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lui de saint Germain? Si la Bible suffit à tout, qu'on on donne im exemplaire a chaque protestant, et que Ton supprime le catéchisme, les symbo)cs,Jcs profossians de foi, les consistoires, les prédications. La Bible, rien que la Bibh% point d'autres livres : « La Bible donne de û/iis loir c juste assez pour comprendre la doctrine, et de doclrine juste assez pour comprendre f histoire. » (Oster). Point d'explication : a Le discernement delà doctrine est accordé à tous. » (^Sîonod). Point de commentaire : « Le droit de pronGncer sur la fidclitc de la traduction a clé donné à charjuc fdclc. » (Panchaud). Point de tradition : « Les Apôtres ont consifjné dans leurs écrits toutes l€sréril''s nécessaires au salul; en ne doit rien y ajouter^ rien en retranchera PointdeniinisU'cs . " LeSainl-Es' prit parle directement à chaque p. d de ^. » (Monod.) Enfin, ce principe aiitiscripturaire, d'invention récente, condamné par riusloire, impossible dans son apjdicalic n, rejeté [ ar ceux («ni le proclament le plus haut, ncst rien moins que la destruction complète de PEcrittcrcSainte. A\ant d'interpréter les Livres divins, une foule de savants proleslants ont voulu (îxercer le droit déjuger ih la divinité de ces Livres. Voici le résuUat auquel ils sont
i ' il. Ui^loire de C Eglise chrcllciine f cli. 22, 3 Voy. pago 435.
arrivés ; on pouvait le prévoir , il n'en est pas moins curieux.
D'après Luther, le canon des saintes Ecritures ne doit pas renfermer les huit livres suivants : Job, TEcclésiaste, TEpîlre aux Hébreux, la deuxième Epître de saint Pierre , la deuxième de saint Jean, celle de saint Jude, et TApocalypse. Calvin veut encore qu'on en retranche les livres d'Esther, de Baruch, de ïobie, de Judith, de la Sagesse, de FEcclésiastique , et les deux des Machabées. Spinosa et d'autres critiques avec lui révoquent en doute rauthenticité du Pentatenque , des Juges, des Fiois, des Paralipomènes, d'Isaïe, de Jérémie, d'Ezéchiel, de Daniel, et des douze petits Prophètes ; Hobbes celle de Ruth , Pereyre celle de Josué. Grotius ne croit pas à Tinspiration du Cantique des Cantiques, du livre de la Sagesse, ni des deux dernières Epîtres de saint Jean. Les Socihiens niaient la divinité du livre des Proverbes, les Anabaptistes celle des Psaumes et des livres d'Esdras. Strauss conteste Fauthenticiléde saint Matthieu, Griebasch celle de saint MarCjEvanson et Wettecellede saint Jeanqu'avait déjà tronqué Théodore de Bèze; et Samler, March et Collins, celle des quatre évahgélistes à la fois. Sleimacher refuse Tinspiralion divine à la première Epitre à ïimothée, Eichorn à la deuxième
et à celle à Tife , Bretschneider aux deux dernières de saint Jean, Balten à celle de saint Jude, Cludius à la première de saint Pierre , et les Mythologues ainsi que les Rationalistes à toutes les E pitres des Apôtres, à tous les livres quelconques de l'ancien et du nouveau Testament ^ , de sorte qu'un libraire protestant, qui voudrait publier une Bible uniquement composée de livres dont l'autorité serait reconnue par tous ses coreligionnaires, aurait zéro à imprimer. La Réforme n'a pas de parole de Dieu. Luther a voulu toucher à ce dépôt sacré, ses disciples l'ont entièrement dis* perse. Bénie soit mille fois la sagesse des Papes qui nous l'ont conservé intact!
i Voyez Hobbes , Leviatlian, p. S, c. 53 j
Pererius, SysUm. Prœ-Adam. 1. IV; c. 4 ;
Si^'mosdi, Traclat. theolog. folit., x;
Ricbaid Simon, llist. crit. veter. Teslam., I. Ij
Charles le Cène, Bible de la Cène, i, 9 ; x, 4 j
Th. Sague, Age de la raison, part, il j
E. Rendu, Mémoire sur l'inslruclion publique en àlktnag'ntf
GlairC; Introduction à l' Ecriture-Sainte;
Péronne , Le Protestantisme et la Règle de foi.
CoifClUSIOÎf.
Ce que prêchait saint Jean-CY.rysostôme en 390 , ce que les Grecs souerrivaient en 518 * , ce que le pape Agathon proclamait en présence des évêques du sixième concile œcuménique, ce que rappelait Grégoire Vil en 1090, ce qu'avouait Luther ^ au seizième siècle, peut donc se répéter aujourd'hui avec la même vérité ! Le Siège apostolique n'a jamais erré. Aux prises avec les hérétiques de tous les temps et de tous les lieux, les souverains Pontifes n'ont jamais failli à leur mission de défendre la saine doctrine.
4 « La première coudilion do salul , c'est de garder la icgie de la vraie foi , et de ne s'écarler en rien de l'enscignemeiit dos saints l'ères ; et parce qu'il est impossible que la seiileuce de Noire-Seigneur ne s'accompiisw point, quand il dit : u Tu tt Vient , el sur celte fierrc je bâtirai mon Eglise: » rcv<^iicmenl a justifié ces paroles; car la religion catholique eil toujours demeurée inviolable dans le Siège apostolique. Na voulant pas déchoir de celle foi, elc. » [Formulaire dUlormisdas. Labbe, iv, H86.— Rhorbacher, I. xnil.)
2 « J'approuve fort ce qu'on dit que la foi de tous doit èlre réglée par îa foi de l'I'giise romaine , et qu'elle doit lui être conforme; car moimôme je rends grâces à Jésus-Chiisl d'avoir, par un grand miracle qui seul e&l capable de convaincre que noire foi n'a rien qui ne soit vrai , conservé lellemenl cette seule l'giise sur la terre qu'elle ne s'est jamais éloi- Cnécdclafo! par aucun de ses décrcti. >» [Réponse à Sydeslie Prieras.)
Consultés pendant dix-huit siècles de tous les points du monde catholique sur toutes sortes de questions de dogme, de morale, de discipline, de cérémonies, ils n'ont jamais publié de décret qui portât atteinte à la foi ou aux mœurs. «Or, dit M. Blanc de Saint-Bonnet*, s'il existe àprm^i une infaillibilité sur la terre, dix-huit cents ans de pratique disent expérimentalement où elle est. » Tirons donc hardiment une seconde conclusion ; Cette si longue infaillibilité de fait ne peut venir que d'une réelle infaillibilité de droit,
LE SlÉGR APOSTOLIQUE ^"eRRERA JAMAIS.
i De l^InfaiUibUilé au point de vue métaphysique ^ I" partie, XT.
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