FNSURRECTION DU NORD-OUEST
semaine plns iard, les Indiens, sous le commandement de Gros-Ours, chef cree, massacrent les blancs, entre autres, deux prêtres. Un autre chef de la même tribu, Poundmaker, se joint aux Métis.
Le gouvernement fédéral envoya d’abord un co ps de volontaires distribués en trois colonnes d'attaqu-. Le général Middleton, qui fut chargé de la plus forte colonne, fit le siège de Batoche et vainquit les rebelles. Peu de jours après, Riel fut fait prisonnier. Le colonel Otter, placé à la tête de la deuxième colonne, livra une bataille, non loin de Battleford, et ébranla tellement les forces de Poundmaker que celui-ci se rendit, le 26 mai.
La troisième colonne se mobilisa plus à l’ouest, afin d'empêcher les tribus sauvages de ces régions de se mêler aux Métis de la Saskatchewan. Au commencement du mois de juillet, le chef cree, Gros-Ours, fut capturé, à son tour, et la rébellion se trouva supprimée. Elle avait coûté la vie à 38 volontaires, sans compter 115 autres soldats ou officiers qui furent blessés. L’histoire n’a pas encore constaté les pertes des rebelles.
} Tandis que l’attention publique était ainsi dirigée sur les rebelles du Nord- Mgr Ignace BOURGET. Ouest, une des plus grandes figures dans
lépiscopat du Canada disparaissait dans la personne de Mgr Ignace Bourget, archevêque titulaire de Martianopolis, mort le 8 juin 1885. Ce prélat, qui fut
UISTOIRE DU CANADA
Durant la guerre, le gouvernement f6.
déral fit justice aux réclamations des Mé.
tis, tant pour les octrois de terre en ex.
tinction du titre indien que pour le maintien du vicux mode d’arpentage.
Cependant Je procès de Louis Riel fut instruit À Régina, et, finalement, l'ex-prési.
dent des Territoires fut condamné à mort
novembre 1885.
En 1886, l’archevaque Taschereau, de Québec, est nommé cardi. nal. Au mois de juin de la même anrée, la ville de Vancouver est en.
ièrement détruite par le feu: quatre maisons seulement sont épar-
évêque de Montréal dura nent par ses œuvres et pa
Lord LANSDOWNE,
Candinal TASCHEREAG.
gnées et il y a 50 pertes de vie.
nt trente-six ans, fut émir sa sainteté,
Pour avoir soulevé deux rébel.
lions dont la première : :
avait été compliquée de meurtre, et il monta sur l’échafaud, le 16
À la fin du même mois, le premier train du Pacifique Canadien part de Montréal pour Vancouver. Cette voie du “ Pacifique ” compte, d’un océan à l'autre, 6,683 milles anglais, et réalise le rêve des premiers explorateurs de l'Amérique qui cherchaient un passage à l’Orient par le nord-ouest. A Vancouver, la compagnie du chemin de fer du Pacifique a établi plusieurs lignes de bateaux à vapeur. Deux de ces lignes font la traversée de l’océan Pacifique : une, ouverte en 1891, entre Victoria et Hong-Kong, Chine; l’autre, insugurée en 1893, et qui parcourt le trajet entre Victoria et Sydney, Nouvelles-Galles du Sud, en faisant escale à Honolulu. D’autres lignes font le service de Victoria à Alaska et à divers ports des Etats-Unis.
188e Leçon. — De 1887 à 1892.
Au mois de novembre 1887, une commission des pêcheries se réunit à Washington. Le Canada était représenté par sir Charles Tupper. De part et d'autre, les plénipotentiaires anglais et américains désiraient arriver à une entente aussi satisfaisante que celle qui existait sous le traité de Réciprocité de 1854, dont nous avons parlé à la 148e leçon.
Un traité fut signé, le 15 février 1888, par les membres de la commission; mais il fut rejeté, six mois plus tard, par le sénat de Washington. En attendant de futures négociations, les deux parties ont arrêté une décision provisoire, un modus vivendi aux termes duquel les pécheurs américains peuvent fré-
SOMMAIRE UISTORIQUE
juenter nos ports pour s’y approvisionner de vivres, expédier leur poisson, etc., etc.
La dissolution du 5e parle.
ment fédéral est proclamée le 15 janvier 1887. Les élections générales qui suivent, maintiennent au pouvoir le même parti.
