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rhale aiguë palaline a été étudiée surtout par Mac-
- KENZIE, TREIBMANNS, PÉPIN, BIANGHI ; l’amygdalite catarrhale aiguë pharyngée, ou adémoïdite aiguë ou catarrhe naso-pharvhgien aigu a donné lieu à des travaux intéressants de RUAULT, de même que l’amygdalite catarrhale aiguë linguale.
Parmi les angines catarrhales diffuses, l’angine rhumatisnale (FIEDLER, FOWLER, LEEDS, etc), est particulièrement intéressante ; FRANCK déjà avait cru pouvoir créer le type de l’angine rhumatismale sans rhümatisme ; notons aussi l’angine de la grippe, de la scarlatine (FOTHERGILL, HUXHAM), de la rougeole, de la rubéole, des oreillons, de lurticaire; l’angine érysipilateuse est une des formes de l'érysipèle interne (GUINON) qui peut se compliquer d’actions rétro-phagçyngées et d’angine de Lupwic. D’ailleurs, pour CHANTEMESSE et WIDAL, cétte”dernière affection ne serait qu’une érysipèle de la gorge et de la région sus-hyoïdienne.
Les angines vésiculeuses sont idiopathiques ou symptomatiques d'une maladie générale. Les premières constituent le groupe de l’herpès du pharynx ; les deuxièmes s'observent dans la variole, la varicelle ou les aphtes.
Avec LERMOYEZ, il faut distinguer trois variétés d’herpès du pharyox : l’'angine herpétique (GUBLER, TROUSSEAU, LASÈGUE), l’herpès récidivant et le zona bucco-pharygien (OLLIVIER, HERZOG, LANDOUZY, LESMOYEZ).
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… Les angines pseudo-membraneuses, comprennent Jes angines diphtériques et les angines diphtéoïdes.
Nous avons vu que BRETONNEAU, en 1825 environ, proclame, de manière irréfutable, l'unité d'origine des diverses manifestations de la diphtérie, maladie contagieuse spécifique. Il Pappelait diphtérite, puis plus tard diphtérié, sous l'influence de son élève TROUSSEAU, qui s'était fait l’'apôlre des idées de son maitre et y avait ajouté les faits de sa propre expérience.
Un nouvel assaut fut livré à la notion de lidentité de nature du croup et de Fangine diphtérique par les anatomo-pathologistes allemands, à la suite de ViRCHOW et ROKITANSKY, mais l’école de PASTEUR imposa l'évidence de la doctrine dé l'unité.
Déjà LaBouLBENE (1861) avait rencontré des spores, des bactéries dans les fausses mernbranes diphtériques. TiGRtI, ALLIER, JAFFÉ, DEMME, LETZE- RICH y avaient trouvé des schyzomyceètes, FORMAD, du leplothrix ; (ŒRTrAr, du micrococcus et:du bactérium termo, CORNIL, des microbes isolés ; on en zooglées ; TALAMON, un bacille qu'il estimait être l'agent spécifique de Ia diphtérie.
KLEBS observa enfin un microsporon diphtericum, formé de bâtonnets et de microsphères ; c'était très cerlainement le véritable bacille de la diphtérie.Mais c'est à LæœrrLer (1884) que l’on doit la première élude approfondie de cet agent pathogène. Roux et YERSIN confirmèrent ces travaux et les .
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complétèrent en découvrant la toxine diphtérique élaborée par ces bacilles. [ls signalèrent, en outre, l'influence des associations microbiennes, de l’in- .fection streptococique en particulier, donc GaAU- CHER et BARBIER firent ressortir l'importance clnique.
Parmi les angines diphtéroïdes, citons celles à staphylocoques (Escar et MorEL, NETTER) à bacille de Friedlander (NicoLLEe et HÉBERT), à cocci, à tétragène (DisuLAFOoY), à oïdium albicans (ou muguet), BOULLOCHE, LEMOINE), à streptocoques (Roux,
YERsIN, MOREL, HALLOCk, BARBIER, WiDAL, LE-
MOINE, BEZANCÇON, WURTZ, BOURGES, FREUDENBERG, RASKIN, LENHARTZ, AVIRAGNET, BOURGES et Hu- DELO, BOULLOCHE, el). .: -)! à
Jetons un coup d'œil en passant sur les angines fe. bien étudiéespar MOURE, ESCAT,
- - BrINDeL, RUAULT, KILLIAN, STRUEBING, CARTAZ,
MARION, SEIFERT, HÉLARY, MASSEI, MERKLEN,
SAUVINEAU,6IC., qu'il s'agisse de péritonsillite, d’ab- : cès rétro ou latéro-pharyngiens ou de phlegmon
diffus péri-pharyngien, et constatons que Ia gan-
grène du pharynx constitue une entité pathologi-
que, maintenant distincte de la diphtérie. % D'autre part, lamygdalite ulcéro- membraneuse,
s — Jocalisation amyedalienne de la stomatite ulcéro-
membraneuse, est une infection désormais bien. connue, due à la pullulation du bacille fusjforme.
___ Elle a été signalée par RUAULT, puis bien étudiée
ete
par VINCENT, qui découvrait son bacille, par ORBEE, BERNHEIM, PLAUT, LEMOINE, RAOULT, THIRY et BRINDEL, BONNET et MOUTOT.
Le pemphigus aigu du pharynx a été l’objet d’une bonne thèse de Monrrorr dansle service de MOURE et le pemphigus chronique a donné lieu à des observations intéressantes de BROCQ, ROLLET, HE- RING et HEBRA.
La question des pharyngites chroniques généralisées non spécifiques à été diversement envisagée par les auteurs. Dès 1862, SPENGLER dislinguait la pharyngite granuleuse de la pharyngite folliculaire ou glanduleuse. Actuellement il y a deux théories : les uns, avec MOURE, se contentent de décrire deux formes, la forme granuleuse et la forme sèche; les autres, avec Escar et LAUNOIS, distinguent trois formes de pharyngite chronique : la pharyngite catarrhale chronique diffuse, la pharyngite catarrhale chronique hypertrophique, la pharyneite Catarrhale chronique atrophique, à laquelle on peut joindre la pharyngite chronique eczémateuse.
Parmi les affections chroniques spécifiques à déterminations pharvngécs, la plus importante est la syphllis : le chancre a été décrit par Ricorp,puis par Dipay et bien étudié par MUENCHEIMER ; les accidents secondaires, déjà bien c\nnus, ont été bien mis au point par MOURE, AUGAGNEUR ; les accidents tertiaires ont élé bien observés par Four- NIER et ESCarT,