‹ L'histoire de l'art dans l'enseignement secondaireChapitre 24 sur 26 · i3. Le théâtre g^rec · texte numérisé non relu

i3. Le théâtre g^rec

14. Plan de la ville d'Athènes, feuille double. i5. Plan de l'ancienne Rome.

Seconde série (en préparation)

Le costume et le mobilier.

Comme on le voit par l'étude de cette liste, quelques-uns seulement de ces tableaux pourraient être utilisés pour l'enseig-nement de l'histoire de l'art . C'est au contraire en vue même de cet enseig-nement qu'a été entreprise une g-ran de collection qu'annonce la librairie Seemann, de Leipzig-, et qui doit comprendre environ 5oo phototjpies in-f*^, dont le prix total ne dépassera pas 5o marcs (62 fr. 5o). Le titre est : Kunstgeschichte in Bildern, systematische Darstellung der Eiitwickeliing der bildenden Kiinst von Klassischen Altertum bis zum Ende des j8. lahrhunderts in filnf Teilen (Histoire de l'art

en images, représentation systématique du développement des arts plastiques depuis l'antiquité classique jusqu'à la fin du xvnie siècle. En cinq parties).

I. Antiquité. 2. Le moyen-âg-e. 3. La Renaissance en Italie. 4- La Renaissance hors de Tltalie. 5. L'art des xvn^ et xvni^ siècles. Une seule partie est terminée et mise en vente ; la Renaissance en Italie. D'après les planches que j'ai sous les yeux, les Noces de Cana du Louvre et la Statue de Colléone à Venise, les phototypies ont été exécutées avec soin, d'après de bons clichés. Suivant l'importance des œuvres, chaque feuille doit contenir un, deux ou plusieurs sujets.

Le même libraire avait antérieurement mis en vente une autre collection d'un caractère analog-ue, sous ce titre : Seeniann's Wandbilder . Meisterwerke cler bildenden Kunst, Baukunst, Bildnerei, Malerei, in hundert grossen Lichtdrucken (Tableaux muraux de Seemann, chefs-d'œuvre de la plastique. Architecture, Sculpture, Peinture. En 100 grandes phototypies). Le format est de o m. 78 sur o m. 60. L'ensemble de l'ouvrag-e coûte i5omarcs(i87 fr.5o). Il y a un texte, par le D^ Warnecke.

On se préoccupe si fort, en Allemag-ne, de fournir à l'enseig-nement de l'antiquité classique ces tableaux qui la rendront sensibles aux yeux que VInstitut archéologique impérial allemand, un établissement d'état, a tenu lui-même, sans aucune pensée de lucre, à fournir aux maîtres les instruments qu'il croit leur

être indispensables. Il a donc entrepris une collection qui leur est destinée. Trois planches ont déjà paru de ces Schulwandtafeln (planches murales pour les écoles. Elles représentent la stèle d'Héfféso, un des chefs d'œuvre de la sculpture funéraire attique, \e sarcophage dit d'Alexandre, l'un des plus curieux monuments de l'art hellénistique, et la statue d'Auguste trouvée à Prima porta (voir plus hant, p. 22), Nous n'avons pas vu ces planches et nous n'en connaissons l'existence que par le compte-rendu d'une séance de la Société archéologicjue de Berlin, où elles ont été présentées au mois de novembre dernier [Berliner philologische Wochenschrift , 1899, p. 1096) ; nous ig-norons quel en est le format et le prix ; mais, étant donné le soin et le g-oût qui président à toutes les publications de l'Institut archéologique, nous ne doutons pas qu'elles ne soient d'une exécution très satisfaisante.

