‹ L'Histoire expliquée par la science socialeChapitre 5 sur 165 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

Ce ne sont plus des faits simplement constatés et juxtaposés, mais des faits expliqués et étroitement liés. C'est la notion de science substituée à la notion de hasard. Le hasard n'existe pas; il recule devant chaque progrès de la science.

Au point de vue de lenseign^ement, c'est une révolution profonde. Actuellement, l'enfant est obligé de tout retenir par un eflort exagéré et vraiment impossible de la mémoire, parce qu'on lui expose des faits dont il ne voit pas les rapports, dont il ne connaît pas les réactions, ou les répercussions.

L'étroit enchaînement des choses fait au contraire intervenir la réflexion. Par la réflexion, l'élève peut toujours retrouver ce qu'il a appris une fois méthodiquement, et la mémoire n'est plus, comme il convient, c[ue l'auxiliaire de la pensée.

Le professeur doit même, par des questions intelligentes, ramener l'enfant à découvrir lui-même les rapports nécessaires qui existent entre les phénomènes. Ainsi l'élève, qui est trop souvent passif en classe, devient actif; il s'intéresse à la classe et apprend à réfléchir. Il n'est plus un perroquet, qui récite simplement ce qu'on lui a enseig^né ; il devient capable de découvrir par lui-même ta liaison jji'ofonde des choses.

C'est cette « raison profonde des choses » que cette histoire met en lumière et dont l'intérêt poignant va irrésistiblement entraîner le lecteur de page en page jusqu'à la dernière.

Mais, pour que cet enchaînement frappe encore plus les esprits, nous publions, à la fin du volume, une série de tableaux où les principaux faits de l'histoire grecque sont classés dans l'ordre où ils se répercutent les uns sur les autres. Ainsi apparaîtra encore plus nettement, grâce à ce raccourci, « le maguilique enchaînement des aSaires humaines », mis en lumière par la science sociale.

Edmond Dkmoli.vs.

LA

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