‹ L'histoire par le théâtre, 1789-1851 (volume 2)Chapitre 28 sur 48 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Le décret de 1 807 sur les théâtres. — La littérature de l'Empire. — Sa valeur et son caractère. — Raynouard. — Les États de Blois représentés à Saint-Cloud. — Interdiction de cette tragédie. — La censure. — Les Deux Gendres. — L' Intrigante défendue et saisie. — Ninus II. — Espagnols et Assyriens. — Les pièces de circonstance sous l'Empire. — La Colonne de Rosbach. — L'Inauguration du Temple de la Victoire. — La paix de Tilsitt. — Un Dîner j>ar Victoire. — Les Bateliers du Niémen, etc. — Les couplets contre l'Angleterre. — Le Triomphe de Trajan. — Monsieur Durelief. — Les embellissements de Paris en 1810. — Célébrations théâtrales du mariage de l'empereur et de la naissance du roi de Rome. — Un bouquet de fête chez Cambacérès. — 1814. — Tentatives pour réchauffer l'esprit public. — UOri flamme. — La reprise du Siège de Calais, etc. — Le succès de Joconde.

Après la manifestation violente dont Pierre-le- Grand fut l'occasion et la victime, et après la chute moins retentissante de Cyrus, un silence profond se fit dans les théâtres, quant aux témoignages peu favorables de l'opinion publique.

Aucune dissonance, même la moins prononcée, ne pouvait se mêler à ces hymnes louangeurs qui célébraient des victoires, qui chantèrent le mariage impé-

rial et qui versèrent les augures les plus pompeux sur nu auguste berceau.

Si quelques bons mots circulaient verbalement, l'auteur se gardait bien d'en revendiquer la gloire. En se répétant à demi-voix ces plaisanteries, on s'amusait ordinairement à les mettre sous le nom de Brunet, qu'on en faisail l'éditeur universel. Cet inoffensif et pacifique Brunet ne se serait pas avisé, comme vous le pensez, de la moindre facétie compromettante; mais on n'en contait pas moins deux ou trois fois par mois que Brunet avait été conduit la veille à la préfecture de police, pour tel ou tel calembour, et que tous les jours il venait jouer sous l'escorte de deux gendarmes qui le remmenaient en prison après le spectacle. C'était au point que lorsqu'on était quinze jours sans faire circuler ce bruit, il demandait en riant : « Vous ne pourriez pas m'apprendre si j'ai été arrêté hier au soir? »

Dans l'énorme quantité d'ordres et de dépêches qui s'étendent à toutes cboses, et qui donnent une idée de la prodigieuse activité de Napoléon, on en remarque une qui fait voir comment il entendait qu'on procédât pour un simple tapage de théâtre. 11 paraîtrait qu'à celui de Rouen, quelques jeunes gens avaient fait du bruit et s'étaient permis des expressions malsonnantes envers la force armée. Napoléon formula lui-même le châtiment, dans cette dépèche à l'adresse de Fouché :

« Saint-Cloud, le 24 juin 1806.

« Ceux des jeunes gens qui ont fait tapage au spectacle de Rouen, qui ne sont pas mariés et qui ont moins de vingt-cinq ans, seront envoyés au 5e de ligne, qui est en Italie. Faites-les mettre sur-le-champ en marche.

En vivant avec les militaires, ils apprendront à les connaître et verront que ce ne sont pas des sbires.

« Napoléon*. »

Un de ces actes de pouvoir par lesquels les questions étaient tranchées comme d'un coup de sabre, ce fut le rétablissement du monopole théâtral. Après la proclamation de la liberté de cette exploitation, en 1791, on avait compté à Paris près de cinquante théâtres. Il en existait encore vingt et quelques. Un décret en date du 25 avril 1807 n'avait pas touché à l'existence de ces théâtres; il se contentait de les réglementer, et les directeurs avaient droit de croire leurs entreprises garanties, quand, à peine trois mois après, — le 29 juillet,

— un nouveau décret tomba sur le plus grand nombre comme un terrible coup de foudre. D'un trait de plume, les théâtres de Paris étaient réduits à neuf, savoir : le Théâtre-Français; — le théâtre de l'Impératrice comme annexe du Théâtre-Français, pour la comédie seulement (c'était la troupe de Louvois, qui s'établit, le 15 juin de l'année suivante, à la salle de l'Odéon, reconstruite aux frais du Sénat); — l'Opéra;

— l'Opéra-Comique; — l'Opéra-Buffa, comme annexe de l'Opéra-Comique; — le Vaudeville ; — les Variétés;

— la Gaîté ; — l'Ambigu. La liste des théâtres supprimés comprenait : le théâtre Sans-Prétention ; — le théâtre Molière, rue Saint-Martin ; — le théâtre de la Cité; — le Boudoir des Muses, vieille rue du Temple;

— le théâtre du Marais, rue Gulture-Sainte-Catherine;

