‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 60 sur 88 · LA SITUATION ADMIN ISTRATIVE · texte numérisé non relu

LA SITUATION ADMIN ISTRATIVE

ment digne d’intérêt en raison de ses grandes res.

l’île de Vancouver fut cédée, pour dix ans, à la côm- Pagnie de la baie d’H 1dson, à des C’aditions qui sem

velle colonie, et Richard Blanshard fut envoyé par la Grande-Bretagne Pour en être le premier gouverneur.

seuls employés de la Compagnie de la baie d’Hudson. Il ne fut pas longtemps sans s’apercevoir qu’il n’au-

la terre se vendait à un dollar l’acre, les directeurs

Personne ne pouvait Jes exploiter sans payer des

droits régaliens excessifs. Il n’y avait qu’une école

dans tout ce territoire ; elle était dirigée par le révé-

rend M: Stairns, le chapelain de cette même compae.

… 1859, le gouvernement englais ériges l'ile de

Vancouver et ja Colombie Anglaise en deux colonies

ayant chacune ses limites, mais régies par un même Souvernement. James Douglas fut nommé gouverneur des deux provinces. En 1863, ces deux colonies eurent chacune son gouvernement particulier. La capitale de la Colombie s’appela New Westminster,

Pendant quelque temps, il y eut des différends au sujet de l’île San J uan, sise dans Je chenal, au sud-est de l’île de Vancouver. D’après le traité d’0-

lemagne, qui avait été choisi pour arbitre décida que l'île appartenait aux Etats-Unis et l'affaire demeura ée

mes CHAPITRE IV.

155e Leçon. — Au Nouveau-Brunswick (1840-1867).

RE

*ouveau-Brunswick n'avait Pas encore de 80uvernement responsable, Un acte arbi.

traire du 80uverneu: Cole.

brooke vint réveiller l’ar

nèrent Sur-le-champ. De son de . Côté, le bureau colonial] res Amand LANDRy,

nicipal, pour l'administration de leurs affaires res. pectives, fut adopté par la législature. La même année, Je Premier câble SOUS-Marin qui ait été

an Canada fut coulé sur le

land, entre le Nouveau-Brunswick et l’île du Prince. Edouard: il avait dix milles de longueur,

Le recensement pris en 1851 donne au Nouveau- Brunswick une population de 193,800 âmes, parmi laquelle il y a, selon M. Rameau, à peu près 21,000 Acadiens,

En 1848, sir Edmund Head est nommé gouverneur à la place de Colebrooke. Il est remplacé, en 1854, per J.-H.-T. Manners-Sutton, et celui-ci, en 1861, par A.-H. Gordon. Enfin, en 1866, le major général H. Doyle est nommé administrateur, et il agit en cette qualité jusqu’à la Confédération.

La prohibition fut une question très discutée dans le Nouveau-Brunswick, vers 1850. Elle porta Samuel Léonard Tilley au premier rang dans le parti libéral ét contribua à le faire arriver au pouvoir, en 1861. La question de l'instruction publique soulevait non moins d'intérêt. L'acte d'Education de 1858 admit et encouragea l’enseignement de la religion dans les écoles.

Les chefs politiques les plus remarquables de cette époque furent Albert-J. Smith, John-M. Johnston, Peter Mitchell et R.-D. Wilmot Le premier fut un des commissaires envoyés, en 1866, à Washington, pour demander le renouvellement du traité de Réci- Frocité—une mission qui n’eut pas de succès,

Au point de vue hiérarchique et de l’éducation, les principaux événements sont l'érection de deux diocèses et l'établissement d’un séminaire catholique dans la province. En 1842, un siège diocésain est érigé à Saint-Jean. Le grand vicaire de Charlotte-

town, l’abbé Dollard, est nommé évêque du nouveau diocèse.

En 185i, un prêtre canadien, l’abbé F.-x. Lafrance, fonde, à Memramcook, le séminaire Saint-Thomas. Ce fut, à l’origine, une écolc / mixte fréquentée par ley /4 deux sexes et dirigée par /‘ deux instituteurs et une ine- ;

/ titutrice. Cette école fut Ÿ” Ÿ :

fermée en 1862; cependant K \ le curé Lafrance s’occupa de faire continver son œuvre. A force d’instances auprès de son évêque, il obtint des sujets de la congrégation de Sainte-Croix. Fn 1864, un de ces religieux, le révérend P. Camille Lefebvre, fut chargé du même établissement dans lequel l'abbé Lafrance evait organisé un cours académique et, plus tard, par un acte de la législature Provinciale, il fit reconnaître cette institution civilement, sous le nom de “ Collège Saint-Joseph. ”

Quatre ans auparavant, en 1860, un siège épiscopal fut érigé dans la partie septentrionale du Nouveau-Brunswick: Mgr James Rogers en fut le premier évêque.

