‹ L'histoire de la France expliqueée au Musée de ClunyChapitre 58 sur 92 · LES CHAUFFE-MAINS · texte numérisé non relu

LES CHAUFFE-MAINS

Le chaufie-mains, ou chauffette, était une boule de cuivre ou d'argent, creuse, munie de chaînettes qui la rendaient plus aisément transportable : à l'intérieur, un jeu de cercles concentriques à tourillons contrariés constituait une véritable suspension à la cardan, destinée à empêcher le renversement des charbons ardents ou des billes de fer rougi qui y entretenaient la chaleur. Quand l'usage de la faïence se répandit, des chauffemains d'une autre espèce apparurent, plus commodes, moins coûteux, simples récipients de faïence remplis d'eau chaude, et qui présentaient généralement la forme d'un livre. Les chauffemains servaient surtout aux gens d'église, pendant les longs offices d'hiver : sans doute il faut voir en cette particularité l'étymologie du mot « moine », que portent aujourd'hui nos chaufferettes similaires.

Contre le mur, au fond de la salle, face à la cheminée :

Grand retable en cuivre repoussé, doré et rehaussé d'émaux, représentant la Pentecôte. Art rhénan (?), seconde moitié du XIIe siècle. Provient de Coblence.

Plaque funéraire en cuivre gravé et émaillé. Art flamand, 1535.

Neuf grandes plaques (divinités païennes et figures allégoriques). Émail peint par Pierre Courteys, 1559. On* passé pour provenir du château de Madrid.

Croix processionnelle des grands Carmes de Paris. Art français, XVe siècle.

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