Le ler mai 1888, lord Stanley de Preston est nome mé gouverneur général du Canada: il prête serment, le %% 11 juin. Le ler juillet dla # même année, J oseph Royal est nommé lieutenant-gouverneur Lord STANEBY, des Territoires du N ord-Ouest,
La même année, un bill pour le règlement d’un différend très ancien entre la société de Jésus, la hiérar. … chie catholique de Québec Z et la province elle-même, ; avait été passé sans Opposi= 4 tion aux chambres de la lé. 4 gislature de Québec. En * temps et lieux convenables, Honoré Mercier, le premier > | ministre de Québec, avait Honoré MERCIER. | conclu des arrangements en vertu desquels les jésuites devaient recevoir $8400,000,
en règlement final de leurs réclamations qui s’élevaient à $2,000,000.
Quelques feuilles protestantes agressives dénoncèrent cet acte concernant les
L biens des Jésuites et organi- SZ sèrent un mouvement pour
forcer le gouvernement fédéral à désavouer cette mesure de restitution. Après ÿ de longs débats en chambre
Ÿ fédérale et dans les jour- ? naux, lord Stanley de Preston déclara, le 2 août 1889,
Pierre LANDRY. qu’il ne pouvait pas et ne voulait pas désavouer la loi
en question, contre le gré de son propre ministère. Le 5 novembre, les 400,-
000 dollars furent payés de
la manière suivante : $100,-
000 à la société de Jésus, 1, 860,090 au comité protes.
7 ant du conseil de l’Ins-
A4 truction publique de Québec, $40,000 à l’Université 2 Laval, et le reste, divisé en ADARDS Soume de 810,000 et de LL ZT * 820,000, fut payé à divers
diocèses.
Ste John ABBOTT. En 1890, l'asile de la Longne-Pointe, Montréal, est détruit par le feu; 75 Personnes périssent dans les flammes.
Au Manitoba, l’Acte des écoles non-tonfessionuelles est adopté à Ja législature.
Au N ouveau-Brunswick, P.-A, Landry, de Dorchester, est nonrmé juge: c’es appelé à monter sur Je banc judiciaire.
plus *abile chef poliqu’à nos jours, s’éteignaïit dans la personne de sir John-A. Macdonald, âgé de 7? ans. Le sénateur John Abbott le remplace.
En décembre, à Québec, mort de Mgr Labelle, grand apôtre de la colonisation.
1999 Legon. — La question de la mer de Behring,
Depuis plusieurs années, de fréquentes contesta-
sur les îles Pribylof, venaient des eaux et appartenaient à la laska.
lu que l'affaire serait soumise à un tribunal. Cette cour
d'arbitrage ouvrit ses séances à Paris, France, le 4 avril 1893, Ja commission avait pour arbitres Je baron de Courcel (France ), lord Hannen (Grande-Breta.
gne), sir John Thompson (Canada), John M. Harlau et J.-P. Morgan (Etats.
Unis), le marquis Visconti Venosta ( Italie), et M. Gram (Suède et N orvège). La décision de ce tribunal ne fut Sir John THOMPSON. pas favorable aux réclamations des Etats-Unis.
Le 1? avril, la mort enlève Alexander MacKenzie, chef du deuxième ministère de la Confédération, “un des hommes Jes plus honnêtes et les. plus. francs de WZZ la politique canadienne + S $ ZA un historien contemporain. Au Nouveau-Brunswick, le conseil législatif est aboli. Au parlement fédéral, sir John Abbott, premier mi- 7 nistre depuis la mort de sir John-A, Macdonald, démissionne pour cause de mau- Lord ABERDEEN. vaise santé. Il est remplacé par sir John-S.-D, Thompson.
En 1893, l'assemblée et le conseil législatifs. de
l’île du Prince-Edouard sont réunis en un seul corps. Le 18 septembre de la même année, le comte d’Aberdeen est nommé Bouverneur général du Canada. Un inois plus tard, Honoré Mercier, ex-premier ministre de la province de Québec, meurt à Montréal. Habile politicien et brillant orateur, il avait su gagner l’affection et la confiance du peuple,
Le 12 décembre 4574, le premier ministre du Canada, sir John-S.-D. Thomp- Z son, meurt, à son tour, subitement, au château Wind.
sor, Londres.
