‹ L'Histoire expliquée par la science socialeChapitre 152 sur 165 · XIII. — LA DÉFORMATION ET l'ÉCLIPSE DU TVI'E GHEC. 'X\o · texte numérisé non relu

XIII. — LA DÉFORMATION ET l'ÉCLIPSE DU TVI'E GHEC. 'X\o

navigation que le cabotage. Mais d'immenses transformations ont eu lieu dans le monde. Non seulement l'Atlantique a éclipsé la Méditerranée, mais la Méditerranée elle-même estdominée par de grandes puissances, munies de grands vaisseaux de guerre et de grands paquebots à vapeur. La Grèce, quelque analogie que puissent avoir ses conditions sociales intérieures avec celle d'autrefois, se trouve donc en présence de circonstances extérieures qui l'obligent à se contenter d'un rang modeste parmi les nations. Elle n'en continue pas moins à produire, et des montagnards belliqueux qui vont s'engager comme mercenaires, et des commerçants avisés qui savent gagner de l'argent, et des « colons » qui vont s'établir dans les principaux ports de la Méditerranée, et des intellectuels qui poussent avec ardeur aux progrès de l'instruction, et des Mécènes généreux qui emploient les bénéfices de leur commerce à soutenir des écoles. Tous les traits de la race survivent, en définitive. Seules les occasions leur manquent pour se manifester avec l'éclat extraordinaire dont ils ont rayonné jadis. Mais l'élargissement merveilleux de la civilisation dans le inonde continue, comme au temps des conquêtes romaines, à servir la gloire des anciens Grecs. Chaque Université nouvelle qui se fonde aux États-Unis ajoute aux triomphes d'Homère, et justifie davantage l'intérêt qui, de siècle en siècle, s'attache à ce petit coin de terre perdu au sud des Balkans.

BIBLIOÎHECA

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