Dans ces deux diocèses Ge la province, des scadémies ou collèges diocésains ont été établis, à cette époque, pour l’instructior. classique des jeunes gens. Des cours de langue anglaise et d’études classiques y ont

Père LEFEBVRE,

été suivis avec de bons résultats, tant que ces établissements ont été ouverts pour l’enseignement de la jeunesse.

156e Leçon. — A la Nouvelle-Ecosse (1840-1867).

Les luttes pour l'introduction du gouvernement responsable ont été plus ardentes dans cette province qu'au Nouveau-Brunswick. Quand le comte Russell envoya, de la part'du parlement impérial, des instructions au gouverneur général du Canada, lui conseillant de favoriser le régime de gouvernement responsable dans les colonies anglaises, le gouverneur du Nouveau-Brunswick, sir John Harvey, se montra disposé à en faire l'essai. 11 n’en fu: pas ainsi de sir Colin Campbell, gouverneur de la Nouvelle- Ecosse. Celui-ci prétendit que les avis du comte Russell ne concernaient que le Canada et non pas les provinces maritimes Il fut remplacé, en 1840, par lord Falkland. Comme ce dernier était un libéral anglais, les réformistes crurent que, sous son administration, la gouvernement responsable serait introduit sans difficulté. Malheureusement, la formation d’un ministère coalisé et la grande question des subsides sollicités pour une université provinciale embrouillèrent tellement la situation, que lord Falkland se trouva bientôt en guerre ouverte avec tous les réformistes de sa province, surtout avec Howe, Uniacke et McNab.

Il fut remplacé par sir John Harvey. L'élection générale du 5 août 1847—la première faite en un

rt cn ne tte

Dans la même ville, le collège Saint-François- Xavier a été fondé en 1854. Cette institution a reçu une charte universitaire.

En 1853, un jeune ecclésiastique acadien, M, Hubert Giroir, natif de Tracadie, N.-E. était promu à l’ordre de la prêtrise. Homme de grand cœur et de haute intelligence, l’abbé Giroir, durant ses trente années de sacerdoce, a fait des efforts constants et extraordinaires pour établir des maisons d'éducation et des écoles françaises au milieu des Acadiens de sa province,

157e Leçon. — La Convention de Charlottetown.

La nécessité d’un lien entre les diverses provinces britanniques de l'Amérique du Nord s’imposait de plus en plus. Depuis cinquante ans, diverses résolutions avaient été envoyées, à ce sujet, au bureau colonial, et les autorités de la Grande-Bretagne répondaient, en substance: ‘“ Arrangez cette affaire chez vous, ”

Pendant la guerre civile des Etats-Unis (1861- 1864), divers incidents avaient semé un tel esprit de défiance et de secrète hostilité, au sein des Etats- Unis et des provinces britanniques, que celles-ci avaient senti le besoin de s’unir pour se mier.… protéger. Au parlement du Canada, à la session de 1864, un comité, composé d’hommes de diverses croyances politiques, fut nommé afin d'étudier la situation et de prendre des mesures pour mettre un terme aux difficultés sectionnelles qui embarrassaient sérieuse. ment le gouvernement, =

AVANT La. CONFÉDÉRATION

Pour discuter vinces maritimes

tèrent les la confia

Sir John MACDONALn,

de députés provinciaux.

tion de C

sur un paquebot du et se rendirent à Chare

lottetown, où les délibérants les reçurent à bras ouverts. Il va sans dire que la question de Vunion des provinces maritimes fut absorbée par le projet d’une confédération de toutes les provinces britanniques.

158e Leçon. — La Convention de Québec.

Une autre convention eut lieu à Québec, dans le mois d'octobre. Toùtes les provinces anglaises de l'Amérique du Nord étaient invitées à y envoyer des représentants. L'ouverture de ce congrès se fit le 10 octobre. Les délégués suivants, qui seront toujours appelés “ les pères de la Confédération,” étaient présents:

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