LE CANADA-UNI. NOUVEAU-BRUNSWICK
John-A. Macdonald, Samuel-Leonard Tilley, Sir Etienne-Pascal Taché, |John-M. J ohnston, George Brown, Charles Fisher, Georges-Étienne Cartier, | Peter Mitchell, Alexander-Tilloch Gait, Edward-Barron Chandler, William McDougall, W.-H. Steeves, Thomas-D’Arcy McGee, John-Hamilton Gray.
Hector-Louis Langevin, =, Jean-Charles Chapais, ILE DU PRINCE-ÉDOUARD, Oliver Mowat, Le 1G Alexander Campbell,. pce in L James Cockburn. . Edward Palmer, sé W.-H. Pope,
hé; : George Coles, Edward Whelan, NOUVELLE-ÉCOSSE. |T..H. Haviland, Ch arles Tupper, À.-A, Macdonald.
W.-A. Henry, — Jonathan McCally, TERRE-NEUVE.
R.-B. Dickey, F.-B.-T. Carter,
Adams-George Archibald,
Ambrose Shea.
AVANT LA CONFÉDÉRATION à 3
La convention tint ses séances à huis clos ; cepennt il fut révélé que, dès le premier jour, la résolu.
da
Province, Les délégués s’étaient Cngagés à ne rien dire avant que ces soixante-douze résolutions fussent soumises aux chambres Provinciales, mais le peuple eut vent de tout, avant la Convocation des chambres.
Le parlement du Canada, au mois de février 1865, adopta, par une grande majorité, les résolutions de VPunion: Dans les provinces maritimes, l'opposition devint très grande. Les îles de Terre-Neuve et du Prince-Edouard ne Voulurent point se rallier au projet. Au N Ouveau-Brunswick, il ÿ eut une élection générale avant que les résolutions de la
la chambre d’Ar-cmblée. Un ministère anti-unioniste remplaça Je Cabinet Tilley, et les partisans de Ja Confédération perdirent peu à Peu Pespoir de voir leur rêve se réaliser,
À la Nouvelle-Ecosse, on considérait le projet fédératif comme illusoire et chimérique. Seulement.
faute d’élection, le peuple n’eut pas l’occasion de se prononcer.
nmmnine 1598 Leçon. — Traité de Réciprocité, Les Féniens.
Dans une leçon précédente, nous avons vu que le traité de Réciprocité entre le Canada et les Etats- Unis cessa d’être en vigueur, en 1866. Les Etats- Unis furent les Premiers à en demander l’abrogation, sous prétexte que les provinces britanniques retiraient de ce traité plus de profit qu’eux-mêmes. Au fond, les Arnéricains étaient irrités contre l’Angleterre, parce que celle-ci, durant la récente guerre civile, n’avait pas caché ses sympathies à l’endro:t des Etats du Sud.
Au mois de septembre 1865, il y eut, à Québec, une assemblée convoquée dans le but de faire renouveler le traité de Réciprocité: elle prit le nom de “Conseil Confédéré des traités de Commerce.” (Ce conseil se composait de six délégués, dont deux représentaient le Canada et quatre les provinces maritimes. Toutes les provinces anglaises étaient disposées à faire des concessions dans le but de faire revivre le traité: des commissaires furent nommés pour aller à Washington. Ils s’y rendirent, à la fin de janvier 1866; mais ils échouèrent complètement dans leur mission. Le traité de Réciprocité prit fin
Je ler mars de la même année.
En 1865, diverses rumeurs firent croire à une invasion imminente des Féniens. On désignait alors sous le nom de Féniens ou Fraternité Fénienne (Fenian Brotherhood), une association formée, en 1848, par quelques Irlandais. Elle avait pour but inquiéter Je Canada et de lenvahir, si C'était possible, En 1866, les Féniens co
ars, Maïs i] n’en fut rien. Cependant, sur la frontière q
juin, non loin du fort Erié, sur la frontière du N lagara, une troupe f6.
nienne, forte de 900 hommes et dirigée Par le “ 96.
néral ” O’Neill, se jeta sur le village de Ridgeway.
Elle harcela fortement les bataillons anglais que com 4 mandaient Jes colonels Peacock et Booker, à Port Colborne et à Chippewa.
Quoique maître de si- FX: GARNEAD, tua
En cette année 1866, la mort vint enlever au Bas-Canadu son historien le plus célèbre, François- Xavier Garneau, né à Québec en 1809.
Dans la province du Nouveau-Brunswick, les appréhensions soulevées par les menaces des Féniens contribuèrent, dans une certaine mesure, à changer les vues du peuple relativement à la confédération. Dans la session de 1866, le ministère anti-fédéré se vit obligé de présenter sa démission. La dissolution des chambres ayant été faite, une élection générale eut lieu, dans l’été, et le peuple se prononça aussi ouvertement en faveur de la confédération qu’il s’y était opposé, l’année précédente, lorsque le cabinet Tilley avait été renversé.
La même année, le parlement de la Nouvelle- Ecosse se montra favorable à l'adoption du projet de confédération, mais comme nous l’avons déjà dit, le sentiment de la province ne fut pas manifesté par les suffrages du peuple.
160e Leçon. — Convention de Londres. L’'Acte de l’Amérique Britannique du Nord.
Au mois de décembre 1866, seize délégués représentant le Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle- Ecosse, étaient réunis à l’hôtel Westminster Palace, Londres, en Angleterre. dans le but d’arrêter un programme définitif de confédération. Les îles de Terre-Neuve et de Prince-Edouard préférèrent garder leur autonomie, c’est-à-dire lindépendance absolue dans le gouvernement de leurs affaires.
Les délégués commencèrent leurs travaux le 4 décembre et ils les avaient à peu près terminés à Noël. Le projet déjà préparé à la “ Convention de Québec ” fut modifié notablement, à lavantage des deux provinces maritimes. L'acte de fédération, tout en s’appliquant immédiatement aux provinces que les délégués représentaient, Pourvoyait néanmoins à l’admission possible d’autres provinces.
La question entière soumise au parlement impérial, en février 1867, reçut l’assentiment royal, le 29 Mars suivant. Une proclamation royale, publiée le 23 mai, fixa au 1er juillet la déclaration officielle de la “ Puissance du Canada. ” Le Haut-Canada allait s’appeler désormais la province d’Ontario et le Bas- Canada, la province de Québec.
premier jour de juil.
let fut célébré comme un jour de fête. Le lendemain, sir N.-F. Belleau était nommé gouverneur de la province de Québec 3 Henry-W. Stisted, gouverneur de la province d’On.
tario; sir F. Williams, gou- 4 verneur de la Nouvelle. S Ecosse, et C.-W. Doyle, gouverneur du Nouveau. 7 Brunswick. Lord MONCK.
En ratifiant les termes
de cette confédération, le gouvernement impérial s’était aussi engagé à prêter une somme de 3,000,000
de louis sterling pour la construction d’un chemin de fer intercolonial.
Lord Monck devint gouverneur général de la Puissance dn Canada, et le premier parlement se réunit le 6 novembre 1867.
TABLEAU CHRONOLOGIQUE