‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 381 sur 404 · Voir p. 229, note · texte numérisé non relu

Voir p. 229, note

4. Voir V. 16997-16999 où il est dit qu'en cette journée il fut « maître de conseiller nos gens ». C'est lui qui va reconnaître la ville avant l'attaque (v. 16467 et suiv.); c'est lui encore qui retient le Maréchal, qui, du reste, ne l'écoute guère, trop pressé de charger (v. 16581 et suiv.).

LE MARÉCHAL FAIT LA PAIX AVEC LOUIS. xcxiii

navale de Sandwich, qui ruina définitivement les espérances de Louis et le contraignit à conclure la paix. Il eût voulu, nous dit le poète (v. 17200, 17297), monter sur un navire et se battre dans des conditions nouvelles pour lui, mais on lui remontra qu'il était tout l'espoir de l'Angleterre au cas où la tentative de débarquement des Français viendrait à réussir, et il y renonça. Ce fut, paraît-il, le grand juge Hubert du Bourg qui prit la direction du combat ^ Toutefois, si le régent ne fut point au nombre des combattants, il faut lui reconnaître le mérite d'avoir préparé le succès. C'est lui qui, par son intervention personnelle, parvint à décider les marins des Cinq-Ports à prêter leur concours à la cause royale, malgré leurs griefs contre le roi Jean, qui, disaientils, les avaient réduits au servage (v. 17232).

Louis, lorsqu'il apprit la perte de la flotte qui lui apportait du secours en hommes et en argent, se résigna à traiter. Il trouva chez le régent des dispositions favorables. Le vieux Maréchal comprenait que, si Louis devait renoncer à l'espoir de soumettre l'Angleterre, il était cependant encore en état d'offrir une résistance prolongée qui eût ruiné le pays. Il résista aux conseils de ceux qui, enflammés par la victoire, voulaient marcher sur Londres. Il préféra obtenir, au prix d'une lourde indemnité ^ le prompt départ de Louis. La paix fut conclue le 11 septembre, et, à la fin du même mois, le fils du roi de France se rembarquait.

Nous sommes renseignés, par divers actes, sur les expédients que le régent employa pour assurer le paiement de l'indemnité^. Mais, ce qui ne doit pas être passé sous silence, bien qu'on ne paraisse pas y avoir fait attention jusqu'ici,

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