‹ L'histoire moderne, racontée à la jeunesseChapitre 82 sur 117 · IJS RETOUR DE PIERRE · texte numérisé non relu

IJS RETOUR DE PIERRE

I>q>ais Pan 1 696 jusqu'à Tau i 698 .

Mais tandis que le czar Pierre , par \es travaux et son exemple y préparait linsiy dans sa chaumière de Sardam, a grandeur et la prospérité de son empire 9 il apprit tout à coup qu'une nourelie mutinerie des strélitz y excités paes secrètes menées que la czarine So- >hie) du fond de son cloître, entretelait encore parmi eux , venait d'éclater i Moscou y et que déjà cette soldatesque adisciplinée avait été mise en fîiite par e brave Lefort. Cette nouvelle lui fit lâter son retour en Russie , où sa pré* ence répandit la terreur et la consternaion parmi les rebelles.

Le prétexte de cette dernière révoltedes tréli tZy mes jeunes amis, vous fera mieux

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comprendre que tout ce que je pourrais vous dire quelle était alors Tignorance de la nation russe. Pendant son voyage en Hollande , quelques marchands anglais avaient obtenu du czar la permission de porter en Russie du tabac, dont Tusage était devenu commun en Europe depuis un grand nombre d'années. Mais quelques prêtres ignorants ayant prétendu que la, religion défendait de fumer cette plante aromatique, il n'en fallut pas davantage pour exciter parmi les strélitz un soulèvement, encore signalé par d'incroyables traits de férocité. Heureusement cette rébellion fut la dernière qui ensanglanta l'empire et la capitale ': le même jour, à la même heure, et avant qu'aucun des mutins eût pu chercher son salut dans la fuite , Pierre fit saisir leurs principaux chefs et leur fit trancher h tête en sa présence. On dit même que tirant son sabre , il ne craignit pas de frapper de sa propre maiu les plus coupables , afin d'effrayer les autres par l'exemple de leur supplice.

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Ne VOUS semble-t-il 'pas bien odieux , mes jeunes amis , de voir le czar , se couvrant du sang de ses sujets , remplir lui-même le terrible office de bourreau, et se faire Texécuteur des sentences de mort qu'il vient de prononcer? Cette action, n'est-il pas vrai, vous parait celle d'un tyran féroce et sanguinaire , que vous ne pouvez vous empêcher de comparer à ces princes dont l'histoire nous apprend à abhorrer la cruauté; mais vous cesserez de porter un jugement aussi sévère sur cet homme extraordinaire , lorsque vous saurez que s'il put se résoudre à punir lui-même les coupables , c'était pour imprimer une terreur salutaire à ceux qui seraient tentés de les imiter. Depuis cette époque , le règne de Pierre ne fut plus troublé par de semblables séditions ; la milice des strélitz fut à jamais abolie; la plupart de ces soldats turbulents , bannis de Moscou , furent transportés en Sibérie , l'une des provinces les plus froides et les plus éloignées de la Russie, et les nouveaux régiments

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disciplinés par le czar prirent leur place dans la capitale et sur les frontières de l'empire. ^

Cependant ^exe^lple donné par Pierre V avait déjà profité à sa nation : par son ordre , une foule de jeunes Russes parcouraient les divers États de l'Europe pour s'instruire comme leur souverain; un grand nombre de Français , d'Allemands, de Hollandais, venaient en Ruàr sie exercer les arts de leur patrie , ou propager les connaissances utiles qu:

distinguent les nations policées. De commerçants de tous pays s'empressaient d'apporter le produit des fabri' ques d'Angleterre et des Pays-Bas da»

cet empire, oîi ils étaient certains d'êtu favorablement accueillis. Des navire russes , tous construits sous les yeux à Pierre, et dont quelquesruns avaient et commencés de ses propres mains , i$illo| uaient la mer Noire, où ils combattaiel avec avantage les flottes du sultan Mah< met lY , à qui les officiers russes , foi mes à l'école du czar, enlevaient Azol

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