Durant ses neuf années de vie publique fédérale, il avait donné au pays une carrière d’intégrité et d’hon« nêteté politique qui mérite Pappréciation de la postérité. Neuf jours après sa mort, il est remplacé par sir MacKenzie Bowell qui forme le sixième ministère de la Confédération.
Sir Mackenzie BOWELL.
means 1906 Leçon. — De 1895 à 1806,
Comme nous venons de le voir dans l’avant-dernière leçon, la minorité catholique du Manitoba avait
HISTC.4E DU CANADA
perdu, en 1890, le contrôle de ses écoles.
A la législature provinciale, il avait été voté un bill d’écoles
neutres, basé sur l'acte d'Education intr chambre de la N ouvell
les Tupper, en 1864, wick, en 1871.
Durant plusieu toba refusèrent d’accepter cette loi Parce qu’elle n’était pas constitutionnelle. Elle violait la Constitui a minorité que l’Acte du , avait promis de sauvegar-
oduit à la e-Ecosse, par le docteur Char.
et adopté au N ouveau-Bruns-
invoquer le haut clergé ice de son de-
importantes conoliques par le gouver-
nement du Manitoba.
Le 2 octobre 1895, l’o Ungava, Franklin, Mackenzie et Yukon est proclamée.
Le 2 janvier 1896, la sixième session du %e parlement est à peine ou binet présenfent leu
rgenisation des districts de
verte quand six ministres du car démission. Deux semaines plus
tard, le premier ministre Bowell a reconstruit son ministére,
Le 24 avril, lord Strathcona est nommé haut commissaire du Canada, à Londres, en remplacement de sir Charles Tupper qui, quelques mois auparavant, a résigné cette position. même jour, la dissolution du Te parlement fédéral est 4 annoncée: en même temps, sir MacKenzie Bowell ge re- W tire du ministère. Le premier ministre est remplacé Sir Wilfrid LAURIER. par sir Charles Tnpper, qui forme un nouveau cabinet, le 27 avril 1896.
Deux mois plus tard, les élections générales ont lieu dans la Puissance du Canada: elles donnent une grande majorité au parti libéral. Le 11 juillet, Wilfrid Laurier accepte la charge de premier ministre, et, deux jours plus tard, il compose le huitième ministère de la Confédération.
1916 Leçon. — De 1897 à 1900.
En 1897, le premier ministre Laurier est nommé membre privé du Conseil privé d’Angleterre.
Le 8 décembre de la même année, Sa Sainteté, Léon XIII, envoie une lettre encyclique “ aux archevêques, évêques et aux autres Ordinaires de la Confédération canadienne ” relativement à la question
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De ETES
scolaire manitobaine, Le pape félicite les évêques du Canada d’avoir protesté contre la nouvelle loi d’écoles du Manitoba; il déplore que les catholiques canadiens eux-mêmes n’aient Pas su se concerter pour défendre des intérêts qui importent souverainement au bien Commun, et dont la grandeur et la gravité doivent toujours imposer silence aux intérêts des partis politiques, lesquels sont d’un ordre bien inférieur. Il reconnaît que quelque chose a été fait pour amender la loi; mais il n’a pas encore été pourvu suffisam. .ment aux droits des catholiques et à l'éducation de leurs enfants au Manitoba. En attendant le jour où ils verront triompher toutes leurs revendivations, les catholiques du Manitoba ne doivent pas refuser les satisfactions partielles que leur offre la législature. Ensuite le pape engage ceux qui dirigent les établissements d’éducation à élaborer, avec soin et sagesse, tout le Programme des études et à n’admettre à l’ensei- &nement que des hommes abondamment pourvus de toutes les qualités re- : quises pour cette fonc- NS SR tion importante, Sa \N Sainteté désire que les rcoles catholiques puissent rivaliser avec les plus florissantes institutions du même genre, tant par l’excellence des méthodes que par l’éclat de l’enseignement.
Sir J. À, CHAPLEAU,
Le 14 janvier 1898, le juge Jetté est nommé lieute- Dant-gouverneur de la Province de Québec.
Au mois d'avril, W-S, Fielding, ministre des finan.
il, l'Angleterre, les Antilles et autres colonies ou possessions anglaises, admettront les marchandises canadiennes aux mêmes conditions que le Canada leur offre pour leurs marchandises, c’est-à-dire, aux taux de 25 pour 100 du taux spécifié. Le ler juillet 1900, le tarif privilégié, donné aux parties de l’empire cihaut mentionnées, est élevé à 334 pour 100. Cette t'éférence ne s’étend pas à certains articles de come merce, tels que vins, spiritueux, tabac, cigares etc. À Québec, le 12 avril, S, E, Je cardinal Tasche.
saintes œuvres.
