‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 47 sur 88 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LES PROVINCES APRÈS LA GUERRE

iques, c Cosse nous envoient un grand m) qui; avec les colons déjà implantés au Canada et dans les Provinces. maritimes, forment

le peuple canadien d’aujourd’hui. On accorde aux catholiques la pleine jouissance de leurs privilèges. Après une lutte héroïque, la faction officielle, qui opprimait les populations plutôt qu’elle ne les gouvernait, voit son mode de gouvernement irrévocablement condamné et remplacé par un genre d’administration nouveau, lequel sera désormais responsable au peuple,

L’émigration qui se fit alors de la Grande-Bretagne, fut aux frais de l'Etat. Celui-ci se chargea des dépenses de la traversée, pourvut les émigrés d’instruments de culture et, leur fournit tout le nécessaire jusqu’après la première récolte. Les Anglais commencèrent à émigrer en 1816. Ils se fixèrent d’abord à Bathurst, Haut-Canada, aujourd’hui dans le comté de Lanark. Les Ecossais s’établirent à Perth, Haut- Canada et sur les bords de la rivière Saint-François, dans les districts de l’Est. L’immigration des Irlandaïs commença en 1823, et dura plusieurs années. Une grande détresse commerciale s’était alors répanduc dans l’Irlande ; et ses enfants, qui cherchaient des pays plus avantageux, se disséminèrent dans toutes les provinces anglaises de l'Amérique du Nord. La plus grande émigration de l’Irlande eut lieu en 1830. L'augmentation de population fut rapide dans toutes les provinces. Le Haut-Canada, qui, en 1812, n’2vait qu’une population de 75,000, comptait 157,000 âmes en 1824, et avait atteint le chiffre de 470,000 en 1841.

. En 1812, le Bas-Canada avait une population de 285,000 ; il comptait 430,000 âmes en.1824, et 630,- 000 en 1841.

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En 1832, un vaisseau chargé d’émigrants apporta le choléra asiatique à Québec. Malgré toutes les pré- Cautions possibles, l’épidémie se répandit dans la province. Elle se déclara de nouveau, en 1834, avec un regain de sévérité et le nombre des mortalités fut considérable. L’immigration subventionnée par l'Etat, fat arrêtée immédiatement.

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*#4e Leçon, — Industrie et grandes entreprises au Canada. L'Ere de la vapeur.

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Malgré l’agitation qui avait eu lieu dans Je pays, Par suite des guerres de l’époque, certaines entreprises individuelles et des travaux encouragés par les administrations provinciales changèrent bien vite l'aspect du Canada. Des logements plus spacieux et plus commodes furent construits; les routes publiques furent améliorées, l’agriculture fut développée sensiblement et le commerce du bois se fit sur une plus large échelle. Dans le Bas-Canada et dans les Provinces maritimes, la construction des navires prit de très grandes proportions.

Le premier bateau à Vapeur construit, dans l’Amérique britannique du N ord, fut l’Accomodation qui fit son premier service e

voyage sur la rivière Saint-Jean, N.-B., en 1816. L’American Eagle commença son Parcours régulier entre Saint-Jean et Éastport en 1895. Le premier ‘bateau à vapeur qui traverse Pocéan Atlantique, fut

le Royal William, construit à Québec (1830-1831) Per une compagnie dont la plupart des membres étaient marchands de Pictou’ et d’Halifax. Il fit voile de Pictou, au mois d’août 1833, et se rendit à Londres en vingt-cinq jours. Le Beaver est le premier navire à vapeur qui soit entré dans l'océan Pacifique; il doubla le cap Horn en 1835. Ce fut Samuel Cunard, de la N ouvelle-Ecosse, qui établit la première ligne régulière de paquebots pour la traversée de l’océan Atlantique. Ce service a été inauguré en 1840.

La première locomotive qui ait servi au trafic régulier en Canada, fut placée, en 1836, sur une petite ligne de chemin de fer de cinq lieues, entre Laprairie et Chambly. Ce ne fut qu’en 1850 qu’on s’occupa sérieusement de la construction des chemins de fer.

A cette époque, plusieurs canaux importants avaient été creusés dans le pays. Le canal Lachine fut construit par une compagnie particulière (1820- 1824) ; mais l’entreprise fut fortement subventionnée par les chambres du Bas et du Haut-Canada. Le canal Welland dut sa construction à l'esprit d’initiative de William Merritt ( 1825-1829). Ce canal relie les lacs Ontario et Erié, entre lesquels la nature à jeté la cataracte de Niagara. Les gouvernements des deux provinces intéressées contribuèrent généreusement à la réussite de cette entreprise. A cause des rapides de Chambly, un autre canal fut creusé pour relier le lac Champlain à la rivière Richelieu. Le canal Rideau entre Kingston et Bytown (appelé maintenant Ottawa) a été une entreprise impériale. Il s’agis-

LES PROVINCES APRÈS LA GUERRE 229 sait d'ouvrir, entre Montréal et le lac Ontario, voie de Communication qui ne i

être obstruée, en cas de guerre avec les Etats-Unis.

