ÉVÉNEMENTS DE
hommes seulement, Harvey tomba, à l'improviste, à l’heure de minuit, sur le camp de Stoney Creek, où étaicnt réunis 3,000 Américains sous le commandement des généraux Winder et Chandler. Ceux-ci prirent la fuite. Harvey enleva à l'ennemi quatre canons et emmena 120 prisonniers, y compris les deux généraux américains. Ce brave colonel Harvey devint plus tard, successivement, gouverneur de la Nouvelle-
cosse, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et de l’île du Prince-
douard. Enfin, la campagne sur le lac Ontario se termina par la victoire du commodore américain, Chauncey, sur une flotte anglaise commandée par James L. Yeo.
Les Américains, qui avaient eu de beaux succès jusqu’à cette date, résolurent de réunir leurs armées du centre et du nord, dans leur marche vers Montréal. Le général Hampton, commandant de l'armée du
nord, laquelle comptait 7,000 hommes, s'était mis en opérer une jonction avec Wilkinson. Le colonel de avec 300 Canadiens, quelques Écossais du régime et une centaine d'Abénakis, afin de retarder le général américain dans sa marche. Les forces, de part ct d'autre, étaient en Proportion d'un
à quinze ; mais, Par son expérience ct sa bravoure, de Salaberry seul valait un bataillon. Entré jeun: dans
l'armée, il avait servi onze ans aux Antilles. Aide de Camp du général Rottenburg, il s'était distingué au siège de Flessingue, en Hollande. Revenu en Canada comme officier de l'état-major de Rottenburg, il avait été choisi par sir George Provost pour lever un corps de voitigeurs canadiens. Cette recrue, de Salaberry la disciplina en très peu de temps, et elle se signala par des succès constants sur l'ennemi.
Dans la présente rencontre qui eut lieu le 26 octobre, le général Hampton avait divisé son armée en deux corps.
Le premier attaqua de front les Canadiens qui étaient sur la rive gauche de la rivière Châteauguay ; le second devait * érer par la rive droite, en traversant un gué. Après un combat opi ätre de quatre heures, les Américains furent obligés d'abandonner ja sutte.
Le général Wilkinson, qui commandait l’armée du centre, livra bataille, le 11 novembre, au colonel Morrisson, à Chrysler's Farm. Wilkinson fut complètement défait, quoique son armée fût quatre fois plus nombreuse que celle de son adversaire. En apprenant ces déroutes successives, les Américains, qui “occupaient le territoire anglais sur la frontière de Niagara, se hâtèrent de repasser les lignes. Pour se venger, ils brûlèrent, en partant, le village de Newark dont les habitants furent jetés sur la rue, sans abri, par une froide nuit d'hiver. Indignés, les Anglais poursuivirent l'ennemi sur le territoire américain et brûlèrent les villes de Lewiston, Manchester, Black Rock et Buffalo.
Guerre anglo-américaine — Événements de 1814
Au printemps de 1814, les Américains recommencent les hostilités. En Europe, la guerre venait de cesser, pour quelque temps, par l'emprisonnement de N apoléon sur l’île d'Elbe, et la Grande-Bretagne pouvait maintenant envoyer des troupes, afin d'aider les Canadiens à repousser l'ennemi de leur territoire. C'est ce qu’elle fit, et c'est ce qui contribua à effectuer la déroute finale des Américains. A la fin de mars, le général Wilkinson, à la tête de 5,000 hommes, attaqua tout à coup, à Lacolle, au pied du lac Champlain, un moulin de pierre où s'était réfugié le major Handcock avec 500 hommes seulement. Après y avoir fait force décharges de Canon, durant quatre à cinq heures, et
mouvement pour Salaberry partit nt Glengarry Fencibles