Le 17 mai, l’acte du cens électoral, déjà expliqué brièvement dans quelques leçons précédentes, est adopté par la chambre des Communes qu Canada. Au mois de juin, le district du Yukon est cons. :
titué et déclaré territoire séparé sous le nom de “ Territoire du Yukon. ” Par ar- 1/10 rêté du Conseil, M. W. O’Gil- Mgr FALCONIO.
vie en est nommé Je Premier commissaire.
Le 13 juin, mort de sir Adolphe Chapieau, un
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homme d’Etat distingué, un orateur Puissant qui eXerça une grande influence sur son parti et sur sa race,
Le 29 septembre, un Plébiscite est pris sur la question de la prohibition relativement à la vente des liqueurs, A peu près 44 pour 100 des électeurs de la Puissance du Canada enregistrent leurs votes. Résultat 264,693 en faveur de la liberté de vente ; 278,380 pour la prohibition.
Le . octobre, A.-E. Forget est nommé lieutenant. 8ouverneur des Territoires du N ord-Ouest.
Le 12 novembre, le comte de Minto est assermenté Souverneur général du Canada,
Le ler janvier 1899, le taux posial du Canada est réduit à deux centins.
Le 18 février, des élections générales ont lieu au Nouveau-Brunswick: le gouvernement est soutenu. Le 27 du même mois, P.-A. Mc.
Intyre est nommé lieutenant-
Lord MINTO. &ouverneur de l’île du Prin.
ce-Edouard,
Le 1er octobre, arrivée de Mgr Diomède Falconio, délégué apostolique du Pape pour le Canada.
1990 Leçon, — En 1900. Le Canada et 1a guerre &u Transvaal.
Au cours de l'été 1899, Paul Kruger, le président du Transvaal et sir Alfred Milner, le haut commissaire anglais en Afrique australe, ont une entrevue à Bloemfontein, Capitale de l'Etat libre d'Orange, au sujet de certains droits politiques dont les uillanders (étrangers) anglais réclament l'acquisition au Transvaal, à l’égal des citoyens boers.
Actuellement, les uitlanders forment les deux tiers de la population blanche dans la république sud. africaine. Ils veulent les mêmes droits politiques que les burghers (citoyens boers). Le gouvernement transvaalien exige un stage de sept ans qu’un étranger puisse acquérir la plénitude de ges droits politiques. Pour le droit de vote et Péligibilité au premier Volksraad (Haute Chambre), il faut que l’uiflander ait été naturalisé depuis douze ans.
C’est principalement à cause de cette question de suffrage et de naturalisation que Ja guerre a éclaté
Sur demande, le 8ouvernement canadien se décida à fournir des troupes. Le 30 octobre, le steamer “ Sardinian ” fit voile de Québec, ayant à bord le premier contingent canadien, 57 officiers et 1,224 hommes. Pendant l’hiver de 1900, un second contingent fut envoyé, en trois détachements. Il était composé de 41 officiers et de 976 soldats. Un corps
spécial de carabiaiers à cheval, offert par lord ‘trath-
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cona fut organisé et partit d’Halifax, le 16 mars 1900 pour le Cape-Town. 11 était composé de 527 officiers.
Ceux qui ont survécu à la misère de cette campa- £ne, aux balles des ennemis ou À la maladie, sont revenns dans l’hiver de 1901, et ont reçu, dans les principales villes du Canada, de magnifiques ovations.
Le 19 novembre 1899, à Montréal, la mort de sir William Dawson, célèbre géologue et recteur de l’Université McGill
Le 15 décembre, en France, mort de M. Rameau de Saint-Père, historien distingué et ami des Acadiens et Canadiens-Français, Le 12 janvier 1900
à Ottawa.
