BOUS LES ROIS DE LA SECONDE BACE
Sous la seconde race, l'emploi de la cavalerie devint plus général, et l'art de la guerre fit quelques progrès. Aux assemblées du champ de mars succédèfent, sous les Carlovingiéns, les cours plénièrea qui se tenaient à Noël et à Pâques On avait encore recours aux épreuves de la croix, du fer ardent, de Teau bouillante et de Teau froide, quand il n'existait pas de preuves sufifisantes pour absoudre ou pour condamner les prévenus. L'usage de ces épreuves subsista jusqu'au treiadème siècle. Les troubles intérieurs et les invasions continuelles des Normands firent déserter les Écoles; l'Europe retomba dans la barbarie d'où l'avait tirée le génie de Charlemagne : le X« siècle fut à juste titre nommé le siècle de fer. La langue latine, qui était encore, sous la première race, la langue vulgaire, fut remplacée par la langue romance^ mélange de franc et de latin, qui donna naissance à la langue française.
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dub des GAPànENS.
De 887 à 1782.
BBAHGHB DBS CAPÉTIENS DIBBCT3.
Hugues Capet, 35* roi.— 987 à 996.
Petit-fils de Hugues le Ghrand. 11 fait prisonnier ^^arles I^ de Lorraine, oncle du dernier roi, qui
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v.etit loi disputer le trône, et le laisse mourir en prison. Il s'affermit sur le trône par la clémence envers ses ennemis, par des concessions aux seigneurs et des restitutions au clergé. H associe son fils Robert au trône, afin d'assurer davantage la succession dans sa famille.
Robert, 36«joi.— 996 à 1031.
. Fils de Hugues Capêt. H est excommunié pour avoir épousé sa parente et sa commère, se sépare à la fin de Berthe, et épouse Constance. Son goût pour les lettres et sa piété lui méritèrent le surnom de Sa^e et Pieux.
Henri I, ST^ roi.— 1031 à 1060.
Fils de Robert. Il triomphe de Robert, son frère et son rival, mais lui cède la Bourgogne, et Robert devient ainsi la tige de la maison ducale de Bour-
fogne. H soutient les droits de Guillaume sur la formandie, puis tente sans succès pour lui-même la conquête de cette province. H laisse la tutelle d» son fils à Baudoin Y, comte de Flandre, son beaufrère.
Philippe I, 38« roi.— 1060 à 1108.
Fils de Henri I^*"^ Les principaux événements qui ont eu lieu sous son règne sont : la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant ; le commencement des Croisades ; la terre sainte enlevée aux mahométans, et l' établissement d'un royaume chrétien à Jérusalem. — ^Mésintelligence entre Philippe I®' et Guillaume le Conquérant au sujet d'une plaisanterie. Excommtmication de Philippe à cause de son mariage avec la femme du comte d'Anjou. Pierre l'Ermite. Godefroy de Bouillon proclamé roi de Jérnsalem. Établissement des ordroa religieux
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et militaires. Origine des «rmoifies attrîbaéô àa temps de la première croisade.
Louis VI, dit le Gbos, 39« roi.— 1108 à 1137.
Fils de Philippe I^. H fait la gnerre à plusieurs de ses vassaux soutenns par Henri I^, roi d'Anglo-* terre. Il est battu dans, les plaines de BrenneviUa et sur le point d' être fait prisonnier par un Anglais* L'empereur Henri Y est obligé de reculer devant lui. Louis YI favorise Témancipation des corn* munes. Sacre de Louis le Jeune du vivant de son père.
Louis YII, dit le Jeune, 40« roL-«-ll37 à 1180.
Fils de Louis le Gros. H fait la guerre à TM« baut III, cointe de Champagne. La ville de Yitry mise à feu et à sang. 2® croisade. L'abbé Suger* Saint Bernard. Mauvais succès de la croisaîdet 1 147. n répudie Éléouore, et lui rend le Poitou et la Guyenne. Cette princesse épouse ensuite Henri II Plantagenet, duc d'Anjou, et depuis roi d'Angle^ terre, qui possédait déjà la Tourame, le Maine, la Bretagne et la Normandie, et lui apporte en dot le Poitou et la Guyenne; de là les guerres funestes qui, pendant 300 ans, existèrent entre la France et TAngleterre.
Phiuppe II, dit Auguste, 41« roi.— 1180 à 1223.
n force les Anglais à confirmer les anciens traités. II remédie au mauvais état de Paris. H bannit les Juifs du royaume. 3« croisade ; Philippe Auguste, Richard I», dit Cœur de Lion, roi d'Angleterre, et Frédéric I*', empereur d'Allemagne, y prennent part. Dîme saladine établie pour subvenir aux frais de 'ûsade. La discorde se met enfare le roi de
DB i/atmism de francs. 18
FTaaœ ol le ro! d'Angleterre. Philippe Ângoste enlève une partie de la Normandie à Bichard, pendant qu' il est encore en terre sainte. Confiscation de la Normandie, 1204. 4® croisade. Prise de Constantinople par Baudoin, comte de Flandre. Guerre contre les Albigeois, 1207. Il défait Jean Sans terre et les autres seigneurs ligués contre lui, à Bouyines, 1214. On lui doit la construction de Notre-Dame, du Louvre et des Halles. Les arts firent des progrès sous son règne, et l'université de Paris commença à devenir florissante.