— 125e Leçon, — Nouveau-Brunswicie.

Dans ]a Province du Nouveau-Brunswick, Paug- -

ver aux postes de distinction, dans l’Eglise et dans PEtat.

De 1824 à 1847, la Population du N Ouveau-Brunswick se double. De 75,000 âmes qie comptait cette

Province en 1824, elle parvient au chiffre de 150,000 en 1847.

Les premiers députés acadiens à la législature furent Amand Landry, de Memramcook, et Vital Hé.

bert, de Madawaska. Ce fut George Stracey Smyth qui succéda au gouverneur Carleton, en 1817. Depuis quatorze ans, la province n’avait pas eu de gouverneur résident, Cette fonction était remplie par le président du conseil exécutif de la province. Smyth favorisa la cause de l'éducation, mais pendant les quatre dernières années de son administration, il ne. put s’entendre avec la chambre d’Assemblée, relativement à la distribution des subsides. 11 mourut subitement en 1823.

Sir Howard Douglas devint lieutenant-gouverneur, en 1824. Il encouragea l’agriculture, fit des réfor. mes utiles pour l’amélioration des chemins et mania les questions d'administration provinciale avec prudence, sagesse et habileté. C’était un homme de lettres, et il contribua beaucoup à établir le collège de Fredericton sur des bases solides.

En 1825, au mois d'octobre, un terrible feu éclata dans la vallée de Miramichi, Jamais, .en Canada, on ne vit incendie couvrir une telle étendue. Les flammes s’étendaient de Miramichi à Brockville, du Saint- Laurent au Penobscot. Les pertes s’élevèrent à plus d’un million de dollars, sans tenir compte des belles forêts brûlées sur les terres de la Couronne. Cent soixante personnes perdirent la vie dans les flammes ou par suite des blessures infligées par le feu.

En 1827, il y eut, au Madawaska, diverses émeutes ct rixes au sujet des lignes de. délimitation avec le Maïne. La question fut portée devant des commissaires nommés par les pays intéressés : elle ne fut pas complètement réglée. Cependant, il fut statué que

LES PROVINCES Après LA GUERRE toutes les iles de 1n

1260 Leçon. — Ile du Prince-Eéouard. Erection de siègec épiscopaux dans les provinces maritimes.

Durant le quart de siècle que nous étudions, l’île du Prince-Edouard est dans un état continuel d’agitations à cause des rentes (quit-rents) que les tenanciers ou Propriétaires devaient payer annuel. lement, en vertu de l'acte voté par la chambre d’As. semblée de 1773. Pendant l'administration de C. D. Smith (1813-1824), cette question de la taxe prélevée sur les propriétés foncières absorba toutes les autres questions et atteignit même une phase aiguë. Le gouverneur se mit en tête qu’il était temps de per. cevoir les arrérages de ces rentes et envoya des collecteurs à domicile. Comme les habitants de l’île ne Pouvaient alors se faire entendre chez eux, les cham. bres n’ayant pas été convoquées depuis huit ans cone

Catholiques furent placés sur un pied d'égalité avec les ts, en tout ce qui regardait la jouissance

Fitzroy fut remplacé par sir H.-V. Huntley, en 1841. Le même système de tenure des terres subsistait toujours. Le développement des ressources agricoles

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de l’île était para des propriétaires

ne de 30 élèves dien de rd a été Poirier, ordonné le 28 juin 1828,

Le premier journal a été le Prince Edward Island Register, Publié en 1823, En 1827, la po- Pulation était de 23,000; en * 1833, 32,000 et, en 1848, 62,000 âmes.

€ Haut-Canada, Sur la demande de une hiéra

toujours à fournir des missionnaires de langue française aux A

Sir Jameé Kempt remplaça le comte de Dalhousie

mença à creuser le canal Shubenacadie, afin de relier le havre d’Halifax avec la baie de Fundy. L’entreprise ne tarda pas à être abandonnée,

En 1820, l’île du Cap-Breton fut annexée à la province de N, ouvelle-Ecosse—non sans une vive opposition de la part des insulaires. Ceux-ci eurent le privilège d’envoyer deux représentants à la chambre d’Assemblée, Un des Premiers députés de l’île à la chambre provinciale fut Lawrence Kavanagh qui, en

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