‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 56 sur 88 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LA SITUATION ADMINISTRATIVE DANS LE CANADA ET DANS LES AUTRES PROVINCES,

1470 Leçon. — Une ère de progrès.

futurs du commerce et de l’industrie. Le système mu. nicipal était organisé sur des bases solides, Chaque district et même chaque paroisse gérait ses affaires locales. Le gouvernement s'était ainsi débarrassé d’un fardeau devenu trop onéreux. Toutes les vieil. les entraves, qui avaient contrarié la liberté du commerce, étaient disparues. Le Canada réglait lui. même les détails de son administration des douanes. Le nombre de ses représentants avait été porté de 84 à 130, ce qui tendait à faire triompher le principe de la “ représentation par la population.”

De 1834 à 1852, de fréquents pourparlers eurent. lieu dans le but de faire construire un chemin de fer entre Portland (Maine) et Halifax. Des assemblées furent tenues à cet effet, à Portland, à Toronto et à Halifax; mais le projet fut abandonné. Par contre, d’autres lignes de chemins de fer s’ouvrirent, sur divers points du Canada ; nommément, la ligne Western entre Hamilton et Windsor (Ontario) et la ligne Northern, entre Toronto Barrie. En 1855, une

ng du Saint-Laurent

navigation et les succès Par le Canada aux expositions de Londres et de Paris (1855,) étonnèrent l’Europe,

F4 Leçon. — L'afaire de 1a « Caroline »

d’Ashburton.

tinuant à faire le comm grande échelle, Le refus de la Grande-Bretagne de rendre les es-

erce des noirs sur une plus

fut arrêté aux Etats-Unis, sur l'accusation d’avoir été le meurtrier du matelot américain de line. ”

La Grande-Bretagne assuma la

Pour négocier

un traité avec les ktats-Unis, Daniel Webster tepré-

es affaires si bien à ga

LA SITUATION ADMINIS Qualifia ce traité traité fixa q

TRATIVE

Paur nulle autre fin.

Pendant plusieurs années, les pêcheurs américains se plaignirent de ce qu’il ne leur était pas permis d'aller sur les côtes, afin d'acheter l'appât pour prendre la morue au large, en dehors de la limite des trois milles. Plus tard, quand la pêche du maquereau devint abondante, leurs récriminations augmentèrent parce qu’il ne leur était pas permis d’aller pêcher, en deçà de la limite des trois milles, près de la côte où se capture ce poisson.

En 1837, le parlement anglais vota un subside afin d’équiper des croiseurs armés pour faire la patrouille sur les côtes et sur les grands lacs, et pour surveiller les opérations des pêcheurs étrangers. Cette mesure donna lieu à des désagréments plus ou moins sérieux. Par le traité de réciprocité de 1854, toutes les diffcultés cessèrent, car les Américains obtinrent le droit de pêcher partout, excepté dans les petits cours d’eau intérieurs.

Ce traité, qui eut force de loi durant onze ans, fut abrogé en 1866. Aujourd’hui, c’est la convention de 1818, remise en vigueur, qui détermine les droits et privilèges des pêcheurs étrangers.

L'Indemnité de “ l’Alabama. ” — Dans la répue blique américaine, la guerre de sécession dura à peu près quatre ans, et affecta les provinces britanniques de diverses manières. Le commerce s’en ressentit, à l’avantage de nos provinces, car nos produits se vendirent à des taux bien plus élevés qu'auparavant. Au cours de la première année de cette guerre, il survint un incident qui faillit mettre la Grande-Bretagne aux prises avec les Etats-Unis.

Page 1