‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 48 sur 88 · LES PROVINCES · texte numérisé non relu

LES PROVINCES

APRÈS LA GUERRy 285 | sa qualité de Catholique romain, refusa de Prononcer le serment du test. Le Buverneur écrivit à ce sujet au roi d'Angleterre qui dispensa Jes catholiques de ce serment odieux

En 1821, Je collège Provincial de Dalhousie

"Halifax. C’est le comte de Dal.

de douane Perçus sur Jes | "Etat du Maine, pendant Ja récente &uerre Ë

Pareille déclara Cependant Ja mise en Bueur de cet acte ne fut

immédiate. Six ans Plus tard,

€n 1836, un comité fut Chargé de faire un Tapport sur la na.

dernière

session de ce Parlement.

Nouvelle-Ecosse, Simon d’Entremont et Frédéric Robicheau, reçurent leur mandat, Quand vint le moment de prendre son siège et de prêter le serment, le greffier de la chambre apporta à Simon d’Entremont la formule de serment qui se lit à peu comme celle que nous avons donnée à la 63e leçon. —Et je dois faire serment de ça ? demanda l’intré. pide représentant d’Argyle.

—Sans doute, lui répondit-on, afin de témoigner de votre loyauté à votre glorieux roi, Guillaume IV. —Vous pouvez remporter votre formule, répliqua d’Entremont, avec beaucoup de calme. J ’avalerais plutôt un chien de mer, la queue la première, que de jurer cela.

Cette réponse de marin eut son effet sur le minis. * Le brave d’Entremont et son compagnon Robicheau ne prêtèrent pas le fameux serment.

ne ——————

1286 Leçon. — Au Nord-Ouest, Ce fut au commencement de cette troisième époque que se fit l’étéblissement du territoire de la Rivière-

Ecossais. Le, premier “ gouverneur ” dé la jeune colonie fut le capitaine Miles McDonell. Il avait douze familles sous son commandement. Ces pauvres colons subirent des épreuves sans nombre dans les premières années de cette fondation.

LEs PROVINCES APRÈS LA GUERRE

Au n J eut, près du fort Douglas, armés représentant les deux com taine à

ie un acte du Parlement anglais

grande immigration de Ca. la Rivière-Rouge, Ils avaient à N. Provencher Qui, trois ans plus tard, fut sacré évêque auxiliaire de Québec Pour le Nord-Ouest.

urut en 1820. Il a été surnommé itoba ” ; C'était un Î

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A plusieurs reprises et à ses propres frais, il foure nit à ses@elons des approvisionnements de vivres, de grains de semence et d’instruments aratoires, afin d’assurer le succès de son œuvre de colonisation sur le territoire de 116,000 milles carrés qui lui avait été concédé en 1811. De plus, il favorisa d’une manière spéciale l’établissement de l'Eglise catholique au Nord-Ouest, ct, plus d’une fois, lady Selkirk envoya des contributions généreuses à Mgr Provencher. et aux autres missionnaires catholiques de cette région.

Sur le littoral de l'océan Pacifique, un territoire nommé “ Nouvelle-Calédonie ” était alors réclamé par trois grandes puissances, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la Russie. La convention de Londres, en 1818, fixa la ligne de délimitation, entre les Etats- Unis et le territoire britannique, sur la 49e parallèle de latitude nord, du lac des Bois aux montagnes Rocheuses ”. Au delà de cette zone, les frontières ne furent pas déterminées. Le traité d’Orégon, en 1846, fit prolonger cette ligne de délimitation jusqu’à l’océan Pacifique.

En 1825, la Grande-Bretagne et la Russie posèrent une ligne de démarcation entre leurs territoires respectifs. Comme tous les contrats de délimitation faits pour les territoires du nouveau monde, celui-ci fut très peu explicatif. Il suffisait de le lire, il semble, pour prévoir qu’il se prêterait à des interprétations bien différentes. En 1867, les Etats-Unis ayant acheté l’Alaska du gouvernement de la Russie. des difficuités ne tardèrent pas à survenir entre la république et le Canada, relativement à la mer de

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