COMTE DE DALHOUSIE PAPINEAU
bres. Il essuya un nouveau refus au sujet des finances et il n'obtint que cinq ‘’otes en sa faveur, dans la chambre d'assemblée. Pendant que cette question des subsides agitait le pays, la minorité anglaise du Bas-Canada ne se gênait pas de dire que la faute en revenait aux Canadiens-Français qui, en général, étaient hostiles à l'immigration anglaise et même aux relations commerciales avec l'Angleterre. Cette minorité anglaise ne rêvait rien tant que l'union avec les Anglais du Haut- Canada. A ces fins, en 1822, un bill ayant Pour objet l'union des deux Canadas, fut présenté clandestinement, paraît-il, au parlement impé-
rial ; mais il fut rejeté, à sa seconde lecture. Ce projet de loi donnait unc représentation beaucoup plus nombreuse au Haut qu'au Bas- Canada, proscrivait la langue française ct restreignait la liberté du culte et les droits des représentants sur la distribution des deniers publics. En apprenant cette nouvelle, toute la population du Bas-Canada s’empressa de protester énergiquement.
Dans la session de 1826, l'assemblée législative du Bas-Canada vota des subsides, mais par chapitres non détaillés. Le lendemain, le comté de Dalhousie en appela au peuple par des élections générales. Encore cette fois, la dissolution de la chambre produisit une agitation extraordinaire.
À la réunion de la législature, dans l'automne de 1827, le gouverneur refusa de confirmer l'élection de M. Papineau, nommé président de la chambre. Le lendemain, cette dernière était prorogée. De nouvelles requêtes revêtues de plus de 80,000 signatures et dans lesquelles le peuple demandait le rappel du comte de Dalhousie, furent portées en Angleterre, en 1828.
Les gouverneurs Kempt et Aylmer
Pour faciliter ie rétablissement de la concorde, le gouvernement impérial appel: le comte de Dalhousie au Souvernement des Indes, et sir James Kent, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, vint le remplacer à {juébec, en 1828. Le nouveau &ouverneur s’attacha à demeurer neutre entre la chambre et le conseil. Il approuva l'élection de M. Papineau à la présidence de l'assemblée, et laissa la chambre libre d'employer tout l'argent mis à la disposition de la Couronne par le parlement impérial, sauf le traitement du Souverneur et des juges.
Sous son administration, la législature vota la somme de 200,000 louis sterling pour bâtir des hôpitaux, améliorer les routes publiques et développer l'instruction primaire. Avant de commencer l'exercice de ses fonctions, sir James Kempt avait reçu des instructions particulières. 11 lui avait été fortement conseillé de dissimuler son rôle sous l'apparence de l'impartialité, sans toutefois laisser abattre le conseil, qui servait de barrière contre les prétentions des représentants du peuple. Il s’acquitta de cette tâche avec beaucoup de dextérité et se retira dès qu'il vit arriver le moment où de vaines paroles ne seraient plus suffisantes. Il fut remplacé par lord Ayimer, qui débarqua à Québec, en octobre 1830.
Au commencement de son administration, lord Aylmer s’efforça de concilier les esprits, mais il se trouva en face d'une chambre d'assembiée plus nombreuse que la précédente et très difficile à contenter. Les élections générales, qui avaient eu lieu pendant l'été, à la suite de la mort de George IV, avaient accru le parti de la réforme. Soixante Canadiens-Français et vingt-quatre Anglais composaient la nouvelle chambre. Les injustices révoltantes du pouvoir, surtout les longs et violents débats concernant la question des subsides, avaient jeté dans les cœurs des ferments de discorde bien difficiles à calmer.
