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enuîronnc'e de bocages et fort difFicile à aborder pour les basses et roeliei's qui y sont : la maiée y est tort rude, j^rincipalemeiit dans le canal qui si'paie l'Isle de la Continente, d'où il est a|)j)ellé des François le Passage Courant, vis à vis de l'I le il y a une baye à la terre ferme, qui est une fort seure retraite pour les nauires, ayana trois lieues d'emboucheure, cognue auiourci'hui par le nom de S. Marie : ù la main droite en entrant est situé le port de S. Marguerite, sur les XLIV degrés et trente scrupules de la ligne ; il a à son entrée seulement dixhuict ]>iés et trois brasses en son fonds ; il estenuironné d'un terroir pla et fertile du costé du Sud-est : à la main gaucbe il y a une ])etite baye, auprès de laquelle on dit qu'on y trouue quelques veines d'argent: un peu plus auant la riuièr^ nommée l^oulay, y entre et deieclief un autre au fonds du port, lequel est séparé du Port Royal par un petit es[)ace de terre : l'une et l'autre de ces riuières ont des mines de fer, et sont riches en prairies auprès de leurs riuages, la terre y est presque aussi rouge que sang.
. De risie longue la coste retourne encore [dus vers le Nord-est iusques au Port-lioyal qui n'a point son pareil soit en grandeur, soit en seureté, d'où il a reçu son nom, il est sur les quaiante-cinq degrés de la ligne. Son emboucheure est large de huit cents {)as, il a deux lieues de long et une de large capable de mille nauires et grandement asseuréà l'encontre de l'incertitude des vents : il y a trois fleuues qui s'y deschargent, l'un desquels et qui est asses grand, s'appelle de l'Esquille, ainsi nommé de l'abondance do 'S petits poissons qu'on y prend il descend de diMiers l'Est et court une longue esj)ace de terre, il est diuisé en son emboucheure qui est large d'un
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quart de lieue eu deux par une Isl-i couuerte d'arbres et fort plaisante, ou le j)eut monter avec des moyens nauires iusques à seize lieues haut, où le canal est encore large de soixante pas et profond de dix liuiet pies ; le riuag»! d'un costé et d'autre est reuestu d'arbres et nourrit de fort gros fouteaux et fraisne.
L'autre appelle du nom de S. Anthoine, à la main droite (piand on entre dans le port est fort petit, et comme bouché par une petite Isle qu'il a à l'entrée : il y a un bois qui couvre ses riues qui empesche par son espaisseur le passage de ce port ù la baye de S. Marie. Le troisième est du mesme costé, qu'on appelle Ruisseau de la Roche, à cause qu'on n'y peut entrer avec des nauires, pour les basses et rochers qui sont en son emboucheure. Les François s'y estoyent placés l'an .cL)Ijcv, comme nous dirons ci-après.
Du Port Royal la coste tourne encore plus vers le Nord-est, iusques au Cap de Poutrincourt et iusques sur la hauteur de quarante et ciiiq degrés et quarante scrupules, où la mer s'espand dans une baye qui a vingtcinc] lieues de circuit, beaucoup plus longue que large, dans le fonds de laquelle entre une petite riuière et quelques torrens : vis à vis du Cap et à la main gauche de cette baye dont nous venons de parler, il y a le Port aux Î.Iines, ainsi nommé des mines de cuyure, qui sont tous les iours couuertes deux fois de la marée. Ici la terre ferme s'auance en mer par un long et estroit Cap qui s'estend entre deux bayes, nommé vulgairement le Cap de deux Bayes pour cet elfect : la baye la plus loin s'appelle la Baye de Gennes, laquelle receuant la mer par une entrée de cinq lieues de large, lui ouure au- de-
dans un fort circuit et reçoit deux riuières, l'une qui y vient de l'Est, l'autre qui y descend du Nord et se ioinct presque au[)res du destroit S. Lunaire, auec le costo droit de la Péninsule, ioignant en un angle les limites de Cadie.