‹ L'histoire moderne, racontée aux enfans ;Chapitre 44 sur 69 · GUSTAVE-ADOLPHE EN ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

GUSTAVE-ADOLPHE EN ALLEMAGNE

Depuis l'an 1631 jusqu'à l'an 1632.

Lorsqu'on avait appris à Vienne, mes jeunes amis, que Gustave- Adolphe était débarqué en Pomeranie , les courtisans qui entouraient Ferdinand II ne manquèrent pas de plaisanter sur l'audace du petit roi de Suède qui, avec une poignée de soldats , osait s'attaquer à la puissance impériale ; et pour témoigner leur mépris envers ce prince du nord qu'ils ne connaissaient pas, ils n'avaient point hésité à dire que « Sa Majesté de neige fondrait sans doute bientôt à la chaleur du midi. . Mais lorsque, peu de mois après, le bruit parvint à l'empereur que cet ennemi qu'il avait dédaigné, à la tête d'une armée formidable, renforcée des troupes de l'union évangélique et des électeurs de Saxe et de Brandebourg, s'avançait à travers l'Allemagne et dévastait la'^Bavière, la dérision fît place à l'effroi , et Ferdinand vit avec inquiétude ses propres états et la capitale même de l'empire, menacés par ce nouveau conquérant.

Gustave-Adolphe était en marche à la tète de

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son armée pour secourir Magdebourg , lorsqu'il apprit que cette ville infortunée n'était plus qu'un monceau de décombres. A cette nouvelle, brûlant de venger sur le féroce Tilly le massacre de tout un peuple, il résolut de mettre un terme aux malheurs de l'Allemagne, en forçant ce général à une bataille prompte et décisive; mais celui-ci, peu jaloux de lutter ainsi à force ouverte contre un prince que la renommée représentait comme un adversaire redoutable , sut devancer Gustave de quelques journées, et se présentant brusquement devant une ville de Saxe nommée Leipsick , il somma à l'instant même les magistrats de cette cité de lui en ouvrir les portes , s'ils ne voulaient être traités avec la même rigueur que les habitans de Magdebourg. En même temps , pour leur montrer que l'effet suivrait de près la menace, il lit brûler tous les faubourgs situés au dehors de la ville, afin que les tourbillons de flamme et de fumée , en s'élevant dans l'air , apprissent aux défenseurs de Leipsick le sort qui leur était réservé , s'ils prétendaient opposer quelque résis tance ; ces pauvres gens épouvantés se hâtèrent alors de se mettre à sa discrétion, et Tilly devint maître sans combat de l'une des villes les plus commerçantes et les plus considérables de l'Allemagne.

Cependant tous ceux qui entouraient ce général remarquaient que depuis l'effroyable catastrophe dont il avait été l'auteur, il semblait avoir perdu

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son audace et son inébranlable fermeté. Consumé de remords amers , mille terreurs involontaires venaient l'assiéger sans relâche ; son visage était devenu plus sombre que de coutume ; l'image sanglante de tant d'mfortunés lâchement égorgés était sans cesse devant ses yeux, et les paroles du vieillard de Magdebourg retentissaient encore malgré lui à son oreille. Au lieu d'entrer luimême dans Leipsick à la tête de ses troupes , il s'était logé dans la maison d'un fossoyeur ( c'est ainsi que l'on nomme ceux dont le triste devoir est de donner la sépulture aux morts), la seule de tous les faubourgs de cette ville qui n'eût point été consumée par les flammes. Ce fut là qu'il apprit pendant la nuit que le roi de Suède approchait , et que dans peu d'heures une bataille semblait inévitable ; mais soit l'effet de son esprit troublé, soit celui du lieu lugubre où il se trouvait , et dont les murs étaient tapissés d'images funèbres , pour la première fois de sa vie l'intrépide Tilly parut craindre et hésiter. L'approche des Suédois fut pour lui un coup de foudre, et quoiqu'il ne manquât pas de se préparer au combat, il ne pouvait se défendre d'en appréhender l'issue.

On a remarqué , mes bons amis, que dans les circonstances les plus importantes de leur vie, les plus illustres capitaines des temps anciens et modernes se sont livrés au repos , comme pour reprendre les forces nécessaires aux grands évé-

nemens qui allaient s'accomplir. Alexandre-le- Grand, dit-on, dormit si profondément la veille de la bataille d'Issus , qui devait décider du sort de l'Asie, qu'il fallut le réveilier à l'approche des Perses; et vous pouvez vous souvenir que, pendant la nuit qui précéda la fameuse journée de Marignan , notre roi François î*"" sommeilla sur l'afFùt d'un canon. Mais Tilly, tout vaillant guerrier qu'il était, n'éprouva point la mên»e sécurité à l'approche des Suédois, tant il est vrai, mes enfans, qu'une conscience tranquille peut seule inspirer le vrai courage.

