‹ L'histoire du moyen âge racontée aux enfansChapitre 15 sur 22 · LE SEBMEST DE HAROLD · texte numérisé non relu

LE SEBMEST DE HAROLD

Dcpns Tarn io54 jni{«'à Tas io65.

Acssxionr ai|ns la MOtt de Godwui| oo doit penser, aies cn&iis, que le roi Edward se troara soulagé d'une grande crainte oo d'un profond ressentimeni, car, dès ce moment , il n'y eat pas de fareor dont il ne comblât les fib de cet homme paissant, qui , sans donte, ne lai paraissaient pas aassi redoutables qae leur père.

Il investit Hârold , l'aîné de ces seigneurs, du gouYemement du West-Sez, etTosriG, le troisième de ses frères, de celui de li Northumbrie, et rendit ainsi cette famille la plus riche et la plus considérable da royaume.

^^toOfi de tous ces \e\x\\^ Viocames qpi

LE SSIUMEirr DE BAROLD. 3i5 avaient hérité de l'attacliement qae U nation anglaise portait à leur père , le premier, par son habileté comme par sa naissance , ^tait HaroM , qu'Edouard considérait arec raison comme le plus ferme soutien de sa couronne. Les restes de la nation Cambrienne , qai, ainsi que je tobs l'ai dit il n'y a pas long-temps , habitaient le sauvage pays de Galles , ayant osé franchir la muraille construite par le Saxon Offa , qui les séparait du pays de Merde « et ravager les tenw voisines, Harold marcha contre eux avec la permission du roi , les défit complètement , et étid>lit qu'à l'avenir tout homme de cette nation qui serait trouvé avec des armes au-delà de cette muraille aurait la main droite coupée. Les Gallois furent contraints de se soumettre à cette dure condition; et, depuis ce temps, ils cessèrent d'infester le pays voisin de leurs brigandages.

Mais si Harold se montrait dans cette

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3i6 LE SERMENT DE HAROLD.

général , il témoignait dans une autre occasion , d*ane manière non moins éclatante, àon respect pour la justice et la vérité. Son frère Tostig, dont l'humeur était farouche et orgueilleuse, ayant traité les Northumbriens avec une dureté excèssive, ceux-ci, poussés au désespoir, prirent les armes pour se soustraire à son oppression , égorgèrent tous les officiers de Tostig qu'ils purent atteindre , et l'obligèrent lui-même à prendre la fuite.

Harold, par l'ordre du roi , s'avança avec un bon nombre de soldats contre les rebelles ^ mais avant de combattre , et de verser une seule goutte dç sang anglais, il voulut connaître les m'otifs de cette révolte, afin déjuger avec équité les torts de chacun. Alors les Northumbriens lui exposèrent humblement que son frère Tostig, par ses violences et ses injustices, avait seul causé leur soulèvement , et le supplièrent de ne jamais leur ramener un chef qui les avait traités en esclaves, disant ^e Ja mort leur pam^s^Vv ^\4C4rahle au

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malhear de lui obéir , et que leurs ancêtres leur avaient appris à vivre libres ou à mourir.

Le sage Harold, en entendant ce langage , qu'il reconnut être celui de la vérité , demanda au roi de priver Tostig de l'autorité dont il avait abusé, etj préféra ainsi Tintérét' de la justice à celui de sa propre famille. Un trait si honorable pour Hârold né fit qu'augmenter l'affection que lui portaient Edward et la nation anglaise tout entière, mais lui suscita en mémo temps, dans la personne de Tostig, un ennemi mortel , qui contribua plus tard à causer sa perte et celle du royaume , ainsi que je vous le raconterai.

Il y avait déjà plusieurs années que cet homme puissant, par la fermeté de son caractère et son habileté, était parvenu à rétablir l'ordre le plus parfait dans le royaume d'Angleterre; et Edward, déjà avancé en âge, se reposait entièrement su^ lui de tous les embarras de la royauté^ lorsqu'un jour,- Harold se so\\^^\^a.\l^.^^^îÇkfc

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son frère et son neven étaient gardés depuis dix ans en otages par le duc de Normandie, résolut de faire lui-même un voyage dans ce pays pour prier ce prince de leur rendre la liberté.

Or, avant de sortir d'Angleterre , il fallait que le roi lui en accordât la permission, et Harold se présenta devant Edward pour lui demander de permettre qu'il s'absentât du royaume pendant quelques mois , ne lui laissant pas ignorer le désir qu'il éprouvait de délivrer ses p^rens« Mais le prince , qui craignait , avec raison , d'être privé de ses services et de son activité, lui représenta que peut-être ce voyage allait attirer de grands maUieurs sur lui-même et sur le royaume : « Je ne « veux pas mettre obstacle à tes désirs, (( ajouta le bon prince avec tristesse ; mais « je connais mieux que toi le duc Guil- <c laume , qui est un homme rusé et ambi- « tieux,et je ne saurais trop te prévenir de <( t'en méfier. » Malheureusement lïarold, conBantf comme \e ^ouv Voxvysw^W^^-

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