LA RETRAITE DE WALLBNSTEIN
réformée, que les protestants d'Allemagne, effrayes de Tëdit de restitution qu'appuyaient les armes de Wallenstein et de la ligue catholique, tournèrent leurs vœux et leurs espérances. Gustave- Adolphe, alors engagé dans une guerre contre les Polonais , dont le roi Sigis- MOVD, quoique son parent, prétendait lui disputer la couronne de Suède , ne parut point à Tunion évangélique un appui assez efficace contre les armées impériales , et Christiern IV le premier, à la prière des princes protestants , fit entrer les soldats du Nord dans la querelle qui agitait Tempire. La Poméranie, province allemande qui touche aux États de Danemark, devint le théâtre des premiers combats ; mais je dois vous dire que ce monarque, qui avait d'ailleurs du courage et de l'habileté pour le gouvernement de son royaume, n'était pas doué des qualités qui font les grands capitaines ; et quoique Mansfeld et Christian de Brunswick fussent venus le joindre à la tête de leurs troupes , ses armes furent
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presque constamment malheureuses dans celte lutte , où il eut la douleur de voir son armée entièrement mise en déroute par le redoutable Wallenstein ,j qui , Tayant surpris auprès d^une ville nommée Lutter j lui enleva dix mille de ses meilleurs soldats , tous ses drapeaux et la plus grande partie de ses équipages de guerre.
Or, la principale ville de Poméranie, mes jeunes amis, se nomme Stralsuiïd, et à cause de son excellent port sur la mer Baltique, les marchands des villes hanséatiques en avaient fait un des plus riches entrepôts de leur commerce. Stralsund , à cette époque , renfermait une quantité considérable de choses précieuses de toute espèce, outre un grand nombre de navires et des provisions immenses ; et Wallenstein , tenté par Tespoir de cette opulente conquête , résolut d'y conduire sans délai son armée, que la défaite du roi de Danemark semblait devoir laisser sans occupation.
Mais Stralsund était défendue par une