ET VA RECONNAITRE LA VILLE
siens, qui vinrent au-devant de lui en chantant comme si déjà ils avaient la victoire. L'évêque leur dit en riant quMl fallait lui réserver la maison de l'évêque, puis qu'il y avait préparé l'en-
rendre compte des difficultés que présente ce passage, se former une idée nette de ce qu'était Lincoln au moyen âge. La ville se composait de deux parties encore maintenant suffisamment distinctes : la ville haute, correspondant à l'antique Lindum des Romains, et la ville basse, qui s'étendait jusqu'à la rivière (le Witham) et jusqu'au Foss Dyke. Actuellement, la ville s'étend au sud bien au delà de celte limite et englobe Saint-Mary-le-Wigford dont il sera question plus loin. La ville haute a la forme d'un carré; on a retrouvé en maint endroit la trace des murs romains qui l'entouraient. L'angle sud-ouest de ce carré est occupé par le château bâti par Guillaume le Conquérant et dont la superficie intérieure est d'environ 32,000 mètres carrés; l'angle sud-est contient la cathédrale et ses dépendances. Entre le château et la cathédrale, il y a une place, Castle Hill (c'est maintenant un square), et une rue qui se dirige du nord au sud, Bail gâte. La ville haute, moins le château, s'appelait autrefois le Bail. Pour la topographie de l'ancien Lincoln, on peut consulter un recueil de mémoires publiés sous le titre de Memoirs illustraiive of the history and antiguities of the county and city of Lincoln^ communicated to the annual meeting of the Archxological Institute of Great Britain and Ireland held at Lincoln, july 1848 (London, 1850, in-S") ; voir surtout p. 3 (mémoire sur l'ancien palais épiscopal) et p. 280 (mémoire sur le château de Lincoln). Il y a dans ce volume un plan de Lincoln et un plan de Lindum Colonia. Maintenant, reprenons le texte. L'auteur nous montre l'évoque de Winchester entrant dans le château (v. 16475), sans doute par la porte de l'ouest, maintenant murée, qui donnait sur la campagne, les Français se tenaient dans la ville basse et dans la partie de la ville haute où était la cathédrale, d'où ils lançaient dans l'enceinte du château des pierres qui détruisaient les maisons construites dans cette enceinte (v. 16481 et suiv.), mais ils n'avaient pas songé à investir la place du côté de l'ouest, par où les Royaux arrivaient. L'évéque entra dans la tour ou donjon où était la châtelaine ; cette tour était au sud-ouest du château ; elle existe encore. Il en sortit bientôt « par
< un postiz > (v. 16500). Ce « postiz, » qui mettait en communication le château avec l'extérieur, n'était certainement pas pratiqué dans le donjon : on en verrait la trace. Ce n'est pas non plus la porte orientale du château qui donne sur Castle Hill et qui n'aurait pas été qualifiée de « postiz. » Celte poterne se trouvait probablement dans une tour, actuellement détruite, qui existait entre le donjon et la porte orientale, au sudest du château {Memoirs, etc., p. 289). Quoi qu'il en soit, une fois entré dans la ville, l'évoque découvre une porte de grande antiquité, « qui les
< murs de la cité joigneit avec cels del chastel » (v. 16500-7). On ne comprend pas bien comment une porte peut joindre deux murs. H ne