LA FOURCHETTE
L'usage des fourchettes est fort récent : au milieu du xvie siècle on mangeait encore avec les doigts, et l'on se servait au plat commun : les personnes les plus considérables y puisaient les premières ; avant le repas, chacun se lavait les
mains, à table même et ostensiblement, afin de donner à tous les convives l'assurance de sa propreté; à la fin du repas, on se lavait de nouveau.
Les fourchettes apparurent seulement sous le règne de Henri III, avec d'autres raffinements qui tous étaient mal accueillis ; celui-ci fut peut-être provoqué par l'excessive dimension des fraises que portaient le roi et ses mignons. Objets de luxe, ces fourchettes étaient souvent faites de matières précieuses, et se gardaient dans des étuis ; chacun apportait sa trousse. Sous Henri IV, l'emploi de ces ustensiles restait si rare que l'opinion presque unanime persistait à le considérer comme une mode ridicule et qui serait éphémère; la belle Gabrielle et, plus tard, Anne d'Autriche mangeaient encore avec leurs doigts.
Au milieu du xvne, l'Italie, seule en Europe, avait communément adopté les fourchettes ; chez nous, il faut attendre la fin du règne de Louis XIV pour que cet usage s'accrédite ; alors, sur les tables richement servies, elles s'adjoignent à la vaisselle et prennent la forme qu'elles conserveront jusqu'à nos jours.
Les cuillers, indispensables pour les aliments liquides, sont d'un usage beaucoup plus ancien ; tous les convives puisaient ensemble à la soupière commune. Les grandes cuillers, et aussi les grandes fourchettes à l'aide desquelles chacun put garnir son assiette, ne furent inventées que vers 1695 Par un délicat (duc de Montausier). L'usage des assiettes date sensiblement de la même époque.
Devant le même mur, entre deux vitrines : Grand coffre en fer forgé. France, xive siècle.
Dîme seigneuriale en bronze. France, xve siècle. Provient du château de Milfy.
Les Trois Parques. Groupe en albâtre. École de Germain Pilon. Art français, seconde moitié du xvie siècle.
Pentures en fer forgé. Art français, xme et XIVe siècle.
Coffre-fort. France, xvne siècle.
Coifre-fort en fer forgé et ciselé ; décor appliqué de rinceaux, vases de fleurs et animaux, en bas-relief et ronde bosse. Art français, époque de Louis XIV.
En une vitrine murale, à V angle sud-ouest :
Rondache en fer repoussé et ciselé. Art italien, xvie siècle.
Épées à coquille. Art espagnol, français, allemand, xvie siècle.
Rapières, xvne siècle.
Étendard en soie, aux armes de Bourgogne, France, xive ou XVe siècle. Trouvé en 1860 sous un plancher de l'église Notre-Dame de Paris, où, vraisemblablement, il avait été caché pendant la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons.
Devant le mur, côté sud, à droite et à gauche de la baie : Glaive gaulois, épées françaises du Xe au xive siècle.
Badelaire, xine siècle. Trouvé en 1861 dans les substructions du Grand Châtelet. L'endroit où fut découverte cette pièce exceptionnelle, et la castille en émail champlevé qui décore le pommeau, ont incité à croire que c'est là l'épée du bourreau ; une telle hypothèse n'est pas invraisemblable, mais elle n'est nullement démontrée.
Épées à deux mains. Suisse, Allemagne, France, xvie siècle.
Trophées de casques, morions, salades, cuirasses, rondaches, etc., xvie siècle.
Targes en bois, décorées de peintures. Allemagne, xve et xvie siècles.
Lances de tournoi, xvie siècle.
Armures de chevaliers et armures de cheval. France, Italie, Allemagne, xvie siècle.
En deux vitrines murales, à droite et à gauche de la baie :
Collection Edouard de Beaumont, armes du xve et du xvie siècle, parmi lesquelles on remarque :
Deux estocs italiens du xve siècle.
Épée de parement, par Fideli, art italien, fin du XVe s.
Épée de parement. Art bavarois, fin du XVe siècle.
Épée aux armes de Milan, XVe siècle.
Épée de Pescaire, damasquinée d'or. Art italien, premier quart du XVIe siècle.
Épée de tournoi de l'empereur Frédéric III.
Dague à rouelle. Art italien, xive siècle.
Dague vénitienne, fin du xve siècle.
Main gauche à trident (lame ouvrante à ressort). Italie, xvie siècle.
Marteau d'armes du xve et masse d'armes du
XVIe siècle. Art italien.
Petite rondache et targes de duel. Italie, xvie siècle. Épées italiennes, allemandes et françaises duxvie siècle. Dagues italiennes des xvie et xvne siècles. Ceinturons et porte-épée des xvie et xvne siècles.
En une vitrine murale, à l'angle sud-est :
Carreaux et chausse-trappes du xive et xve siècle.
Arbalètes à cranequin et à galet, XVIe siècle.
Arquebuses et pistolets des xvie et xvne siècles.
Armes à feu, batteries d'arquebuses et de fusils à pierre, poires à poudre du xvne siècle.
Fusil revolver à huit coups, du xvne siècle. Ce fusil à rouet, d'époque Louis XIII, présente déjà, comme le revolver moderne, un barillet cylindrique à huit trous, évoluant circulairement sur un axe d'acier.
Devant le mur, côté est, en une vitrine plate :
Collection Cottenot : Pistolets italiens, français, allemands des xvie et xvne siècles.
En une vitrine murale :
Marteaux d'arçon et masses d'armes, France,
XVe siècle.
Rapières, épées d'arçon, xvie siècle.
Epées de main gauche. Espagne, xvie siècle.
Bouclier de parade en bois, XVIe siècle.
Casque et épée de la garde du Doge, Venise, xvne s.
Casques de soldats anglais (époque de Cromwell), xviie siècle.
A droite et à gauche :
Armures suisses, xvne siècle.
Devant le même mur, en une vitrine plate :
Plaque de serrure, verrous et targettes, au chiffre de Diane de Poitiers et de Henri II, provenant du château d'Anet. Art français, milieu du xvie siècle.
Plaque de serrure en fer ciselé, datée de 1573. Art français.
En quatre vitrines cubiques; dans l'une, vers l'angle sud-est :
Coffrets en fer ou garnis de fer, du xive au xvie siècle.