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2. Je ne connais pas mestarde; faut-il corriger mesgarde ? Ce mot ne se trouve pas, selon Littré, avant le XVI e siècle.
3. Will. de Braiose; c'est Briouze-Saint-Gervais, Orne, canton d'Argentan; voy. une note de M. Delisle, Chron. de Robert de Torigni. I, 138. Les démêlés de ce personnage avec le roi Jean et la guerre qui en mt la suite eurent lieu en 1209 et 1210 ; voir Mathieu de Paris, Chron. maj. t éd. Luard, IV, 530, etYHist. des ducs de Normandie publiée pour la Société de l'histoire de France ( 1 840) par Fr. Michel, pp. 111-2; cf. Dugdale, Baronage of England, I, 415-8. Son petit-fils, également nommé Guillaume, épousa Eve, la quatrième des filles de Guillaume le Maréchal; voir Dugdale, I, 419 et 602, et le poème, vv. 1494 1-6.
141 52 Ce fu grans deus e granz pecchez, Mes ne sai par quele enchaison :
Si ne sereit mie reison, Se gel saveie , quel deïsse.
Il est visible que notre poète savait, comme on disait au moyen âge, « esgarder sens et mesure ». C'était un poète de cour, et pour préciser davantage, un peu trop peut-être, un héraut.
La part que les hérauts d'armes ont prise à la littérature, tant en France qu'en Angleterre, n'a pas été jusqu'à présent justement mesurée. On peut même dire que tout ce qui a été écrit sur les hérauts en général est insuffisant. Les deux articles qui leur sont consacrés dans le glossaire de Du Cange (heraldus et hiraudus) ne contiennent que des textes du xiv e siècle et surtout du xv* l . On peut en dire autant de la dissertation de Fauchet, intitulée a des Heraux 2 ». Enfin, bien que le mot se rencontre fréquemment sous sa forme ancienne, hiraut 3, dans les écrits du xm e siècle, le plus ancien exemple cité par Littré n'est que de la fin du xiv e siècle. Le héraut, quelle que soit d'ailleurs l'étymologie de ce mot 4, est celui qui appelle, qui proclame. Sa fonction originaire est d'annoncer les tournois s, et, pendant la durée du tournoi, de proclamer les noms des combattants 6 . Dans les pays où l'usage des tournois ne s'est pas établi, par exemple dans le midi de la France, il n'y a pas de hérauts. A mesure que les tournois, d'abord pure et simple image de la guerre, se modifient, se conforment à des règles qui ont pour but de diminuer les dangers et les inconvénients de tout genre de ces violents exercices, le héraut devient une sorte de maître des cérémonies. Il a un costume particulier 7. Il se distingue nettement du jongleur ou du ménestrel, qui joue de divers instruments, fait des tours et montre des animaux savants, ou récite des poésies qu'il a parfois composées 8 . Mais bientôt
i . Il y a, sous hiraudus, un texte tiré de la traduction en vers des Vies des Pères (com. du XIII e s.), mais c'est un texte tout à fait insignifiant.
2. Œuvres, Paris, 1610, ff. 5 m v°-5i9. C'est le troisième chapitre des Origines des chevaliers , armoiries et fier aux.