuscule bref, mais fort curieux en ce qui touche le détail du service et des cérémonies.
— ALEAUME. Oraison funèbre. Orléans, 1715, in-40, 29 p.
Le chanoine d'Orléans explique ce que la mort a ravi à Louis XIV et ce qu’elle lui a donné : il fait à peu près le résumé de tout le règne; correct et clair.
— Barcos (abbé DE). Oraison funèbre, Paris, 1716, in-4°, 36 p.
L'auteur résume fort ce qui concerne l'éclat de la gloire du souverain : il insiste davantage sur la solidité de cette gloire, c'est-àdire sur la lutte contre les protestants, sur le zèle de Louis XIV . pour la religion qui a été « la base et le fondement de toutes les actions de sa vie » : utilité médiocre. L
— BnriGuer (abbé). Oraison funèbre, Paris, 1716, in-4°, 2 P.
Prononcée à Lyon. Le roi a été le plus digne objet de l'amour de son peuple : il a été un père tendre et compatissant. Dans ces deux points, quelques rares bribes de renseignements.
— Carezax (Jean VIII px). Discours sur les vertus de... Louis XIV, Valence, 1716, in-4°, 47 p. |
L'évèque de Valence dit que son discours sera éloigné de € toute | sorte de flatterie ». D’après lui, Louis XIV a recherché le bien. de l'état et celui de l’église : l’auteur signale alors des édits relatifs au gouvernement intérieur et même aux beaux-arts, mais il se refuse à parler des victoires et des conquêtes. Plan défectueux, abus des | citations : quelques souvenirs personnels, bien peu de chose. = somme.
— Couraxce-Risor (vx). Oraison funèbre, La Flèche, 1715, in-4°, 39 p.
« Louis XIV était un roi rempli de religion et de gloire, voilà tout mon sujet », dit l’auteur. Il montre que Louis XIV'a été grand parce qu'il avait les caractères du roi et les qualités de l’homme. Dans la première partie, il résume done le gouvernement (armée, édifices, commerce, etc.), raconte les guerres, parle des ministres; dans la seconde, il expose les qualités de Louis XIV, surtout la piété et l'esprit charitable (Invalides). Au point de vue historique, « ce discours d’un simple prêtre vaut beaucoup mieux que d’autres | prononcés par des personnages plus none en dignité : mais style terne et trop d’exclamations. É
— Du ve (Joseph Coignasse). Oraison funèbre, Le 1715, in-4,
L'auteur, DUR à l’année 1661, écrit une dissertation philosophique et morale. Il dit de Louis XIV : « Trop sage pour aimer les hérétiques et trop puissant pour les craindre, il forma le ; généreux dessein de les détruire. » Peu utile.
— Favrer (abbé). Oraison funèbre, Metz, sd., in-4°, 40 p.
Le prieur de Sainte-Croix de Provins ne veut faire qu'un court tableau, mais il dit très nettement, à propos du défunt : « Je conviendrai de ses disgrâces, j'avouerai ses fautes, je ne nierai pas méme ses égarements. » Louis XIV a été puissant dans la guerre : de là un résumé militaire depuis 1643 et l’affirmation que ces guerres ont toujours été faites au nom de la justice. Louis XIV a été sage dans l’état : il a donné la tranquillité au royaume ; il a tout réformé (législation, commerce, armée, académies, etc.); l’auteur fait un portrait de Louis XIV, s'attaque à la noblesse et parle des Grands Jours. Le roi à été zélé pour la religion : ici, un passage curieux sur les faiblesses du monarque, qui s’est ensuite relevé par la religion ; l’orateur n’insiste pas trop sur la-conduite du roi visà-vis des protestants. Discours en somme intéressant.
— FerraïGnxe (Deliques ne). Oraison funèbre, Paris, 1715, in-4°,
Prononcée au Puy : pas de valeur.
— François (André). Oraison funèbre, Lyon, 1716, in-4°, 47 p.
S’adressant à M®° de Ventadour, François, capucin, qui, dès 1690, avait composé un panégyrique de Louis XIV, écrit : « J’essaie de tracer un crayon de la longue et belle vie de Louis XIV, qui n'est proprement qu’un tissu d'actions héroïques, de vertus chrétiennes, morales et politiques qui doivent former les bons rois. » Nombreuses citations d'auteurs anciens pour montrer de l’érudition : procède par allusions ; gouvernement intérieur quelque peu résumé.
— Gaxor (Benoît). Oraison funèbre, Châtillon, sd. (1715), in-4, 34 p.
« Nous trouverons, dit le moine feuillant, dans celui que nous venons de perdre la valeur de David, la sagesse de Salomon, la piété de Josias. » Écrit faible.
— Guy (Paul). Oraison funèbre, Bayonne, 1715, in-4°, 28 p.
Le chanoine de Bayonne se préoccupe avant tout du point de vue moral. Il parle cependant de la situation déplorable de la France pendant la minorité de Louis XIV : quelques allusions aux faits du gouvernement intérieur. Intérêt médiocre.
— Goxrr. Oraison funèbre, Chartres, sd., in-4°, 56 p.
Le chanoine de Chartres expose que le roi a été grand sur le
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