Le ‘20 juin, Th. R. Mclnnes, lieutenant-gouverneur de la Colombie-Angiaise, est remplacé par sir Henri Joly de Lotbinière,
Au Nord-Ouest, Je cinquantième’ anniversaire de
prêtrise du P. Albert Lacombe, O. M. I. l’apôtre des métis et le
1990 Legon. — Pin d'un grand siècle, Mort d'une grande reine,
Pendant que Je soldat canadien verse son sang dans l'Afrique australe, pour la cause de l’uitlander
ses fautes et ses agitations, a produit une évolution magnifique et très féconde, au triple point de vue de la politique, de la science et du Progrès matériel. Au point de vue poli.
tique, les cent dernières années ont été un épanouissement Progressif des li.
bertés ronulaires, L’esclavage à été aboli; les gou- Veérnements constitutionnels se sont multipliés, le sufe frage universel à donné aux Zip peuples la direction de ‘40 leurs gouvernements. Au point de vue scientifique, l’application générale de l'électricité, les découvertes médicales, etc., disent que le génie humain
RE
P:: d'intelligence, à l’agriculture, à l’industrie, au Commerce: ils vivent mieux et sont plus heureux. De son côté, Pinstruction Populaire, presque inconnue auparavant, dans notre Pays—s’est développée merveilleusement et, aujourd’hui, l’école projette sur les foules ses rayons lumineux.
= Pendant que le temps en-
sevelit ce grand siècle, Victoria, reine de la Grande- Bretagne et impératrice des Indes, s’éteint doucement, le 22 janvier 1901 à l’âge de 82 ans, après avoir occupé le trône durant 64 ans. Sous Ç son règne, l’activité industrielle et commerciale a pris un el essor que la Grande.
Bretagne à des comptoirs dans toutes les parties “ monde et commande aux mers par sa marine marchande. De plus, les principales colonies anglaises, pourvues d'institutions politiques larges et libérales, se sont fédérées de façon à élever dans l’Empire britannique deux confédérations vigoureuses et intéressantes par leur progrès, leur développement et par l'avenir brillant qui leur semble réservé.
Ta reine Victoria laisse un nom impérissable de souveraine constitutionnelle. Son fils lui succède sous le nom d’Edouard VII.
ne
194 Leçon. — Etat et influence des diverses dénominations religieuses,
la couronne d'Angleterre :
politique anglaise dans
délégués apostoliques envoyés par le Saint-Siège Pour étudier les questions politico-religieuses du Pays et pour régler diverses matières d'administration ecclésiastique. En i877, c'était Mor. À Smeulder. : en 1897, Mgr Raffaeli :
enfin, en 1899, Mgr Diomède Falconio dont la mis-
sion semble avoir reçu un caractère plus prononcé de permanence,
Après l’Eglise catholique, c’est l’Eglise anglicane qui a exercé la plus haute in.
fluence sur notre pays.
Surtout dans les provinces anglaises, elle a eu un pouvoir dominant ; elle a été l'église des classes diri.
geantes, le soutien du vieux toryisme et a beaucoup / contribué à la dissémina-
tion et à l’amour des instisn tutions britanniques. Ses plus illustres missionnaires ont été les évêques Jacob Mountain, George J. Mountain et Charles James Stewart. Les principaux organisateurs qui ont travaillé à la formation et au développement de ses provinces ecclésiastiques sont dans Ontario, les ministres John Strachan et Jon Stewart; dans les provinces maritimes, les révérends docteurs Inglis, Binney et Medley ; dans l’ouest, les évêques Horden, Anderson et Mackray.
La religion méthodiste compte à peu près un million de croyants dans la Puissance du Canada. Elle a exercé une bonne part d’influence sur la politique. Parmi ses principaux missionnaires de notre pays et orateurs, on cite les ministres Egerton Ryerson, Matthew Richey, George Douglas et Albert Carman.
Les membres de l'église Presbytérienne sont plus nombreux que ceux de la religion anglicane, En politique, cette secte s’est ap.
Pliquée à conserver les vieilles traditions et à lutter contre les innovations démocrati.
ques. Elle à été mêlée aux différends qui se sont élevés sur la question des Réserves du clergé. Dans ses rangs, les hommes les plus en vue ont été, jadis, les docteurs James MeGregor, de la Nouvelle-Ecosse, John Cook, de Québec, John Black, Qu Nord-Ouest et, dans une époque plus 'approchée de nous, les révérends Alexander Mathieson, Robert Burns et Alexander Mac. Knight.
Les baptistes sont à peu près au nombre de quatre cent mille. Ils n’ont guère pris part aux discussions politiques du Pays. Dans les Provinces maritimes, ils sont plus nombreux que les sujets de Péglise an-
ns