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(ANSI and SO TEST CHART No. 2)
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la déportation qu’il décréta, dans certains vas, sans procès. Ayant reçu du gouvernement impérial un désaveu solennel de cet acte, il en fut si vivement blessé qu’il donna immédiatement sa démission. Il s’embarqua pour Europe, en novembre 1838, laissant ladministration à sir John Colborne.
Après le départ de Durham, les réfugiés politi- “ues organisèrent, aux Etats-Unis, avec quelques Américains, un soulèvement dans les -deux Canadas. Il n’y eut, ici et là, qne des insurrections partielles. Elles furent vite comprimées par Colborne qui, avec sept à huit mille hommes, promena la torche inéendiaire sur la région insurgée, ne laissant que ruines et cendres sur son passage.
139e Leçon. — Les quatre-vingt-douze résolutions.
Les propositions qui ont porté depuis le nom des . 92 résolutions, et dont nous avons parlé dans la leçon précédente, furent soumises à la chambre, en février 1834, par Elzéar Bédard, représentant du comté de Montmorency. Louis-J oseph Papineau en avait préparé le fond. Après la discussion de ces propositions, M. Morin, un autre député, fut chargé de les mettre sous la forme de résolutions.
En voici la substance, en quelques lignes :
1° Les administrations provinciales foulent aux pieds les droits et les sentiments les plus chers des Canadiens qui se sont toujours empressés à recevoir les émigrants des Iles Britanniques comme des frères, sans distinction de race ni de croyance.
2° Le défaut le Plus grave de la constitution, c’est la nomination des membres du conseil législatif Par la couronne.
rêts. Les Canadiens 2e veulent répudier gucun des avantages qu’ils tiennent de leur origitie. La nation française, sous le rapport des progrès qu’elle
glaise : elle est aujourd’hui, dans la science du gouvernement, sa digne émule.
M. Morin fut cha qui était à Lo
Res Rene enennennee ;
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i40e Leçon. — Insurrection dans le Haut-Canada.
Dans le Haut-Canada, le parti dirigeant se com : posait principalement de Zoyalistes de l’'Empire-Uni. Les réformistes, eux, étaient des colons qui s’étaient fixés dans la province plus récemment que les membres du Family Compact. Nous avons vu comment le gouverneur prorogeait les chambres, quand l’assemblée présentait des plaintes contre l’administration, et quelles lois furent passées pour empêcher les assemblées publiques réunies dans le but de discuter la situation et d'améliorer la constitution et la politique du gouvernement. — Les chefs du parti réformiste du Haut-Canada furent Robert Gourlay et William Lyon Mackenzie, tous deux ‘Ecossais. Gourlay, le premier avocat de la réforme, fut jeté en prison, et, finalement, banni du pays comme étran- ger. W. L. Mackenzie le " ®' remplaga, à la tête de l’oppow. LEON MAGEENETS. sition. Il était d’un tempé-
rament ardent et, comme L.- J. Papineau, il re de prudence. Dans son journal, The Colonial Advocate, il attaqua souvent le gouvernement sans merci. On se rappelle qu’un jour ses presses furent jetées dans la baie de Toronto. Le peuple se leva en masse pour protester, et Mackenzie fut indemnisé pour les pertes qu’on lui
avaït fait subir. Peu de temps après, il fut élu membre de l’assemblée, Dans sa nouvelle position, il devint encore plus hardi, et. plusieurs fois il fut chassé ‘de la chambre. A chaque élection, il était réélu, presque sans opposition. En 1834, quand le village de York fut constitué en municipalité, sous le nom de ville de To”snto, Mackenzie fut élu premier maire de la ville, Se.
Au Haut-Canada, l'insurrection eut lieu un mois après celle du Bas-Canada. Un soir du mois de décembre, en 1837, quatre cents insurgés marchèrent sur l’hôtel de ville de Toronto, pendant que le conseil municipal y siégeait. Leur approche fut découverte et l’on fit sonner les cloches de la ville pour annoncer le danger. Tous les loyaux sujets de Sa Majesté accoururent pour la défense de l'autorité, et les insurgés se dispersèrent, sans faire d’attaque. ‘Quelques jours plus tard, une rencontre eut lieu entre les “ constitutionnels ” et les insurgés, à une petite distance de la capitale. Les troupes des ré- -formistes furent écrasées, et Mackenzie se hâta de traverser les lignes, car le gouverneur offrait mille louis sterling Pour sa tête. Le chef des insurgés se réfugia à Navy Island, avec un grand nombre de mécontents et d’Américains. Il en fut délogé, après un bombardement de plusieurs jours, pendant que les :
troupes dispersaient les autres membres de son parti.
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z41e Leçon. — La réforme dans les provinces maritimes,
Les réformistes des provinces maritimes furent plus prudents que ceux des deux Canadas. Ils réclamèrent leurs droits par des moyens constitutionnels, et il n’y eut pas de recours aux armes.
A la Nouvelle-Ecosse, le chef de ce parti fut Joseph Hove, fils de loyaliste et éditeur propriétaire du Nova Scotian, journal d’Halifax. Lorsque Howe commença à ré rimander les magistrats d’Halifax à cause de leur mauvaise administration, il fut poursuivi pour libelle et diffamation. Les avocats consultés par Howe lui répondirent qu’ils n’entreprendraient pas sa défense, parce qu’ils n’y voyaient aucune chance de succès. “Eh bien, je me défendrai moi-même, répondit Howe, avec assurance. ” Au jour fixé, M. Howe parut en cour; il plaida sa cause durant six heures, et tous les chroniqueurs disent que jamais discours pius serré et plus éloquent ne fut prononcé dans cette enceinte. Malgré l'avis du juge, le jury rapporta un verdict de “non coupable” en faveur de M. Howe, lequel fut porté en triomphe à sa demeure. Le peuple célébra œtie victoire durant deux jours.