‹ L'histoire de l'art dans l'enseignement secondaireChapitre 10 sur 26 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Le professeur exposera, sous la forme la plus simple et la plus accessible, les considérations g"énérales ; il s'abstiendra autant que possible des termes techniques. Il rattachera les explications à l'étude d'un monument pris comme type.

D'ailleurs les idées qui font rentrer l'art dans le milieu historique où il s'est produit auront été en partie abordées dans l'histoire de la civilisation. Il y aura donc g-rand profit pour les cours d'histoire, de lettres et de beaux^arts à ce que les professeurs, quand ils seront différents, s'entendent entre eux.

Quand le maître étudiera les parties du prog-ramme

qui touchent à l'art proprement dit, il évitera à tout prix la nomenclature.

Il n'étudiera pas et n'énumèrera pas tous les temples g"recs, mais un temple grec, tel que le Parthénon, toutes les ég^lises g-othiques, mais une ég-lise, telle que Notre-Dame ou Amiens ou Reims ; tous les châteaux delà Renaissance, mais Chambord, ou ie Louvre, ou Fontainebleau, tous les primitifs italiens, mais Giotto, Donatello, Brunellesco. En un mot il s'attachera, dans chaque période, aux œuvres qui réunissent avec le plus de force et de simplicité les caractères de la beauté artistique.

Cette préoccupation devra dominer tout son enseignement ; à côté de la nécessité d'expliquer comment l'art est l'expression des idées, des sentiments, des croyances d'une société, il ne faut jamais renoncer à pénétrer les esprits de l'impression du Beau.

On n'institue pas ici l'histoire de l'art pour en faire connaître toutes les manifestations possibles, mais pour en faire comprendre et apprécier les chefs-d'œuvre.

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