‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 86 sur 404 · IL EST RAPPELÉ AUPRÈS DU JEUNE ROL · texte numérisé non relu

IL EST RAPPELÉ AUPRÈS DU JEUNE ROL

comte Robert^ du comte Thibaut^. Le roi d'Angleterre accorda volontiers ce qu'on lui demandait et envoya au Maréchal des lettres pour l'autoriser à se rendre auprès de son seigneur. J'ai même entendu dire quil avait permis au Maréchal de lui faire la guerre, l'assurant de ne pas lui en savoir mauvais gré [6664]. Les gens du jeune roi se rendirent de toutes parts auprès de lui. Le Maréchal, Baudouin de Béthune et Hue de Hamelincourt^, tous trois compagnons, se donnèrent rendez-vous à Montmirail en Brie, un mercredi [6676]. Gomme le Maréchal se dirigeait de ce côté, il lui prit envie de dormir. Il se coucha sur le bord de la route, tandis que son écuyer, Eustache de Bertrimont '% resté seul avec lui, abattait les freins des chevaux et les laissait paître. Gomme le Maréchal dormait, vinrent à passer sur la route un homme et une femme, tous deux de belle figure et montés sur de grands palefrois bien ambiants. Ils avaient beaucoup de bagage troussé sur leurs palefrois et allaient grand train. Au moment où ils passaient près du Maréchal, la femme dit à voix basse : « Ah Dieu! que je suis lasse! » Le Maréchal se réveilla et demanda ce que c'était : « Sire, » répondit Eustache, « c'est « un homme et une femme qui vont grande allure. Ils ont un « riche équipage. — Mets le frein, car je veux savoir d'où ils a viennent, où ils vont et qui ils sont. » Il monta aussitôt, mais, dans sa précipitation, il oublia de prendre son épée. Ayant atteint les voyageurs, il prit l'homme par la manche de sa chape et lui demanda qui il était. « Sire, » répondit l'autre,

cardinal depuis 1179, raort en 1202. 11 était frère de Thibaud, comte de Biois, qui va être nommé, et d'Adèle de Champagne, mère de Philippe- Auguste, par conséquent oncle de ce dernier. Il fut chargé à deux reprises du gouvernement des états du roi, d'abord en 1185, avec son frère Thibaut de Blois, puis, avec sa mère la reine Adèle, pendant la croisade (1190-91).

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