Maintenon, ch.-l. de cant. de l'arr. de Chartres
3. Nogent-le-Roi, ch.-i. de cant. de l'arr. de Dreux, à 8 kil. au nordouest de Maintenon.
4. Ce comte de Boulogne devait être l'un des trois premiers maris qu'eut successivement Ida comtesse de Boulogne, et dont aucun ne vécut longtemps, puisque le troisième mourut en 1180 {Arl de ver. les dates, il, 765), el qu'elle en épousa un quatrième, Renaut de Damraarlin, en UDl; voir plus loin la note du v. 8617.
46 RKNAUT DR NKVERS FAIT PRISONNIER. [H80(?)
de Clermont* [3695]. Les jeunes commencèrent la lutte dès la veille du tournoi. Les hauts barons ne parurent pas à ces vêpres, mais y envoyèrent de leurs hommes. Il arriva que sire Renaut de Nevers^ prit deux des compagnons du roi [372<]. On pria le roi de les réclamer. Celui-ci y consentit, non sans hésitation, car il avait refusé d'admettre Renaut de Nevers au nombre de ses chevaliers, et à son tour il craignait un refus. En effet, Renaut lui fit répondre qu'il continuerait à prendre sur lui tout ce qu'il pourrait, et qu'il l'engageait à agir de même à son égard. Le jeune roi fut irrité et pria ses chevaliers de faire tous leurs efforts pour prendre Renaut de Nevers. Plusieurs aussitôt jurèrent que le lendemain Renaut serait pris, o Et vous, Maré- « chai, » demanda le roi, « qu'en dites-vous? — Sire, » reprit le Maréchal, qui n'était pas vantard, « puisqu'il a dit qu'il « prendrait sur nous tout ce qu'il pourrait, je m'estimerai « heureux si je puis sauver de lui mon cheval et mon harnais » [3776].
Le tournoi eut lieu le lendemain. Le comte de Glermont fut abattu, et ce fut à grand'peine qu'on parvint à le tirer de la presse. Le Maréchal chercha dans la foule jusqu'à ce qu'il eût trouvé Renaut de Nevers : il le saisit, et, le tirant avec force, il le fit passer par-dessus le col de son cheval et, bon gré mal gré, remporta jusqu'au roi. « Sire, » dit-il, « voici messire Renaut « que je vous donne. — Votre merci, » dit le roi; « maintenant a je ne suis plus inquiet d'avoir mes hommes et encore du sien. « Vous m'avez servi cette fois et mainte autre à mon gré I » [3843].
Notre histoire me conduit à parler d'un tournoi qui eut lieu entre Anet et SoreP, et que je ne devrais pas oublier, car je le vis, et il m'en souvient bien. Je crois qu'il n'y eut onques plus grand. Du Poitou jusqu'au Pays d'aval ^ il n'y eut chevalier désireux d'accroître son prix qui n'y vint. Toutefois le jeune roi n'y alla pas, mais sa mesnie s'y rendit avec le Maréchal.