‹ L'Histoire de FranceChapitre 98 sur 145 · LOUVOIS · texte numérisé non relu

LOUVOIS

Récit bref : le célèbre collectionneur croit que Louvois mourut de chagrin en voyant qu'il allait être disgracié.

— Barsezæux (Louis François Marie, marquis ve), 1668-1701. Lettre sur la mort de son père, pub. p. C. Rousset, Histoire de Louvois, nouvelle édit., Paris, 1864, in-8°, t. IV, p. 498, et par Ravaisson, Archives de la Bastille, t. IV, p. 139.

Adressée à Tessé et détaillée : croit à l’empoisonnement.

— Documents sur la mort, la sépulture et la succession, pub. p. A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint-Simon, t. XX VIII,

appendice 5, p. 501-517.

Quelques-uns d’entre eux ont été déjà publiés, p. ex. la relation de Gaignières et la lettre de Barbezieux (v. ci-dessus), le récit du chirurgien Dionis ou les extraits des mémoires du marquis de Sourches et de la correspondance de la princesse Palatine ou encore l'acte de décès. On trouve là, comme documents inédits, des notes du Père Léonard sur la mort, l’inhumation et l'estimation de la succession.

— Additions au Journal de Dangeau, dans Mémoires de Saint- Simon, édit. A. de Boislisle, t. XX VIII, p. 463-470.

Saint-Simon expose le caractère, le ministère, la mort de Louvois, son opposition au mariage de M”° de Maintenon et de Louis XIV et l’occasion de ce qu’il appelle la disgrâce du secrétaire d'état de la guerre.

— Mémoire anonyme, pub. dans la même édition, t. XXVIIT, appendice 3, p. 486-492.

Ce mémoire, provenant du D. G., est postérieur à la fin de la guerre de la Succession d’Espagne : peut-être a-t-il été composé vers 1715 par un secrétaire dont le travail a été annoté et corrigé. Il doit donc retenir l’attention, quoiqu'il ressemble quelquefois à un pamphlet. Comme Saint-Simon, l’auteur fait une vive critique de l'administration de Louvois : il lui attribue toutes les fautes commises pendant la guerre de Hollande et pendant le début de celle de 1688, le considère comme le principal auteur de la révocation de l’édit de Nantes, lui reproche d’avoir levé de trop nombreuses armées et d’avoir ainsi ruiné le pays. Ce mémoire est donc à lire, mais avec précaution.

280 BIOGRAPHIES. 3 s

— Louvois. Lettre de 1673, pub. p. CL Picavet, F. hast., 1909, 1% avril.

Montre que Louvois l'emporte auprès du roi et a un crédit Fe 3

rieur à celui de Pomponne.

— Inventaire des tapisseries de Louvois en 1688, pub. p. de Grouchy, Bul. Soc. Hist. Par. et I. de F., 1894, p. 143.

— Recueil, n° 1489.

Voir : — chapitres précédents, n°° 868, 1002, 1056, 1132, 1173; —

J. A. Le Roi, Curiosilés historiques, Paris, 1864, in- 8; chapitre Journaux el Pamphilets.

. 14780. LUXEMBOURG (François Henri de Hontaoree teville, duc DE), 1628-1695. — La Rue (Charles n£), 1643-1 725. Oraison funèbre, Paris, 1695, in-4°, 51 p.

Discours très long et plein de mouvement pour montrer 1 rai

sons que la France a de prier et d'espérer, c’est-à-dire ce que Luxem- :

bourg a fait pour son pays et ce que Dieu a fait pour lui. Après avoir rappelé l’illustre famille des Montmorency, le Père jésuite » raconte la vie de Luxembourg. « Passons, dit-il, les premières” années de sa vie, les premiers exercices de sa valeur. Ce n’est pas.

pour lui seul que l’indulgence est nécessaire. » Non seulement il.

décrit les qualités de Luxembourg (supériorité et facilité de génie,

fermeté et intrépidité), mais il marque aussi le caractère spécial

des luttes conduites par Guillaume d'Orange, qu’il accuse nettement

de félonie à propos de la bataille de Saint-Denis. Parmi tous les |

combats, il insiste sur ceux de Steinkerque et de Nerwinden. Puis”

il passe à l’homme privé et développe longuement l'affaire des poi-

sons. C’est pendant sa captivité que Luxembourg se serait converti (passage curieux) : c’est dès lors qu’il aurait: montré ses qualités chrétiennes, le mépris et l'oubli des injures, la charité. Et, au sujet de cette dernière vertu, l'orateur s'écrie : « Louez le général qui, dans les dégâts de la guerre, s’applique, autant qu'il le peut, à détourner l'orage du champ du pauvre et du peuple sans défense pour Je laisser tomber, s’il est besoin, plutôt sur le champ du riche et le château du noble. » Le discours se termine par le récit de la mort, marquée par une foi sincère et à laquelle assiste le cardinal de Bouillon, ami de Luxembourg.

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