‹ L'histoire de France, racontée à la jeunesse. Éd. stéréotype, augmentée d'une table analytiqueChapitre 86 sur 87 · SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

SEPTEMBRE

Le général Trochu et M. Jules Favre étaient à, la tête du nouveau gouvernement, nommé gouvernement de la défense nationale. Le 19 septembre Paris fut investi par les Pnissiens. Attaques par le parti de l'anarchie contre le gouvernement établi à Paris à la journée du 31 Octobre. Capitulation de Metz le 27 Octobre; trois maréchaux, 6000 officiers et 173,000 soldats y furent fait prisonniers. M. Gambetta, sorti de Paris en ballon, fut chargé par le gouvernement d'organiser la résistance en province. Sorties de Paris. Batailles de Villiers

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OU de Champigny, le 2 décembre, et de Buzenval on de Montretout, le 19 janvier, 1871» On envoya contre les Prussiens T armée de la Loire, sous le général de Paladine, qui battit V ennemi à Coulmiers, le 9 novembre, mais fut elle-même battue à Loigny, le 2 décembre, et après, sous le général Chanzy, à Vendôme, le 15 décembre, et au Mans, le 11 janvier, 1871. L'armée du Nord, sous le général Faidherbe, gagna, le 3 janvier, la bataille de Bapaume, mais perdit celle de Saint Quentin le 29 janvier, 1871. L'armée de TEst sous le général Bourbaki, fut vaincue à Hericourt et obligée de se réfiigier en Suisse. Paris capitula le 28 janvier, 1871, après un blocus de cent trente deux jours. M. Jules Favre signa un armistice avec M. de Bismarck à Versailles. Election d'une assemblée nationale pour décider de la paix. Elle se réunit à Bordeaux, le 12 février, 1871, prononça la déchéance de l'empire, et nomma M. Thiers chef du pouvoir exécutif de la république française. Préliminaires du traité de paix signé le 26 février et ratifiés par l'assemblée. La France cède à la Prusse les départements du Haut et du Bas- Rhin, presque tout le département de la Moselle, et la moitié du département de la Meurthe. En outre elle devait payer à la Prusse une indemnité de guerre de cinq milliards de francs. Nouvelle révolution à Paris le 18 mars. Etablissement de la Commune. Le gouvernement et l'assemblée se retirent à Versailles. La terreur rétablie à Paris, et de nombreux assassinats commis. Rassemblement d'une armée de 100,000 hommes sous Mac-Mnhon, pour réprimer cette insurrection. Attaque des communeux contre Versailles le 2 avril.

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Leur défaîte. Paris assiégé. L' armée y entre^ le 21 mai 1871, après six semaines de comlraits, et une lutte de sept jours. Les insurgés mettent le feu à la ville et brûlent les plus beaux monuments. M. Thiers nommé président de la république française par l'assemblée, le 31 août, 1871. Après la capitulation de Sedan Fempereur se retire d'abord à Wilhelmsb6he, tout près de Gassel, et de là il cherche asile en Angleterre. H y choisit sa résidence à Chislehurst, dans le comté de Kent, ou il meurt des suites d'une opération chirurgicale, le 9 janvier, 1873.

En avril de la même année, sur une proposition du duc de BrogUey chef à l'assemblée nationale du parti anti-républicain, concernant l'organisation des pouvoirs publics et qui réunit une majorité de quatorze voix, M. Thiers donne sa démission laquelle est acceptée. Le parti conservateur invite le Maréchal de MaC'Mahon à le remplacer. Celui-ci accepte momentanément ; mais sur ces entrefaites, le comte de Chambord ayant refusé la couronne, que lui ofirent les monarchistes à la condition de conserver le drapeau tricolore, le Maréchal se trouve définitivement installé comme Président du Pouvoir Exécutif pour une période de sept ans. Le Maréchal Bazaine^ convaincu devant un conseil de guerre, d'avoir, à l'occasion de la capitulation de Metz, forfait à l'honneur et manqué à ses devoirs militaires, est condamné à la dégradation et à la peine de mort. En considération de ses longs services antérieurs, la peine se trouve commuée en celle de vingt années de détention. Envoyé à la forteresse de Sainte- Marguerite, il s'en échappe l'année suivante, grâce

a complicité de quelques uns de ses gardiens.