1. Correspondance de l'empereur Napoléon I", publiée par ordre de l'empereur Napoléon III.

— les Jeunes Elèves, rue de Thionville (Dauphine). — les Jeunes Artistes, rue de Lancry; — les Jeunes Comédiens (jardin des Capucines, où fut percée la rue de la Paix); — les Nouveaux Troubadours, boulevard du Temple ; — le théâtre de la Victoire, dans la rue de ce nom ; — le théâtre de la rue du Bac ; — le théâtre Mareux, rue Saint-Antoine; — le théâtre du Panthéon, à l'Estrapade; — le théâtre de l'Hôtel des Fermes, rue de Grenelle Saint-Honoré ; — le théâtre de la Jeune Malaga, boulevard du Temple. Le 28 décembre de la même année, le Cirque, établi dans la rue du Faubourg-du-Temple, put devenir théâtre et représenter des mimodrames à spectacle. En 1810, on permit de rouvrir la salle de la Porte-Saint-Martin, sous le nom de théâtre des Jeux Gymniques, pour y jouer des pantomimes et des prologues ou vaudevilles, dans lesquels deux acteurs seulement pouvaient parler ; mais ce n'était qu'une simple tolérance. L'arrêt des théâtres condamnés était formulé par ce seul article : « Tous les théâtres non autorisés par l'article précédent, seront fermés avant le 15 août. » Le délai n'était pas long. Six semaines! Quant à des indemnités, il n'en était pas question. Outre les directeurs et entrepreneurs, tant de gens qui vivaient de ces spectacles durent, presque du jour au lendemain, chercher d'autres moyens d'existence.

Que la liberté des théâtres en eût fait surgir un nombre excessif, cela est vrai; mais l'usage immodéré d'un droit ne détruit pas le principe, et tout monopole est une atteinte au droit commun. Que des gens fassent une entreprise téméraire et qu'ils y perdent leur argent, cela les regarde, en fait d'industrie théâtrale

comme pour toute autre exploitation, et l'autorité n'a pas à s'y ingérer. En ce qui touche ce genre spécial d'entreprises dans ses rapports avec l'ordre et la morale, il y a sans doute une surveillance nécessaire pour que certaines convenances ne soient pas méconnues ; mais le reste est du ressort du public, et c'est à lui qu'il appartient de prononcer par ses sifflets ou par son abstention l'arrêt des théâtres qui ne sont pas viables. Sans doute, il serait à désirer qu'il n'existât pas d'autres spectacles que ceux qui tendent à l'élévation de l'intelligence, à la culture de l'esprit, ou qui, du moins, n'ont rien de nuisible ; mais on ne voit pas que le système restrictif, le système des privilèges, n'ait permis que des théâtres remplissant ces conditions. En faveur du décret de 1807, on alléguait l'intérêt du grand art théâtral. Or, à ce pomt de vue, le régime de liberté, où la Iragédie et la comédie pouvaient être jouées partout, n'avait pas été stérile, bien loin de là. Il suffit de citer Baptiste aîné, Baptiste cadet, Damas, Firmin, Mlle Mars, Mlle Rose Dupuis, etc., qui avaient commencé leur carrière en dehors du Théâtre-Français, et qu'il fut bien aise d'appeler à lui.

Le décret de 1807 fut rigoureusement maintenu, sauf l'exception du Cirque et des Jeux Gymniques, jusqu'à la fin de l'Empire. Cette réglementation sévère des théâtres, si réduits dans leur nombre, et étroitement parqués chacun dans ses attributions, tenait à l'esprit général qui dominait alors. C'était l'esprit d'autorité dans sa dernière expression, et qui s'étendait sur tout, jusque sur le domaine des lettres et des arts. Tâchons d'apprécier ce côté de l'ère impériale avec une complète justice.

Une certaine critique de parti pris profosse un dé- (l,i in profond pour ce qu'on appelle la littérature de l' Empire, et la traite comme quelque chose qui n'existerait pas. Ces mépris superbes et ces airs railleurs me paraissent aller beaucoup trop loin, et bien des noms sont là pour leur ôtre victorieusement opposés.

Ne comptons pas, si vous voulez, Guvier, Laplace, Lacepède, qui sont avant tout des savants, mais qui ont montré, après beaucoup d'antres, combien des savants gagnent à être aussi des écrivains, et combien est faux le système qui a voulu séparer, dans les études classiques, les sciences et les lettres. Dans cette époque si superbement condamnée d'un seul mot, Lacretelle, Sismondi, Michaud, cultivaient dignement le champ de l'histoire. Chateaubriand, Mme de Staël, Fontanes, Bonald, l'abbé de Bausset, Victorin Fabre; Joseph et Xavier de Maistre, étrangers par la nationalité, comme Jean-Jacques Rousseau, mais Français par leurs ouvrages ; le duc de Lévis, tin et ingénieux moraliste; Chénier, ajoutant le mérite tout voltairien de sa prose à celui de son œuvre de poëte ; Ginguéné, dont l'Histoire de la Littérature italienne est adoptée par l'Italie même; M. de Barante, qui préludait à de plus grands travaux dans son Tableau de la Littérature française au dix-huitième siècle; Mme de Fiahaut ; Mme de Genlis, par quelques-unes de ses trop nombreuses productions; voilà, en des genres et à des degrés divers, une phalange qui a bien son éclat. Dans la poésie, Delille, autrefois trop exalté peut-être, mais trop rabaissé aujourd'hui, et cet autre glorieux poète, Ducis, faisaient paraître leurs dernierschants. Andrieux,Arnault,Millevoye,Legouvé, Gampenon, Chènedollé, Alexandre Soumet, qui en-

