L'ÉVÉQUE DE WINCHESTER ENTRE DANS LE CHATEAU
Ira une entrée par laquelle on pourrait passer sans opposition ^ Jean se mit au retour, et, en son chemin, des Français qui étaient aux aguets lui coururent sus. Il ne s^effraya pas et les aborda avec tant de hardiesse qu'ils s'enfuirent. Les ayant ainsi repoussés, il vint retrouver son oncle et lui conta ce qu'il avait feit [46457].
L^évêque de Winchester alla en reconnaissance avec une troupe d'arbalétriers. Il leur dit de l'attendre et pénétra dans le château avec un seul sergent. A l'entrée, il rencontra sire Geffrei de Sériant. Il vit les murs et les maisons abattus par les pierrières. On l'engagea à se mettre à l'abri, à cause des mangonneaux et des pierrières qui brisaient tout aux alentours, et il entra dans la tour où il trouva la bonne dame à qui appartenait le château et qui le défendait de son mieux*. La dame se réjouit fort de la venue de l'évêque qui la réconforta par les nouvelles qu'il lui donna. L'évêque ne s'y arrêta pas longtemps : il sortit à pied, par une poterne, dans la ville, et, comme il l'examinait, il vit une vieille porte qui avait fait communiquer le château et la ville, mais qu'on avait murée anciennement. Il la fît abattre pour faire une entrée à l'ost^. L'évêque rejoignit les