Voir ci-après, p. 43, n
4. Il y a d'autres exemples de ces associations de chevaliers courant ensemble les tournois. C'est ainsi que, dans le Romaji de Flamenca, Guillaume de Ne vers et Archambaut de Bourbon « s'appareillent » ensemble. Voir v. 6999 et suiv. de la nouvelle édition.
5. C'est la seule fois, sauf erreur, que l'auteur se réfère à des documents d'ordre diplomatique.
XLii INTRODUCTION. — III, § 2.
monotones, malgré la peine que se donne le poète pour varier son exposé, confirment en somme ce que nous savons d'ailleurs sur le même sujet, mais ils nous montrent les faits sous un aspect plus vivant, en faisant passer sous nos yeux toute une série de scènes où les mœurs et les sentiments des hauts liommes du temps sont dépeints au naturel. Gomme le Maréchal est toujours placé au premier plan, nous arrivons peu à peu à comprendre comment, parti d'un rang modeste (il n'appartenait pas à une des grandes familles de l'Angleterre, et il n'était que le cadet de sa maison), il a pu arriver peu à peu à une position très élevée. Sa force physique, sa belle prestance furent certainement le premier élément de sa fortune, mais son intelligence et son honnêteté y contribuèrent aussi pour beaucoup. La partie du poème que nous étudions en ce moment fournit à cet égard quelques indices qu'il est bon de relever.
Le jeune roi aimait les tournois, mais il ne semble pas y avoir, personnellement, remporté beaucoup de succès. 11 était fort jeune, étant né en 1155, lorsqu'il commença à se livrer à ces exercices, en 1176, après sa réconciliation avec son père*. Peut-être n'avait-il pas encore la force physique nécessaire pour se défendre contre de robustes chevaliers. Aussi arriva-t-il que, dans ses premières rencontres, il reçut des coups et vit sa troupe mise en déroute (v. 2563 et suiv.). Le Maréchal prit l'habitude de se tenir auprès de son seigneur, et le défendit si bien que les Français trouvèrent dans les Anglais, qu'ils avaient jusqu'alors méprisés, de redoutables adversaires (v. 2607 et suiv.). Usant d'une tactique qu'il avait vue réussir au comte Philippe de Flandre, il conseilla au jeune roi d'attendre, pour charger, que les