COURS D’HISTOIRE DES RELIGIONS
l’adorateur les croie doués de facultés surhumaines. — Mystérieux : il faut que l’objet de l’adoration échappe, par un côté quelconque, dans sa nature ou dans ses actçs, aux efforts de l’homme pour le saisir et le comprendre.
B. Un sentiment de dépendance vis-à-vis de ces êtres surhumains et mystérieux.
Là où manque le sentiment d’une dépendance, il ne peut y avoir de religion — (attitude des épicuriens vis-à-vis des dieux traditionnels et des nègres vis-à-vis des divinités qu’ils jugent indifférentes à leur sort). — D’autre part, pour qu’il y ait religion, il ne suffit pas d’un sentiment de dépendance, comme semble le croire Schleiermacher ; autrement « le chien serait le plus religieux des animaux ».
C. Une tendance à se concilier la puissance mystérieuse dont on croit dépendre.
Il n’y a pas de religion exclusivement fondée soit sur la crainte, soit sur l’amour; ces deux sentiments sont toujours mélangés, bien qu’en proportions diverses, au sein d’une religion. — Sentiments sui generis engendrés par les idées religieuses. — La double gamme du sentiment religieux selon M. Réville. — Même dans les religions les’ plus primitives, l’homme s’efforce de s’unir à la divinité qu’il adore.
La Religion peut donc se définir: la façon dont Vhomme réalise ses rapports avec les puissances surhumaines et mystérieuses dont il croit dépendre.
L’histoire générale des Religions comprend Yhiérographie et Yhiérologie.
L’hiérographie, ou histoire des religions proprement dite, a pour objet de décrire successivement toutes les religions particulières et d’en retracer le développement respectif.
L’hiérologie ou histoire comparée des religions a pour objet de découvrir, par la comparaison des phénomènes religieux, les lois suivant lesquelles ils se produisent et se modifient.
Classification des Religions.