Nous mentionnerons encore les Bilder zur Geschichte (Imag-es pour l'histoire) qui font partie des riches suites de cartes murales que la librairie Ed. Hoelzel, de Vienne, met à la disposition des maîtres de l'enseignement public. Elle comprend 62 feuilles, dont le format est de 01^75 sur o"^57 et coûte en tout 124 marks. Un texte en français, en hongrois et en allemand accompagne ces planches. Nous ne saurions en donner la liste ; ce ne sont que des vues de monuments, présentés dans leur état actuel oa d'après les restaurations les plus g-énéralement approuvées.

Il y a six planches pour TEg-ypte, trois pour l'Inde, une pour TAssyrie, trois pour la Perse, huit pour la Grèce et neuf pour Rome. Le reste est consacré au moyen-âg-e, à la Renaissance et aux temps modernes. Point de sculptures ni de peintures. Dans l'architecture, point de plans; aucune planche schématique, comme celle qui donnerait soit les différentes dispositions des temples grecs, soit les types principaux des différents ordres classiques.

Ces reproductions des monuments de l'art de tous les temps, moins chères, étant données leurs dimensions, que les photographies du commerce, peuvent sans doute rendre de grands services, dans un cours de l'histoire de l'art ; mais ce qui manque à presque toutes ces collections, c'est ce que donne, dans une certaine mesure, la collection Lutzow et ce qui est indispensable à l'enseignement, tout au moins dès» que le maître veut donner quelques notions des principes et des méthodes de l'architecture. C'est un certain nombre de plans; c'est descoupes d'édifices, peut-être quelques géométraux, en tout cas des perspectives restaurées. Les deux recueils de Seemann ne mettent à la disposition du professeur et de l'élève que les images qu'ils trouveraient chez un marchand de photographies ; toute la différence, c'est qu'elles les leur fournissent à bien meilleur marché. L'avantage est réel ; dès maintenant, l'enseignement de l'histoire de l'art se trouve ainsi placé, en Allemagne, dans des conditions meilleures qu'il ne l'est en France.

On ne saurait pourtant dire que, môme chez nos voisins, une initiative hardie et intelligente l'ait encore doté de l'appareil didactique dont il sent si vivement le besoin. L'atlas mural dont nous voudrions lui assurer la jouissance devra contenir autre chose que des vues pittoresques d'édifices anciens et modernes, que des reproductions des sculptures et des peintures les plus célèbres ; un ordre systématique devra avoir été adopté pour le choix et le g-roupement des planches dont il se composera, et quel- <:{ues-unes de celles-ci devront avoir un caractère tout schématique, qui permette de décomposer l'édifice en ses éléments et de définir ceux-ci avec quelque précision.

Nous souhaiterions fort que quelqu'éditeur français fût tenté par l'ambition de combler cette lacune. C'est en France, croyons-nous, que l'on aurait le plus de chance de trouver des dessinateurs qui, sous la surveillance et la direction d'un historien de l'art, sauraient approprier ces tableaux à leur destination, c'est-à-dire y ménag^er et y graduer l'effet, de manière à n'appeler l'attention du spectateur que sur les parties de l'imag-e qui, pour la démonstration, auraient une réelle importance. Il y faudrait beaucoup d'adresse et de goût. C'est à de vrais artistes que devrait être confiée cette tâche, qui pourrait leur faire grand honneur.

Ce n'est pas en France seulement que cet éditeur trouverait des débouchés, si son œuvre était bien

conçue et bien exécutée. Au moment même où nous mettons sous presse, nous recevons une brochure qui nous prouve que Ton comprend, ailleurs encore qu'en France et en Allemagne, combien il serait utile de faire une place à l'histoire de l'art dans les études de la jeunesse. Notre article dans la Revue des Deux mondes du i5 juillet dernier, dont le présent livre n'est que le développement, a été reproduit, en très g-rande partie, dans une des principales revues des Etats-unis de l'Amérique du nord, IsiPopular science Monthly (n^ de décembre 1899). M. Cari Eaton en a donné une traduction excellente et y a ajouté des remarques judicieuses sur le profit que trouveraient les écoles américaines à initier leurs élèves à l'évolution et aux beautés de l'art.

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