En effet , cette bataille que Gustave-Adolphe souhaitait avec ardeur, pour mesurer enfin ses forces à celles du plus redoutable général de l'empereur, ne tarda pas à s'engager, et ce fut presque sous les murs de Lei{)sick que les deux armées en vinrent aux mains. Gustave , aussi prudent que brave, avait disposé ses troupes avec tant d'habileté, que malgré les efforts des impériaux et de Tilly lui-même, qui fut atteint de plusieurs blessures dans le combat, la victoire se déclara pour les armes suédoises. Les troupes impériales, entièrementdéfaites, se retirèrent en désordre devant leurs vainqueurs; la ville de Leipsick fut délivrée de la puissance autrichienne , et le généreux Gustave fut plus touché de la reconnaissance des habitans, qu'il venait d'arracher peut-être au sort le plus cruel, que de la joie qu'il éprouvait de son triomphe même.

De ce moment, la fortune deTilly paraît l'avoir entièrement abandonné, et le bourreau de Magdebourg ne la vit plus un seul instant seconder ses armes. Fuyant devant les Suédois, tous les combats qu'il tenta encore de leur livrer lui devinrent funestes, jusqu'au passage d'une rivière de Saxe , appelée le Lech , où il reçut une blessure mortelle, à laquelle il ne survécut que peu de jours. Ainsi périt, encore peu avancé en âge, cet homme qui avait flétri par des actions atroces de véritables talens militaires : soldat intrépide, mais féroce, il appartenait plutôt, par son caractère, à des temps de barbarie qu'à un siècle civilisé, et si l'empereur Ferdinand fit alors une grande j)erfe par la mort de ce général, personne, dans toute l'Allemagne, ne put donner le moindre regret à celui qui avait coûté tant de larmes à Thumanité.

Cependant la défaite de Leipsick et la mort de Tilly n'étaient pas les seuls revers qui fussent venus frapper les armes impériales ; la Bavière ravagée par les Suédois , la prise de Prague par l'électeur de Saxe, l'envahissement de la Bohême par les princes protestans , avaient presque dans le même temps rais le comble à tant de disgrâces. L'armée triomphante du roi de Suède pouvait en quelques jours paraître sous les murs de Vienne, mais ce qui ajoutait encore aux soucis dont l'empereur était accablé, c'est qu'il n'avait plus aucun général de renom à opposer aux progrès de Gustave-Adolphe , que ses victoires multipliées

rendaient en ce nioîiient l'arbitre souverain de l'Allemagne. Privé de l'appui de Maximilien de Bavière , il ne restait plus à Ferdinand II qu'une seule ressource, mais ceile aussi qu'il lui répugnait le plus d'employer, c'était en quelque sorte d'implorer son paidon deWallenstein, et de mettre entre ses mains puissantes le sort de sa couronne et de l'empire.

Pendant ce temps, mes jeunes amis, le fier duc de Friedland , retiré dans sa royale demeure de Prague, continuait à vivre, avec une sorte de nonchalance affectée, dans le repos et la magnificence, comme si le bruit des malheurs de l'empire ne fût point parvenu jusqu'à lui. Lorsqu'à l'approche des Saxons, le peuple et les magistrats de Prague, craignant que ceux-ci ne vengeassent sur leur ville le désastre de Magdebourg , le supplièrent de se mettre à leur tête pour repousser les ennemis, comme si lenomdeWallenstein leur eût valu une armée, celui-ci refusa de servir la cause impériale, en leur disant que l'empereur l'avait jugé indigne de sa confiance. De plus, pour augmenter le découragement et la consternation publique, il s'éloigna avec affectation de cette capitale , emmenant ses trésors et ses équipages , comme s'il eût prévu que les plus grands malheurs fussent an moment de foudre sur elle; son exemple fut aussitôt suivi par un si grand, nombre de personnages considérables que , lorsque les Saxons se présentèrent aux portes de Prague, elles leur fu-

rent ouvertes sans la moindre résistance. L'éiee- j teur de Saxe prit aussitôt possession de cette riche | conquête qui ne lui avait rien coulé, et le bruit de \ cette nouvelle défaite vint ajouter à la désolation j de l'empereur. !

