LOUIS (LE GRAND DAUPHIN
L’évèque d’Alet développe simplement que le dauphin fut pleuré de la cour et des peuples. Le premier point est un bon résumé biographique : après une description de la cour, Maboul raconte la
conquête du Palatinat par le dauphin qui, modeste dans la victoire et prudent, refuse d'engager la bataille pour ne pas la payer trop cher : le roi l'appelle « dans les conseils importants qui devaient décider du sort de l’Europe »; le dauphin se fait de vrais amis à la cour, cet ce n’est pas là la moindre partie de sa gloire ». Le second point est moins important : on y apprend que le fils de Louis XIV ne considère pas les sujets comme des « créatures méprisables », qu'il sacrifie à la paix du peuple la couronne d’Espagne, qu'il est bon et pieux.
— Massiox (Jean Baptiste), 1663-1742. Oraison funèbre, dans son Æecueil (n° 1355).
Massillon, qui voyait qu il n'avait presque rien à dire,‘ parla, - d’après le Chansonnier (v. ci-dessus), «en parfait chrétien ». Prince . doux et bienfaisant, né au milieu des prospérités, le dauphin fut » élevé avec soin (bel éloge de Montausier et de Bossuet). Il fit cam- Ë pagne sur le Rhin et dans les Flandres; mais Massillon ajoute : «Il
est beau de remporter des victoires et de conquérir des provinces, à et sans doute que les occasions en manquèrent à Monseigneur. » . Celui-ci eut de nombreuses qualités, la bonté, la soumission au roi : a On ne l’a jamais vu se lasser un instant d’être sujet..., paraissant plutôt un courtisan empressé qu’un héritier de la couronne. » La È mort est racontée avec détails.
— Porssox (Pierre), + 1744. Oraison funèbre, Paris, 1711, in-4°, … ou dans Migne, t. XXXIII.
__ Le Père cordelier, après un éloge de Montausier et de Bossuet, . résume la carrière militaire du dauphin. Le second point est le ét de cette phrase : « Le monarque fut toujours le grand objet de notre prince. » Beaucoup de mots inutiles parce que la matière était peu favorable.
— Poncer ne La Rivière (Michel), 1672-1730. Oraison funèbre, ÉEsris, 1711, in-4, ou dans Migne, t. XLV.
… Campagne de Philipshourg : affabilité, bonté, soumission au roi. Saint-Simon déclare que c’est « une très méchante oraison funèbre »,
Co de
et le Chansonnier (v. ci-dessus) que l’évêque d'Angers parla en « orateur comique ».
— Porée (Charles), 1675-1741. Laudatio funebris, Paris, 4711, in-4°, 36 p.
OEuvre d’éloquence : le Chansonnier (v. ci-dessus) juge que Porée fut un « bon rhétoricien ».
— Sécaun (Guillaume pe), 1674-1748. Oraison funèbre, dans Migne, t. XLVII.
Très peu importante.
— $SexauD (Jean André), 1676-1758? Oraison funèbre, Montauban, 1711, in-4°, 34 p.
Grandes qualités royales et grandes vertus chrétiennes : « IL répara par un sincère retour à Dieu les désordres où la faiblesse humaine le fit tomber. » Citations; renseignements maigres.
— Terrasson (Gaspard), 1680-1752. Oraison funèbre, dans Migne, t. XXIX, ou dans l’édit. des Sermons, Paris, 1749, in-12o, ta VE 4
Dans ce discours prononcé à Troyes, l’auteur, oratorien, insiste sur l'éducation du dauphin, sur les relations de Louis XIV et de son fils.
— Recueils, n° 1309, 1310, 1312, 1313, 1315.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1056.
1779. LOUVOIS (François Michel Le Tellier, marquis DE), 1639-1691. — Mémorres ou Essai pour servir à l'histoire de FR. M. Le Tellier, marquis de Louvois, Amsterdam, 1740, in-8°, 164 p.
Cet ouvrage a été quelquefois attribué à Chamlay ou à Saint- Pouenge : C. Rousset combat formellement, et à juste titre, cette attribution. Dans la préface, l’auteur anonyme se montre hostile à Louvois, mais il reconnait fort les qualités du secrétaire d'état de la guerre. S'il montre une réelle partialité, il n’a pas écrit cependant un hbelle à proprement parler. Des inexactitudes nombreuses ont été relevées par Voltaire dans son Siècle de Louis XIV.
© Garéxières (François Roger ne), 1642-1715. Relation de la mort de Louvois, pub. p. de Ségur, Le tapissier de Notre-Dame, Paris, 1903, in-8°, appendice 7, p. 501.