Les députés ne faisaient, à vrai dire, que leur devoir en combattant avec ardeur pour l'acquisition complète d'un de leurs plus importants privilèges, celui de voter les subsides et d'en contrôler l'emploi ; mais ils eurent le tort de ne pas se plier davantage aux circonstances et de
tenir opiniâtrement à l'obtention immédiate de ces droits. Un compromis ne put s'établir entre la chambre et le £ouverneur ; aussi les diflicultés existantes, au lieu de s’apaiser, dégénérèrent bientôt en révolte ouverte contre l’autorité établie,
À Montréal, pendant l'élection d'un député, en 1832, il y eut une bagarre sérieuse au cours de laquelle trois Canadiens-Français furent tués par les troupes anglaises.
Dans la session de 1834, la c' ambre législative adopta, non sans de longs ct violents débats, une série de 92 résolutions qui renfermaient la plupart des griefs de la colonie contre la métropole.
Au mois d'octobre 1834, le parler. it Canadien est dissous ct les élections générales ont lieu. As. :ession de février 1835, la nouvelle chambre proteste contre le disco: :s de lord Aylcr prononcé à :a fin de la session précédente, et reno: vel.e toutes 5e: demandes. Le gouverneur, mécontent, proroge. la charnbre. Su: ces entrefaites, il est rappelé, et remplacé par lord Gasford, qui arrive à Québec au mois d'août 1835.
Lord Gosford, gouverneur et cominissaire royal
Lord Gosford, Irlandais protestant, avait acquis quelque renom dans sa patrie à cause de son Opposition aux orangistes. On vantait sa fermeté et ses principes libéraux. Deux personnages à peu près inconnus lui furent adjoints à titre de commissaires, Charles Grey et sir George Gipps. Selon les instructions données aux trois commissaires, le conseil législatif ne pouvait être changé. La couronne n'abandonnerait Pas Son revenu provincial, à moins d’une liste civile suffisante pour les dépenses de l’État. L'administration des terres de la couronne resterait dans les mains du conseil exécutif. Les commissaires étaient chargés de faire une enquête sur la tenure des terres, sur les biens du séminaire de Saint-Sulpice, sur l'éducation et sur le partage des droits
recevoir les plaintes des divers partis, examiner les actes des assemblées publiques, étudier les relations sociales ordinaires, suivre les écrits politiques de la presse, s'instruire de tout et garder le plus grand secret sur les conclusions qu'ils tireraient de cet examen.
Deux mois après son arrivée, lord Gosford convoqua la chambre. Cette dernière refusa formellement de reconnaîtrela commissionenvoyée par le gouvernement impérial. Toutefois, elle vota une liste civile de six mois, en reconnaissance de ce que lord Gosford avait accordé, de bonne grâce, les sommes nécessaires aux dépenses contingentes.
Le Haut-Canada, qui avait d’abord sollicité des réformes, venait d’'élire une chambre dont la majorité se déclarait en faveur du gouverne-
ministration coloniale, C'est ainsi que la commission, qui achevait ses travaux, se crut autorisée par toutes ces défections à conseiller aux
Le 20 juin de la même année, Guillaume IV, roi d'Angleterre, mourut et Victoria, sa nièce, lui succéda.
À Québec, les chambres furent convoquées pour le ?8 août, La majorité ayant protesté contre les recommandations des commissaires et les résolutions du parlement impérial, le gouverneur se hâta de dissoudre la législature : l'insurrection allait éclater,
Rébellion de 1837-38 — Louis- Joseph Papireau
Au Bas-Canada, dès 1834, les chefs français du parti de la réforme étaient Louis-Joseph Papineau, Morin, Bourdages, Bédard, Cuvillier, Neilson et Quesnel. Les quatre derniers se séparèrent de Papineau en 1834 ct en 1836, D'autres jeunes gens, très ardents, travaillèrent avec les premiers pour ce qu'ils appelaient la revendication des droits constitutionnels.
