Voir p. 160, n
Lxxii INTRODUCTION. — III, § 5.
paix, de concert avec le grand juge, Geoffroi Fils Pierre, et les autres barons du royaume*. Ces deux assertions, en apparence contradictoires, ne sont, cependant, pas inconciliables. Il faut seulement les rapporter à deux moments successifs et tenir compte de certaines lacunes dans l'information de chacun des auteurs. Il est certain que le Maréchal resta en Normandie jusque vers la fin de mai. Roger n*a donc pas été tout à fait exact en disant que Jean Tavait envoyé en Angleterre aussitôt (staiim) après la mort de Richard. Le 21 mai, le Maréchal était à Dieppe*, se préparant à partir pour l'Angleterre, où il devait assister, le 27 mai, jour de l' Ascension, au couronnement de Jean^. Il repartit bientôt après pour le continent. Le 20 juin, nous le retrouvons, avec le roi, à Shoreham^ prêt à s'embarquer. Le 29 juin, il est à la Roche-d'Orival, et, le 1" juillet, à Rouen, toujours avec le roi. Le poète a ignoré ce court voyage du Maréchal en Angleterre; il ne parle, du reste, que très sommairement du couronnement auquel il n'avait pas assisté (v. 11945). On peut donc admettre que Jean d'Erlée est parti le premier, comme le dit le poète, et que le Maréchal est parti plus tard, comme le dit Roger de Howden.
Pendant quelques années, — jusqu'en 1204 ou 1205, — le Maréchal paraît avoir été en grande faveur auprès du nouveau roi. Le jour de son couronnement, Jean lui octroya le titre de comte de StriguiP. Peu de temps après, il le