‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 77 sur 87 · BOUS LES ROIS DE LÀ PREMIÈRE RACE · texte numérisé non relu

BOUS LES ROIS DE LÀ PREMIÈRE RACE

On élevait sur un bouclier le nouveau roi, et on le promenait trois fois autour du camp, aux acclamations de la multitude. H y avait, sous les rois de la première race, deux espèces d'assemblées, celles du Champ de mars ou de mai, et les Cours plénières; mais le roi modifiait à son gré les usages sans recueillir les voixw Sous les rois des deux premières faoesi et môme wus les Capétiensi chacun était jugé

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selon les Ims de son état et par des hommes de sa profession; c'est ce qu'on appelait être jugé par ses pairs ou égaux. A défaut de preuves suffisantes, on avait recours an duel judiciaire, que la superstition faisait a,^]pG\eT Jugement de Dieu, Dans le principe, les Francs parlaient la langue germanique; lorsqu'ils s'établirent dans les Gaules, le latin mêlé de franc devint la langue vulgaire. Quoique les premiers temps de la monarchie offrent peu de découvertes, on voit cependant, vers ce temps, les vitrages employés pour les églises; la fonte des cloches remonte au VI« siècle, et dès lors les églises furent surmontées de tours ; les orgues parurent en France sous Pepîn le Bref en 757. C'est encore du temps de Pépin qiie Ton compta pour la première fois les dates d'après les années de l'ère chrétiennQ.

BOIS DE LA BEGOKBE BACS, DUE DES CABLOVINeiEirS.

De 752 à 887.

Pépin le Bref, 22e roi. — 752 à 768.

Fils de Charles Martel. H se fait sacrer à Boissons. Guerres contre les Sarrasins, et en Italie. La puissance temporelle des papes établie. Il s'empare de l'Aquitaine en 768, et partage ses états entra ses deux fils.

Charlemagne, 23® roi. — 768 à 814.

Fils de Pépin le Bref. H prend Didier, roî des

Lombards, dans Pavie, et se fait couronner roî de

^ ^mbardie, 774. Guerre contre les Saxons, la plus

ue de celles que fit Charlemagne. Witikind,

DB li^HISTOIBB Z)® FRASCB. ?

leur clief^ reçoit le baptême. Gharlemagne passe en Espagne et apaise les divisions intestines des Sarrasins. Mort du fameux Boland. Charlemagne couronné empereur en 800. Ses succès en Corse, et contre les Vénitiens, 806. Il se distingue comme législateur y par ses capitulaires ; comme politique, en admettant le tiers état dans les Assemblées nationales; et comme ami des sciences et des lettres, en établissant, avec V aide du savant Alcuin, des écoles publiques. L'empire d'Occident, fondé par Charlemagne, comprenait toute la Gaule et une partie de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne.

Louis I, dit le DisoNNAiBE, 24® roi. — 814 à 840.

Fils de Charlemagne. H prend le titre à^empe* reur. H permet aux Saxons, transportés en France par ordre de Charlemagne, de retourner dans leur patrie. Il associe Loîbaire, l'aîné de ses fils, à l'empire, et donne l'Aquitaine et la Bavière aux deux autres. Il fait crever les yeux à son neveu Bernard, roi d' Italie. Ses deux fils Pépin et Lothaire se liguent contre lui. Judith, leur belle-mère, qui avait excité leur révolte par ses prétentions pour son propre fils, est reléguée dans un couvent. L'ingrat Lothaire se saisit de l'autorité, et ne laisse à son

S ère que le nom d'empereur. Louis cède la villa e Bome au pape, mais en retient la souveraineté.

Charles le Chauve, 25" roi. — 840 à 877.

Fils de Louis le Débonnaire. Lothaire dispute le trône à son frère ; bataille de Fontenay, 841. Bayages des Normands, à qui Charles oppose plus souvent l'or que le fer. Il établit la féodalité et consacre l'hérédité de la noblesse. H meurt empoisonné par son médecin^ 877.

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Louis II, dît le BèouE, 26* roî.— 877 à 879.

Fils de Charles le Chauve. Il démembre ses états et augmente le pouvoir des vassaux. C'est de son rè^e que date la décadence de la race des Carlovingiens.

Louis III, et Carloman, 27® roî. — 879 à 884,

Fils de Louis le Bègue et de sa premièro femma Louis III gouverne la France et la Neustrie ; Carloman, la Bourgogne et TAquitaine. Guerre contre Boson, roi d'Arles et de Provence, qui refusait de reconnaître la suzeraineté de la France. Louis III se fait craindre des Normands. Après sa mort en 882, Carloman leur donne de l'argent pour les engager à se retirer.

Charles Iï, dit le Gros, 28« roî.— 884 à 888.

Fils de Louis, roi de Bavière. H prend le titre d'empereur. Les Normands étant venus assiéger Paris, il achète la paix à prix d'argent. H est déposé de la dignité impériale. Arnould est élu à sa place par les Allemands. Charles le Gros meurt de chagrin dans un village de la Souabe.

Eudes, 29« roi.— 888 à 898.

Fils de Kobert le Fort, comte de Paris ; il est choisi comme le plus digne au préjudice de Charles le Simple. Il repousse les Normands. Vainqueur de Charles le Simple, il lui cède les pays situés entre la Seine et la Meuse.

Charles le Simple, 30* roi.— 898 à 923. Fils de Louis le Bègue. Il devient seul possesseur de la couronne. Il accorde en fief la Neustrie, elée depuis NormanHie, aux Normands, et donne en mariage à KoUon leur chef. 11 perd la

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Lorraine, dont Henri TOîseleur s'empare impunément. Il est méprisé des Français et meurt à Féronne en 929, après une captivité de six ans.

Raoul, 31® roi.— 923 à 936.

Gendre de Robert, comte de Paris. H lutte contre Tambîtion des grands vassaux, et fait la guerre aux Hongrois, dont il achète le départ à prix d'argent.

Louis IV, dit d'Outre-mer, 32® roi. — ^936 à 954.

Fils de Charles le Simple. Guerre contre Tem* pereur Othon, à qui il essaie inutilement de le* prendre la Lorraine. Dans une expédition malheu* reuse contre les Normands, secondés par Hugues le Grand, comte de Paris, il est fait prisonnier. Il meurt des suites d'une chute de cheval.

LoTHAiRE, 33«roi.— 954 à 986.

Fils de Louis d' Outre-mer. Il enlève la Lorraine à Othon II| mais est obligé de restituer sa conquête en 980. Hugues le Grand gouverne pen* dant deux ans sous Lothaire, et laisse, en mourant, son autorité à son fils Hugues Capet en 965. Lo^ ihaire meurt, à ce qu^on croit, empoisonné pal Emma, sa femme.

Louis V, dit LE Fainéant, 34« roi.— 986 A 987.

Les causes . particulières de la décadence des Garlovingiens furent: la puissance excessive des seigneurs, et la faiblesse de Louis le Débonnaire et de ses successeurs, la division de l'empire en plusieurs royâumeSi et les ravages des Normands*

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