Par son éloquence entraînante, Papineau exerça une très grande influence sur la population bas-canadienne, On peut dire que la cause et les intentions de ce puissant agitateur étaient bonnes, parce qu'elles ne tendaient qu’à obtenir une pleine justice distributive pour ses congénères. D'aucuns ont affirmé qu'il rêvait l'établissement d'une grande république franco-canadienne organisée sur le système américain, et que ses 92 résolutions — document célèbre qui sera résumé dans la leçon suivante — réitéraient plusieurs accusations non fondées de corruption, de fraude et de tyrannie de la part des gouverneurs et des conseillers anglais. Quoi qu'il en soit, durant plusieurs années, il posséda la confiance des Canadiens-Français. En 1823, il avait porté, à Londres, une requête signée par des müliers de ses compatriotes contre le projet d'Union ; en 1834, il inspira les 92 résolutions. Le refus de l'Angleterre d'y faire justice provoqua, dans plusieurs parties des deux Canadas, de sourds mécontentements qui dégénérèrent bientôt en insurrection. Papineau s'aperçut que, sous son ardente impulsion, les masses étaient devenues trop échauffées. A l'assemblée des six comtés, à Saint-Charles, le 23 octobre 1837, il voulut réagir contre le mouvement qu'il avait organisé et qu'il voyait aller trop loin : il ne put réussir. Alors il fit des efforts pour détourner le peuple de prendre les armes. « Punissez l'Angleterre, leur dit-il, en n’achetant plus ses marchandises et vous serez suffisamment vengés ».
« Il est trop tard, répondit Wolfred Nelson. Ce n’est plus le temps de faire la guerre à l'Angleterre avec des marchands ambulants : il faut lui faire la leçon avec des baïonnettes et de la poudre ».
Malheureusement, dans une petite société, les passions s’enflamment en peu de temps, et les injustices, senties trop vite, font oublier la prudence nécessaire pour attendre des remèdes souvent trop tardifs. C'est ce que les événements vont démontrer.
Aux premières lueurs de la révolte, le « Canadien », qui représentait le sentiment populaire, protesta de toutes ses forces. Le clergé, qui demandait aux autorités impériales d'accorder les réformes réclamées par le peuple, protesta fortement contre cette frénésie de jeunes gens que le tourbillon emportait bien loin, au delà des limites tracées par leur chef, et qui s’en allaient lançant le pays dans une guerre civile. Malheureusement, la voix du clergé ne fut entendue ni du pouvoir, en Angleterre, ni des agitateurs, en Canada. Le torrent brisa
sa digue et Louis-Joseph Papineau y fut entraîné comme les autres.
Les troubles commencèrent à Montréal, le 7 novembre 1837, entre les « Fils de la liberté » et les « Constitutionnels », puis ils s'étendirent successivement à Chambly, à Saint-Denis et à Saint-Charles, A Saint- Denis, 800 hommes se réunirent sous le commandement du docteur Nelson. Sur ce nombre, une centaine avaient des fusils : les autres, comme les Vendéens de 1793, convertissaient leurs instruments aratoires en armes offensives ou «défensives.
Pour soumettre les séditicux, des troupes étaient parties de Sorel et se dirigeaient vers Saint-Charles. Commandées par le colonel Gore et composées de cinq compagnies de soldats. avec une pièce de canon, et d'un détachement de cavalerie, elles furent arrêtées, à Saint-Denis, par l: insurgés.
Après six heures de combat, le colonel Gore fut contraint d'aba donner la victoire aux rebelles, qui le poursuivirent et lu: enle érent son canon, des b essés et une partie de son bagage et de ses munitions.
Pendant ce temps, une autre colonne venait de Chambly. Elle était composée de 320 hommes d'infanterie, avec deux pièces de canon et quelques cavaliers, et devait se joindre aux troupes du colonel Gore pour attaquer le village de Saint-Charles, où les insurgés s'étaient 1 :tranchés. Wetherall ne trouva point Gore au lieu qui avait été désigné ; toutefois, il continua sa route et arriva, le 25 novembre, devant les retranchements faits précipitamment par les insurgés. Ceux-ci étaient, pour la plupart, sans armes, comme à Saint-Denis, et Brown, leur chef, avait pris la fuite avant l'attaque. Cependant, its répondirent avec vigueur au feu des troupes ; une poignée d'hommes éparpillés parmi les arbres, sur la droite, obligea le commandant anglais à faire soutenir ses grenadiers par une autre compagnie. La fusillade durait depuis une heure environ, lorsque l'artillerie renversa le fragile retranchement des rebelles et sema la confusion dans leurs rangs.