Mais si Wallenstein feignait ainsi de renoncer i aux affaires publiques, c'était le ressentiment qu'il j conservait de l'ingratitude de l'empereur qui le ! détournait d'y prendre part. Chaque nouveau re- i vers des armes autrichiennes était pour lui un j sujet de joie, qu'il ne prenait même plus la peine de dissimuler. Les victoires de Gustave-Adolphe \ semblaient à Wallenstein un juste châtiment des dégoûts dont ses ennemis l'avaient abreuvé. La soifde la vengeance étaitdevenue un besoinirapérieux pour cette ame irritée, et l'on assure même qu'il fît offrir secrètement au roi de Suède d'aller le joindre avec une armée, pour achever d'accabler ensemble l'empire et l'empereur que les exploits de ce prince avaient réduits aux abois. Mais Gustave était trop magnanime pour profiter ainsi des offres d'un traître, quelque avantage qu'il dût en tirer, et il repoussa avec mépris les secrètes propositions de Wallenstein.

Cependant le temps était passé où Ferdinand, cédant aux ennemis du duc de Friedland, avait pu consentir àse priver de ses services, et la fierté impériale s'abaissa auprès de cet homme extraordinaire jusqu'à le supplier de lui créer une nouvelle armée, comme il avait créé la première;

mais ce ne fut pas sans avoir long-temps résisté aux prières de l'empereur que Wallenstein se rendit à ses instnnces : d'abord il alléguales douceurs de sa retraite, puis ]a basse jalousie dont il avait été l'objet, et l'inimitié de l'électeur de Bavière que plusieurs années d'éloignement n'avait peutêtre pas encore désarmé; enfin pourtant il voulut bien céder aux sollicitations de Tempereur, et Ferdinand, non sans y>eine, eut un général qu'il put opposer à l'invincible Gustave. Quelques semaines suffirent à Wallenstein pour assembler de nouveaux bataillons ; n e foule de ses anciens soldats vint se ranger avec empressement sous les drapeaux de celui qui les avait autrefois conduits à la victoire; mais lorsqu'il se vit ainsi entouré d'hommes qui lui étaient dévoués jusqu'à la mort, il feignit encore de vouloir retourner à son exil, bien certain que l'empereur ne consentirait plus à se priver d'un bras qui lui était de»v,-iu indispensable : il fiilbit de nouvelles instances de Ferdinand pour le décider à ne point abdiquer cette puissance qu'il ambitionnait, et l'orgueilleux Friedland se vit encore une fois au comble de la gloire et de la grandeur.

Le moment approchait , mes bons amis, où les deux plus habiles capitaines de leur siècle allaient enfin se trouver en présence , et l'Europe entière attendait avec anxiété l'issue de la lutte qu'ils allaient engager. Après avoir essayé leurs forces dans quelques combats peu importans, où la vie-

toire sembla flotter incertaine entre les deux partis, ce fut dans les plaines de Saxe, à peu de distance d'un village appelé Lutzen , que le sort se plut à mettre aux mains ces deux hommes célèbres. Là, Gustave-Adolphe, excité par la réputation militaire du grand général qui lui était opposé , ne négligea aucune des ressources de son art et de son génie pour lui arracher la victoire; là aussi , Wallenstein mit tout en œuvre pour fixer la fortune sous ses drapeaux, en profitant habilement de la valeur de ses troupes et delà disposition du terrain ; mais la Providence, mesenfans, qui se joue de tous les calculs de la prudence humaine, ne permit pas qu'aucun des deux rivaux atteignît le but de ses désirs.

La matinée de ce jour , où devait se décider la destinée de l'Allemagne, fut obscure et couverte d'un brouillard épais, comme si la nature eût voulu, par un présage sinistre, s'associera la lutte terrible qui allait s'engager, et les deux armées étaient déjà près de se heurter l'une contre l'autre, que la vapeur qui les entourait ne leur avait pas encore permis de se voir. Lorsque ses troupes furent rangées en bataille, Gustave, à la vue de son armée, se jeta à genoux pour demander à Dieu le succès de ses armes, et tous ses soldats imitant son exemple entonnèrent un pieux cantique au son d'une musique guerrière. Alors le vaillant roi se relevant, et monté sur le plus vigoureux de ses chevaux de bataille, s'élance à la

télé de ses escadrons qui font trembler la terre sous leurs pas; en un instant la plaine entière de Lutzen se couvre de tourbillons de flamme et de fumée ; le bruit du canon retentit au loin comme la foudre, et un immense incendie qui dévore le village de Lutzen , par l'ordre du duc de Friedland , répand sur toute cette scène, qu'éclaire un jour sombre, une lueur rougeâtre qui perce à travers le brouillard.

