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La défense locale est diminuée aussi chezles sujets ayant eu déjà des angines, chez les porteurs d'amygdales volumineuses ; chez eux, les aptitudes phago: cytaires sont affaiblies et souvent le feu couve en une crypte, n'attendant qu'une occasion pour réaliser l’inflammation.
Les irritations locales causées par les vapeurs, les poussières, les traumatismes, les brûlures, les excortations, les plaies, Fabsorption des médicaments ayant une action sur la muqueuse (les iodures par exemple), les auto-intoxications, les influences nerveuses amenant une inhibition capable d’entraver la phagocytose sont autant de facteurs étiologiques possibles.
La contagion enfin a un rôle actif, en dehors même des infections spécifiques. Chacun à observé de petites épidémies familiales des angines les plus banales.. |
Ces diverses causes préparent la place aux microbes. Sans doute ceux-ci peuvent triompher seuls sans l’affaiblissement préalable de la défense de l'organisme, grâce à leur quantité ou leur virulence; mais le plus souvent la pathogénie est complexe et l'influence du terrain prépondérante.
= Les microbes pourront errêter la pathogénie non
seulement par leur nombre, mais encore en provoquant son ralentissement et son arrêt. On sait les variations de virulence dont sont capables les miero-organismes : un hôte inoffensif de la cavité
Lé
buccale dev:endra toul à coup dangereux, se reproduira plus vite, etc., du fait d’une cause externe, par suite d’une association, etc.
Nous n'insisterons pas davantage sur cette patho-
génie. Les microbes pathogènes seront étudiés ou plutôt simplement passés en revue à propos de chaque forme d’angine. Dans quelques cas, le rôle d'une espèce microbienne estprédominant ou même pathogéniquement exclusif; mais en général pour les angines non spécifiques, on peut,avec SALLARD, croire à la multiplicité des espèces parasitaires dans la genèse des inflammations aigûües, On retrouve là tous les micro-organismes qui normalement habitait la bouche ; signalons toutefois la présencepresque constante du streptocoque. L'action des microbes secondaires associés reste toujours difficile à déterminer. Un même microbe, un streptocoque, par exemple, peut du reste engendrer une angine simple, une angine phlegmoneuse, une angine à
fausses membranes ; aussi n’est-on pas près d'avoir.
des indications bien précises sur les- rapports étiologiques intimes de tel ou tel micro-organisme avec chacune des angines.
Nous n’avons pas à étudier ici les différentes espèces d’angine ; cela nous entrainerait trop loin.
Nous allons simplement jeter quelques idées à propos de Chacune des formes, pour marquer le chemin parcouru.
Parmi les angines catarrhales, lamnvygdalite catar-