IL DÉLIVRE VERNEUIL ASSIÉGÉ. [H
Le Roux, de là il se rendit, cette môme nuit, à Laigle*. Le lendemain il alla à TubœuP, et, au mépris du roi de France, il fit entrer dans VerneuiF des chevaliers, des sergents et des arbalétriers, qui le défendirent vaillamment. Jusqu'à ce moment Verneuil avait été défendu par sire Guillaume de Mortemer^ qui s'y était bravement comporté, étant nuit et jour aux créneaux, d'où il faisait tirer des carreaux enflammés sur ïœt du roi de France. Sire Pierre de la Rivière sortait souvent du château, et, monté sur un cheval de Lombardie, allait à Tubœuf auprès du roi et savait rentrer au château sans se laisser prendre [^0490].
Le roi, qui était fort habile, fit tant qu'il ferma les passages par où les vivres arrivaient au roi de France, et par suite celui-ci dut lever le siège*. 11 n'était pas encore bien loin que le roi Richard entra dans Verneuil lance baissée. Jamais on ne vit joie comparable à celle que firent les défenseurs du château
1. Orne, arr. de Mortagne, à une vingtaine de kilomètres au sud de Chambrais.
2. Canton de Laigie, sur la route qni mène à Verneuil. — Ces mouvements de Richard ne sont point mentionnés ailleurs.