‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 318 sur 404 · Dict. ofnal. Ihography, XXXVI · texte numérisé non relu

Dict. ofnal. Ihography, XXXVI

viii INTRODUCTION. -- I.

remportés par Richard F"" dans sa guerre contre Philippe- Auguste, s'exprime ainsi :

4^085 Molt fu la guerre grant et forz Puis rasembié[e] de Gisorz, Mol[t] dura e unquor[€] dure.

Ce dernier vers ne peut avoir été écrit qu'à un moment où la France et l'Angleterre étaient en guerre, c'est-à-dire pendant l'époque qui s'étend de 1224 à la trêve de Saint- Aubin-du-Gormier en 1231. Il semble qu'on puisse tirer la même conclusion des vers suivants :

4342 Mais unquor vesrons lieu et tens,

Si li reis Henri [s] d'Englelere

Poeit en pais aveir sa terre

Que chivaierie e proece 4 34 6 E bonté de cuer et largesse

S'en istreient parmi sa porte :

Si serreit avarice morte.

Pour le dire en passant, ces vers sont bien d'un trouvère de profession, aux yeux de qui la vertu qui l'emportait sur toutes les autres était la largesse. Une allusion, du reste assez vague, à un récent manque de foi des Poitevins envers leurs seigneurs semble se rapporter à un fait de Tannée 1224 ^

Quelques synchronismes plus précis peuvent se tirer du passage où l'auteur nous parle des enfants du Maréchal (v. 14860 et suiv.). Il nous dit (v. 14933-6) que la seconde fille, Isabel, épousa le comte de Gloucester (Gilbert de Glare)^ Celui-ci mourut en 1229 ou 1230, et sa veuve

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