À la suite de ces deux combats, la loi martiale fut proclamée dans le district de Montréal, et lord Gosford refusa de convoquer le parlement.
Malgré tous les efforts du clergé, une autre insurrection éclata à Saint-Eustache et à Saint-Benoît, dans le district des Deux-Montagnes. Le docteur Chénier et Amury Girod, Suisse de naissance, étaient à la tète du mouvement. Sir John Colborne s’y transporta avec 2,000 hommes ct des pièces d’artillerie. Les insurgés, qui étaient au nombre d'à peu près quatre cents, firent une lutte très vigoureuse, durant deux heures ; mais quand tomba leur chef, le docteur Chénicr, ils abandonnèrent la partie.
Les habitants firent alors leur soumission au vainqueur; ce qui n'empêcha pas les troupes de Colborne de brûler honteusement les villages de Saint-Eutache et de Saint-Benoît, ainsi que diverses habitations, dans la campagne environnante.
Quelque temps après, des conseils de guerre furent établis, et les principaux rebelles subirent leur procès. Quarante-neuf furent condamnés à l'exil et quatre-vingts à mort. Douze des condamnés à mort périrent sur l’échafaud, cinquante-huit autres furent déportés à Sydney, en Australie, d'où ils ne revinrent au pays qu'au bout de six ans ; le reste fut mis en liberté, sous caution. Ce fut la fin de la rébellion dans le Bas-Canada.
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Le mouvement insurrectionnel de 1837 eut du retentissement en Angleterre où lord John Russell présenta, à l'ouverture du parlement impérial, en 1838, une loi pour suspendre la constitution de 1791. Cette mesure passa, quoique soutenue par une faible majorité. Sir John Colborne, qui remplaça temporairement lord Gosford, reçut l'ordre de mettre cette loi à exécution.
Lord Duiham fut ensuite nommé gouverneur général. Le fait le plus saillant de son administration fut l'amnistic qu'il accorda aux prisonniers politiques arrêtés pendant les derniers troubles, et surtout la déportation qu'il décréta, dans certains cas, sans procès. Ayant reçu du gouvernement impérial un désaveu solennel de cet acte, il en fut si vivement blessé qu'il donna immédiatement sa démission. Il s’embarqua pour l'Europe, en novembre 1838, laissant l'administration à sir John Colborne.
Après le départ de Durham, les réfugiés politiques organisèrent, aux États-Unis, avec quelques Américains, un soulèvement dans les deux Canadas. Il n’y eut, ici et là, que des insurrections partielles. Elles furent vite comprimées par Colborne qui, avec sept à huit mille hommes, pr'omena la torche incendiaire sur la région insurgée, ne laissant que ruines et cendres sur son passage.
Les quatre-vingt-douze résolutions
Les propositions qui ont porté depuis le nom des 92 résolutions, et dont nous avons parlé dans la leçon précédente, furent soumises à la chambre, en février 1834, par Elzéar Bédard, représentant du comté de Montmorency. Louis-Jos pl. Papineau en avait préparé le fond. Après la discussion de ces propositions, M. Morin, un autre député, fut chargé de les mettre sous la forme de résolutions.
En voici la substance, en quelques lignes :
1° Les administrations provinciales foulent aux pieds les droits et les sentiments les plus chers des Canadiens qui se sont toujours empressés à recevoir les émigrants des Iles Britanniques comme des frères, sans distinction de race ni de croyance.
2° Le défaut le plus grave de la constitution, c'est la nomination des membres du conseil législatif par la couronne.