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Presqne en même temps, M. Rochefort réussit à s'évader de la Nouvelle-Calédonie.

La même année, 1874, succombent l'éminent historien Michelet et le célèbre homme d'état François Onizot, qui, bien qu'austère protestant, s'était toujours montré le soutien de la puissance temporelle du Pape et l'adversaire déclaré de l'unité italienne.

En avril 1875, plusieurs journaux de Berlin, entr' autres le Post, accusant la France de songer à provoquer une guerre avec l'Allemagne, produisent une grande sensation dans la presse européenne. Le gouvernement anglais et celui de Russie parviennent à calmer les appréhensions réelles ou affectées du parti militaire allemand. Vers la fin de Tannée, la Constitution définitive de la République est votée. D'après cette Constitution, le chef de l'Etat, revêtu d'un caractère impersonnel, est rééligible, après son septennat, pour une autre période de sept ans. Les membres de la chambre des Députés sont élus pour quatre ans et ceux du Sénat, en vertu de divers arrangements, pour neuf années. L'Assemblée Nationale met enfin un terme à sa propre existence, en se séparant le 31 Décembre 1875, après avoir décrété que les nouvelles Chambres se réuniront le 7 mars 1876.

En février 1876 les élections donnent une grande majorité au parti républicain dans la chambre des Députés, et une très faible au parti opposé dans le Sénat. En conséquence un ministère libéral se forme sous la présidence de M. Dufaure. Le 6 mai, le consul de France M. Moulin à Salonique est assassiné par la populace turque, en même temps

2ue le consul allemand, M. AbbotL Le 8 juin, me 6 W^ Oeorge Sand — Le 1 Septembre, mor

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M TASLB ANALYTIQUE

grand compositeur FéUcien DamcL An commencement de Novembre, le Ministre des affaires Étrangères, le Dac Decazesj déclare, avec l'approbation des denx chambres, qne la France conservera nne stricte neutralité an sujet du conflit turco-russe. La fin de l'année se signale par un mouvement accentué dans le sens républicain et l'arrivée à la présidence du conseil des Ministres, de M. Jules Smon^ l'un des exmembres dn Gouvernement de la Défense Nationale. Au mois de mai de Tannée suivante (1877), ce dernier se trouve un beau matin brutalement destitué par le Maréchal Mac-'Mahon qui juge que le minîstôre libéral l'entraîne plus loin qu'il ne voudrait, et remplacé par un ministère réactionnaire sou^ la présidence du duc de Broglte, Le duc, après avoir coup sur coup éprouvé de nombreux échecs à la chambre des Députés, détermine le Maréchal à en prononcer, avec l'assentiment du Sénat, la dissolation. Une vigoureuse campagne électorale s'organise immédiatement dans toute la France, sous l'impulsion de M, OamhettOy appuyé du directeur du Journal la France^ M. Emile de Oirardin, Le but de cette levée de boucliers est de réélire et de renvoyer à la chambre les 363 membres de la majorité républicaine que le ministère de Broglie espérait avoir congédiés à tout jamais. Ce but se trouve atteint en dépit des entraves nombreuses qu'y apporte l'administration officielle, ainsi que la magistrature, laquelle, en l'espace de dix mois, prononce 3,600 condamnations en matière de presse. Les 363 sont réélus et c'est à cette occasion que M. Gambetta prononce son célèbre discours de Lille. Dans ce discours, il répondait à ceux qui manifestaient des craintes sur ce que ferait le Ma- ^'-'hal Président en cas d'échec électoral| et finissait

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