‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 14 sur 88 · TERRE-NEUVE · texte numérisé non relu

TERRE-NEUVE

85e Leçon. — Pillages à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Après la mort de sir David, les pêcheurs de Terre- Neuve eurent encore à gémir, durant de nombreuses années, sous les exactions des marchands côtiers, Ceux-ci attribuaient l’étrangeté de leur conduite aux exigences de la Compagnie des Planteurs. Les autorités anglaises ne savaient guère qui blâmer.

Enfin la cour anglaise €nVoya, pour étudier la gituation, sir John Berry, qui en fit un rapport défavorable aux marchands, les accusant de ne rien faire pour favoriser le développement de la colonie, de ne viser qu’à s’enrichir et à étendre leurs domaines personnels. Les pêcheurs allaient voir leurs griefs redressés lorsque le ‘havre de Saint-Jean fut visité par des forces ennemies. Ce furent d’abord des Hollandais qui commirent denx actes de piraterie presque successifs. Dans une première visite, ils ravitail. lèrent leur flotte ; dans la seconde, ils causèrent beaucoup de destruction et de pillage.

L'autre attaque vint des Français, devenus relati. vement puissants À Plaisence, sur la côte de l’ouest, Ils avaient un fort où, en cas de surprise, ils pouvaient abriter. cinquante familles.

La France et l'Angleterre étant en guerre, un commodore nommé Williams avait opéré une descente sur Plaisance où il avait été repoussé. Les Français voulurent avoir leur revanche. Pierre d’Tberville, natif de Montréal, officier distingué dans la flotte française, fondit sur Saint-Jean au commencement de la saison d’hiver. Il attaqua l’ennemi par terre

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