39 La partialité, dans la distribution des charges publiques, est portée à son comble. Sur une population d’environ 600,000 habitants, dont 525,000 environ sont Français d’origine, 47 fonctionnaires seulement, et encore les moins rétribués, sont d'extraction française, tandis qu'on compte 157 fonctionnaires d'origine britannique.
49 Dans leur forme, les dépêches de M. Stanley, ministre au bureau colonial de Londres, sont insultantes à un tel point qu’un corps constitué par la loi, même pour une fin moins relevée que la législation, ne pourrait les tolérer. Elles sont incompatibles avec les droits et privilèges de la chambre et du peuple.
5° L'origine nationale et la langue des Canadiens sont devenues des sujets d'injures, d'exclusion, d'infériorité politique, de séparation de droits et d'intérêts. Les Canadiens ne veulent répudier aucun des avantages qu'ils tiennent de leur origine. La nation française, sous le rapport des progrès qu'elle a fait faire à la civilisation, aux sciences, aux lettres et aux arts, n’a jamais été en arrière de la nation anglaise :
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elle est aujourd'hui, dans la science du gouvernement, sa digne émule.
M. Morin fut chargé d'aller remettre à M. Viger, qui était à Londres, des pétitions basées sur ces résolutions pour être présentées au parlement impérial. Les membres indépendants des deux chambres impériales étaient invités à appuyer ces plaintes.
Insurrection dans le Haut-Canada
Dans le Haut-Canada, le parti dirigeant se composait principalement de loyalistes de l'Empire-Uni. Les réformistes, eux, étaient des colons qui s'étaient fixés dans la province plus récemment que les membres du Family Compact, Nous avons vu comment le gouverneur prorogeait les chambres, quand l'assemblée présentait des plaintes contre l'administration, ct quelles lois furent passées pour empêcher les assemblées publiques réunies dans le but de discuter la situation et d'améliorer la constitution ct la politique du gouvernement.
Les chefs du parti réformiste du Haut-Canada furent Robert Gourlay et William Lyon Mackenzie, tous deux Écossais. Gourlay, le premier avocat de la réforme, fut jeté en prison, et, finalement, banni du Pays comme étranger. W. L. Mackenzie le remplaça, à la tête @e l'opposition. Il était d'un tempérament ardent ct, comme I..-J.
Papineau, il manquait de prudence. Dans son journal, The Colonial Advocae, il attaqua souvent le gouvernement sans merci. On se rappelle qu'un jour ses presses furent jetées dans la baie de Toronto. Le peuple se leva en masse pour protester, et Mackenzie fut indemnisé pour les pertes qu'on lui avait fait subir. Peu de temps après, il fut élu membre de l'assemblée. Dans sa nouvelle position, il devint encore plus hardi, et plusieurs fois il fut chassé de la chambre. A chaque élection, il était réélu, presque sans Opposition. En 1834, quand le village de York fut constitué en municipalité, sous le nom de ville de Toronto, Mackenzie fut élu premier maire de la ville.
At Haut-Canada, l'insurrection eut lieu un mois après celle du Bas- Canada. Un soir du mois de décembre, en 1837, quatre cents insurgés marchèrent sur l'hôtel de ville de Toronto, pendant que le conseil municipal y siégeait. Leur approche fut découverte et l’on fit sonner les cloches de la ville pour annoncer le danger. Tous les Joyaux sujets de Sa Majesté accoururent pour la défense de l'autorité, et les insurgés se dispersèrent, sans faire d'attaque. Quelques jours plus tard, une rencontre eut lieu entre les « constitutionnels » ct les insurgés, à une petite distance de la capitale. Les troupes des réformistes furent écrasées, et Mackenzie se hâta de traverser les lignes, car le gouverneur offrait mille louis sterling pour sa tête. Le chef des insurgés se réfugia à Navy Island, avec un grand nombre de mécontents et d'Américains. Il en fut délogé, après un bombardement de plusieurs jours, pendant que les troupes dispersaient les autres membres de son parti.