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CHAPITRE III

*79e Léfon. — Elections fédérales ot premier parlement.

le ler juin 1867, gouverneur général de la Puissance du Canada, A pei

d’office qu’il conféra dre du Bain à l’honorable John-A. MacDonald auquel il confia, en même temps, la charge de composer

un ministère, Sir John organisa un cabinet de coalition dans lequel entrèrent les principaux hommes

; GE. Cartier, ministre des douanes, S.-L, Tilley; ministre de l’a griculture, J.-C, Chapais; ministre des postes, Alex. ander Campbell; ministre de la marine et des pêche.

Re

H'STOIRE DU CANADA

ries, Peter Mitchell :

rieur, W.-P. Howlan Ferguson-Blair > receveur-généra] secrétaire d'Etat, H.-L. La pour les provinces maritim

ministre du revenu de l’inté.

d; président du conseil, AJ,

APPERMISSEMENT DE LA CONFÉDÉRATION 349 service des

la matinée et à la sortie parlementaire, Thomas d'Arcy

MeGee, écrivain, poète et orateur très distingué, fut lâchement assassiné, à la porte de

son domicile, MocGee avait désapprouvé les menées de la “Fra. ternité fénienne. ”

ms

1740 Lojon. — La Nouvelle-Ecosse ot lle du Prinoo- | Edouard.

En 1869, sir John Young, autrement dit lord Lisgar, devint BOuverneur général de la Puissance du Canada. Le ministère provincial de la Nouvelle. Ecosse avait alors pour chef M. Annand. Celui-ci et Joseph Howe se rendi t en Angleterre pour faire révoquer l'union de Ja Nouvelle-Ecosse à la confédération. Ils étaient porteurs d’une pétition adressée à la reine Victoria. Les pétitionnaires témoignaient de leur grand attachement à la Grande-Bretagne, mais ils exprimaient leur profond regret de se voir réunis, par le pacte de la confédération, aux deux grandes provinces du Canada. Le docteur Tupper fut envoyé par ses chefs politiques pour contrebalancer li

à céder à la force des

disait lui-même, “à :

tirer le meilleur parti possible d’un vilain marché, ” Sous forme d’un meilleur subside fédéral, il obtint des conditions plus acceptables pour sa province. Le 30 janvier 1869, il fut nommé président du conseil eu parlement fédéral. A l'automne de la même année, la charge de secrétaire d'Etat lui était confiée —Position qu’il occupa jusqu’au ler mai 1873, quand il fut nommé gouverneur dla ouvelle-Ecosse, sa province natale, Il mourut le ler juin de la même année,

un chemin de fer de Georgeto

séquemment, l’entreprise est menée à bonne fin: mais le spectre de la taxe -di

ce but à Ottawa, afin d’en conférer avec le comité exécutif du conseil privé. Les conditions d'admission furent réglées, sans grande difficulté, Une de ces conditions stipulait que le gouvernement fédéral fournît une large somme d'argent pour acheter les droits des Propriétaires et abolir par là même l’injuste tenure des terres, qui paralysait le progrès de Pagriculture dans l'île. Des cours de justice furent instituées pour déterminer 1

et d'autre. I/ile entra dans la confédération, le premier juillet 1873.

puis lors, ses pro , tant en population qu’en développement. agricole, en industrie laitière, etc.

présagent un avenir prospère à ces Barbades du golfe Saint-Laurent.

mens * 17e Leçon. — Au Nouveau-Brunswick. Abolition des FES écoles séparées.

Re S-mat 1871, à la législature de ja province du Nouvéau-Brunswick, un acte fut adopté avec Pobjet

de prohiber les écoles confessionnelles et de mettre l'enseignement primaire sous le contrôle immédiat du gouvernement. La nouvelle loi ne permettait donc plus l’enseignement -religieux dans les écoles publiques.