Au milieu de cette scène imposante , qui semble préluder à quelque grand bouleversement de la nature , Gustave , avec ce regard d'aigle qui domine à la fois toute la plaine , s'aperçoit qu'une partie de son armée va être assaillie ])ar un ennemi supérieur en nombre : rallier autour de lui sa vaillante cavalerie suédoise, se précipiter vers le lieu où le combat lui semble le plus acharné ; franchir avec toute la légèreté de son excellent cheval un large fossé que les impériaux ont creusé j)our arrêter l'impétuosité des Suédois, tout cela n'est pour le héros que l'affaire d'un instant; mais dans l'ardeur qui l'emporte, il ne s'ajierçoit pas que son vigoureux coursier , en franchissant cet obstacle, a laissé derrière lui les escadrons qui auraient dû le suivre , et Gustave , qui n'a plus autour de lui que quelques officiers fidèles qui ont tout bravé pour le joindre, se voit toutà coup environné d'une multitude d'ennemis qui tous dirigent à la fois leurs coups vers ce petit groupe d'hommes intrépides. Dans oe moment un bas

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officier autridîien, montrant de loin à un mousquetaire (sorte de soldat armé d'un mousquet) ! celui qui parait être le chef de celte troupe : «c Tire sur celui-ci , lui dit-il , ce doit être un per- «> sonnago considérable. » Le coup fatal part aussitôt, et Gustave, car c'était ce prince lui-même, est frappé à mort. Dans le premier instant, son ame énergique lui donne encore la force de se soutenir à cheval; mais au moment où sa troupe, effrayée du danger de son roi, accourt pour le secourir , il s'adresse d'une voix mourante à l'un de ses compagnons d'armes : u Mon frère, luidit- « il , tire-moi d'ici , je me sens mourir. » Comme il achevait ces paroles , Gustave est atteint en même temps de plusieurs nouvelles blessures, il chancelle, il tombe, et son cheval dégagé de son cavalier, en courant au hasard à travers la plaine, apprend aux Suédois consternés la perte irréparable qu'ils viennent de faire.

Jusqu'à ce moment, une partie des deux armées était restée immobile ; mais le bruit de la mort de Gustave, prompteraent répandu dans leurs rangs, vient exciter leur courage, et le désespoir précipite sur les impériaux les Suédois impatiens de venger leur roi. Un combat effroyable s'engage au lieu même où il a succombé; en quelques , heures cette plaine funeste est couverte de plusieurs milliers de morts et de mourans, sans que la victoire paraisse encore pencher vers l'un ou l'autre parti. La nuit même semblait ne devoir pas

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mettre un terme à celte lutte terrible, lorsque vers le soir le brouillard, environnant de nouveau les combattans, les força de suspendre le carnage. Les Suédois s'arrêtèrent alors sur la plaine funèbre qui venait d'être arrosée du plus illustre sang de leur nation. Mais Wallenstein, doutant encore que Gustave eût cessé de vivre, se retira à la faveur de l'obscurité, et lorsque le jour reparut, l'armée impériale était trop éloignée pour que la bataille pût se renouveler.

Je n'essaierai point, mes bons amis, de vous peindre ici quelle fut la consternation de l'armée suédoise après cette victoire si chèrement achetée. Tant que la fureur du combat les avait enivrés, les compagnons de Gustave n'avaient point compris aussi vivement toute la grandeur de sa perte ; mais lorsqu'ils ne virent plus au milieu d'eux ce prince qu'ils étaient accoutumés à chérir et à respecter, un long gémissement se fit entendre dans les rangs de cette armée victorieuse, et ce fut un (ableau impossible à décrire, que celui de ces vieux guerriers dont les joues basanées et siloniiées de blessures étaient inondées de larmes. Le corps défiguré du héros fut trouvé sous des monceaux de morts, dans un lieu où l'on montre encore aujourd'hui un chétif monument qui depuis cette catastrophe mémorable est appelé « la Pierre aux Suédois : » ses soldats consternés entourèrent son cercueil sans oser lever les yeux sur les tristes restes de celui qui avait été leur idole.

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et dont le nom fait encore à présent la gloire de leur nation.

On raconte que lorsque la nouvelle de la mort de Gustave-Adolphe fut apportée à l'empereur Ferdinand, avec le collet ensanglanté de son habit, qu'un soldat autrichien lui avait arraché dans la mêlée, ce monarque, feignant de verser des larmes, s'écria u Hélas! j'aurais souhaité de » plus longs jours à ce malheureux prince, si la » paix avait pu se rétablir en Allemagne, tant 1» qu'il aurait vécu. » Mais personne ne crut à la sincérité des regrets de l'empereur, que cet événement délivrait de son plus redoutable adversaire. Le bruit se répandit même dans toute l'Europe qu'un cavalier portant une éoharpe verte avait été vu à Lutzen aux cùtés de Gustave, jusqu'au moment où il fut atteint mortellement, comme pour le désigner aux coups des impériaux, et qu'aussitôt après qu'il fut tombé, ce même personnage s'était montré près du duc de Friedland, pour lui faire connaître que son royal ennemi n'existait plus. <

LE METJRÏK!- DE WALlENSTtilV.

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