Louis Vin, dit LE Lion, 42« roi.— 1223 à 1226.
Fils de Philippe Auguste. H signale le commencement de son règne par l'afiranchissement des Berfs. H enlève plusieurs provinces aux Anglais, mais la perte qu'il fait de plus de la moitié de ses troupes dans la guerre contre les Albigeois, Tempêche de les chasser entièrement du royaume. Son règne est remarquable par l'établissement des carmes^ des franciscains ou cardeliersj et par Tinstitation dd la chevalerie.
Louis IX, dit saint Louis, 43« roi. — 1226 à 1270.
Fils de Louis VIII. La reine Blanche, sa mère, régente. Louis IX défait les Anglais à Taillebourg, 1242. 5® croisade, 1248; Louis prend la croix pour accomplir un vœu qu'il a fait pendant une maladie. Il s'empare de Damiette, et âdt à la Mastoore des prodiges de valeur. Le roi tombe au
e)uvoir des Sarrasins, avec ses deux frères. Il rend amiette pour sa rançon. Pepdant les quatre années qu il demeure en Palestine, il rétablit la bonne intelligence entre les princes chrétiens, et d^ livre 12,P00 poiomôen frangaiiu Mort de Blaiich«
de Gastille, 1254. Louis IX retourne en France et fait des règlements utiles. 6® et dernière croisadei 1270. Siège de Tunis ; Louis est forcé de lever la siège, et succombe aux maladies qui moissonnaient ses soldats. H fit bâtir,' entre autres, à Paris, la Sainte-Chapelle et l'hôpital des Quinze- Vingts. U laissa un code connu sous le nom d' Établissements DE SAINT Louis, et contribua à rétablissement de la Borbonne. Robert de Glermont, un de ses neuf en* fants, devint la tige de la maison de Bourbon, par son mariage avec Béatrix de Bourgogne, héritière de Bourbon.
Philippe III, dit le Hardi, 44« roi.— 1270 à 1285.
Fils aîné de saint Louis, il est proclamé roi de France dans son camp devant Tunis. H continue le siège de Tunis, et fait une paix honorable aveo les Sarrasins. La France doit aux croisades la création de sa marine sous Philippe Auguste et saint Louis ; l'Europe, son commerce et ses premiers pas vers la civilisation. Les Vêpres Siciliennes, 1282 ; les Français sont chassés de la Sicile, et les descen* dants de Charles d* Anjou réduits au royaume de Naples. Philippe IIÏ entreprend la guerre dite d'Aragon, contre don Pèdre ou Pierre III, pouras* Burer la couronne d'Aragon à son propre fils; il abandonne rentreprise, et meurt à Perpignan. C'est sous le règne de ce prince qu'on voit les premières lettres d'anoblissement. Le oomté de Toulouse est réuni à la France.
Philippe IV, dit le Bel, 45» roi.— 1285 à 1314.
Fils de Philippe III. Guerre contre les Flamands, entreprise par leur comte Guy de Dampierro ruiii» venger sa fille morte en prison, où Philippe IV
DE l'histoire Dfi FIlAlfCe. 16
l'avait retenue afin d'empêcher Bon mariage avec le fils d'Edouard I^', roi d'Angleterre; conquête de la Flandre. Seconde guerre contre les Flamands. Pliîlippe est vaincu à Courtray, 1302. H répare cette défaite par la fameuse bataille de Mons-en- Puelle, 1304. Ses démêlés avec Boniface VIII; il trouve le moyen d'enlever ce pape. Le concile de Vienne en Dauphiné abolit, Tan 1310, l'ordre des Templiers, dont la puissance et les richesses étaient peut-être le principal crime aux yeux du roi. Jacques Molay, leur chef, est condamné aux flammes avec un grand nombre de religieux de son ordre.
Louis X, dît le Hutin, 46« roi.— 1314 à 1316.
Fils de Philippe le Bel. Il fait étrangler Mar^ guérite de Bourgogne, sa femme, pour épouser Clémence de Hongrie. Enguerrand de Marigny, surintendant des finances, subit, à l'instigation de Charles de Valois, oncle du roi, une injuste condamnation, et est pendu au gibet de Montfaucon. L'assemblée de la noblesse et du peuple, la vénalité des charges et rafiranchissement des serfs, sont parmi les imi)ortantes innovations de ce règne. L'armée française est défaite au siège de Courtray. Naissance de Jean dit Posthume.
Philippe V, dit le Long, 47« roi.— 1316 à 1322.
Jean Posthume, fils de Louis X, étant mort, et I» loi salique excluant du tr6ne Jeanne, fille du roi, ce fut Philippe V, dit le Long, frère de Louis X, qui hérita de la couronne. H calme par ses bienfait<i les mécontents qui voulaient s'opposer à son avéne« ment, et prend le titre de roi de France et de Norarrc. Les Juife sont bannis du royaumt oomm»
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empofBonnenrs ded puits et des fontaines pnbliqueBk Ami des savants, il leur accorda des distinctions honorables.
Charles IV, dit le Bel, 488 roi.— 1322 à 1328.
Troisième fils de Philippe le Bel. H punit sévèrement les rapines des financiers. Confiscation de la Guyenne sur les Anglais. Edouard II, roi d'Angleterre, fait rendre hommage à la France do duché de Guyenne, pour se réconcilier avec Charles le Bel. Charles IV est le dernier roi de la branche directe des Capétiens.