Les catholiques protestèrent contre cette législation inattendue, parce qu’elle causait de sérieux em- ‘barras à la formation religieuse de la jeunesse. Ils tentèrent de la faire révoquer, mais sans succès. Un appel fut interjeté au parlement fédéral : il n’eut pas de meilleur résultat. A Ottawa, les deux partis politiques—conservateurs et libéraux—firent de belles promesses qui n’aboutirent à rien. Sur ces entrefaites, M. King, le chef du cabinet provincial du Nouveau-Brunswick, en appela au peuple. Les comtés où les catholiques avaient la majorité furent les seuls à élire des députés pour l’opposition.

Plus tard, l'administration ayant donné ordre de prélever des taxes d’écoles, un grand nombre de catholiques refusèrent de payer les contributions imposées. Des prêtres furent jetés en prison, certaines municipalités s’insurgèrent en bloc et des émeutes sérieuses eurent lieu en maints. endroits.

À Saint-Jean, Mgr Sweeney, au nom des catholiques, et l’honorab!: M. Boyd, au nom des protestants de la même ville, eurent des entrevues afin de jeter les bases d’un compromis local. De leur côté, cinq députés catholiques demandèrent au conseil exécutif provincial des conditions plus favorables en faveur de leurs coreligionnaires. En définitive, il en résulta un Modus vivendi, accepté comme pis aller par les catholiques, et qui subsiste encore.

En 1874, date du premier compromis, le conseil de l'Education accorde aux religieuses le privilège de subir leur examen d'aptitude dans leurs couvents, et les dispense de suivre les cours de l’école normale de Frédéricton. Ce qui semble rendre aujourd’hui ces écoles plus acceptables qu’elles ne l’étaient avant les compromis, c’est que chaque district scolaire sc trouve placé sous le contrôle de trois syndics choisis par les contribuables. Ces syndics engagent les instituteurs et institutrices qu’ils veulent et stipulent les arrangements qui leur conviennent pour l’enseignement du catéchisme, en dehors des heures réglementaires. Ce sont les seules modifications apportées à la législation de 1871.

176 Leçon. — Emeute et meurtre à Caraquet.

Durant les premières années qui suivirent l’adoption de ce bill des écoles, au Nouveau-Brunswick, la cause des catholiques fut discutée, avec beaucoup de chaleur et même d’acerbité, par les journalistes de Saint-Jean, le Freeman, le News et le Telegraph. Le Freeman était alors dirigé par T.-W. Anglin, catholique éclairé et convaincu et, en même temps, député fédéral du comté de Gloucester. M. Anglin fit une lutte vigoureuse contre la nouvelle loi des écoles. Ses articles, qui étaient magnifiquement écrits, portaient la conviction dans les esprits; aussi les contribuables du comté de Gloucester résolurent-ils de s’opposer vigoureusement à l’inaugurarion de la loi,

Le 14 janvier 1875, une assemblée d’école fut convoquée à Caraquet, district du comté de Gloucester. Le lieu de la réunion avoisinait la résidence de l’honorable M. Young qui faisait alors partie de l’Exé- Cutif provincial. Les Acadiens du district assistèrent en grand nombre à l’assemblée, afin de pouvoir en contrôler les résolutions. Malheureusement, ils ne se bornèrent pas à cela. Quelques-uns d’entre eux se rendirent à la résidence de M. Young où ils entrèrent, armés de bâtons et'd’armes à feu. Le député étant absent, ils sommèrent madame Young de leur servir un goûter,

Le lendemain, la nouvelle fut répandue dans toute la province qu’un district français était en rébellion ouverte contre le gouvernement du pays. Un corps de miliciens de Chatham et de Bathurst reçut l’ordre de se rendre à Caraquet, afin d’arrêter les insurgés. Sur la route, cette petite armée se livra à des démonstrations inquiétantes. Alors les Acadiens, qui avaient pris part à l’échauffourée faite chez M. Young, décidèrent de se retirer dans une maison privée, afin de ne pas contribuer à une rixe et à l’effusion du sang. Cependant, si la milice tapageuse tentait de les maltraiter, ils étaient résolus de se défendre,

.—- La police armée se rendit vers la maison de retraite

des prétendus insurgés. Dans le tumulte causé par

les recherches, des décharges d'armes à feu éclatèrent de part et d’autre. Deux homes perdirent la vie: un Acadien et un constable angiais,

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