trait dans la carrière; Berchoux , le fabuliste Le Bailly, Mme Dufresnoy, Mme Babois, ne méritent pas non plus d'être relégués dans le néant. Saint-Ange, Baour-Lormiant, Saint-Victor, Tissot, publiaient des traductions en vers très-dignes d'estime. La critique fut supérieure, en ce temps, à ce qu'elle a été dans aucun autre. Je ne parle pas de Geoffroy, à qui manquait l'impartialité, la probité littéraire; mais chez Daunou, Hoffman, Féletz, Dussault, les auteurs trouvaient d'excellents juges, des conseillers pleins de goût et de raison, et ils avaient protit à les lire, ce qui devrait toujours être pour les appréciations des œuvres de l'esprit. Certes, il y avait encouragement pour les écrivains, quand leurs ouvrages obtenaient des examens sérieux, raisonnes, approfondis, comme ceux des journaux d'alors, qui voyaient là une mission doublement obligatoire, et envers les auteurs et envers le public.

Au théâtre, si la tragédie n'offre, sous l'Empire, que des productions estimables, en tête desquelles il faut placer les Templiers, — car Agamemnon est antérieur même au Consulat, — Picard, Alexandre Duval, Etienne, après Collin d'Harleville, relevaient la comédie de l'état d'abaissement où elle était tombée. Ils peignaient les caractères, les mœurs: ils étaient francs et naturels; ils tendaient à ce vrai but de l'art comique : présenter un amusement qui moralise, ou tout au moins, qui ne démoralise pas. Dans une branche dramatique secondaire, Jouy écrivait des poèmes d'opéras comme la Vestale et Fernand Cortez, qui ont une valeur propre, et ne sont pas de simples canevas pour le musicien. L'opéra-comique aussi tâchait de ne pas tout devoir au compositeur. Même les auteurs qui travaillaient pour

les scènes de second ordre, aspiraient à faire des couplets qu'il fût possible délire.

En résumé, si la littérature de l'Empire n'atteint pas à la hauteur des grands siècles, elle offre une réunion de talents faite pour être enviée par d'autres époques, et elle soutient honorablement le voisinage artistique de David, Gérard, Girodet,Gros, Guérin, Carie Vernet, Dupaty, Chaudet, Cartelier, qui, dans le môme temps, tenaient avec gloire le pinceau et le ciseau. Cette littérature avait, ce qui est beaucoup, le respect d'elle-même et du public. Sans doute, il y eut alors Pigaull-Lebrun et d'autres auteurs de la même école, amuseurs vulgaires des gens peu délicats; mais ces auteurs-là n'aspiraient pas à compter parmi les écrivains; ces hasfonds restaient en dehors de la littérature , au lieu qu'on a vu, de notre temps, la littérature tomber jusque dans ces bas-fonds, comme les salons ont recherché les modes, les airs et le ton de la plus mauvaise compagnie.

Napoléon I", qui voulait pour son règne toutes les splendeurs, désirait vivement que celle des lettres n'y manquât pas, et il fil, dans ce but, tout ce qui dépend du pouvoir souverain. Outre la création des prix décennaux, solennel concours où tous les genres littéraires devaient être couronnés, il donna de larges pensions : six mille francs à Baour-Lormian pour ses poésies ossianiques et sa tragédie d'Omasis, autant à Luce de Lancival pour son Hector, deux mille à Delrieu pour son Artaxcrce. Napoléon récompensait là, faute de mieux, ce qu'il trouvait à récompenser, et il espérait sans doute, par ces munificences, faire naître un Cid ou un Horace, une Phèdre ou une Mérope. J'ai dit les

honneurs dont il voulut entourer la noble vieillesse de Ducis. Le Théâtre-Français était pour Napoléon une institution nationale qu'il dota magnifiquement, outre les faveurs particulières accordées aux principaux acteurs, notamment àTalma. Les représentations données aux Tuileries et dans les autres résidences impériales (j'en ai le tableau complet sous les yeux), se composaient des chefs-d'œuvre de la scène française, ou des pièces nouvelles qui tendaient le plus à s'en rapprocher. Quoique les scènes subalternes possédassent, en leur genre, de vrais talents, elles ne partageaient pas un honneur exclusivement réservé à l'art dans sa haute acception. A ces parterres de rois qu'il lui fut donné de réunir, Napoléon n'aurait pas voulu montrer d'autres échantillons de la France théâtrale. Lorsqu'une partie de la Comédie-Française alla jouer à Erfurt, en septembre et octobre 1808, voici quels ouvrages y furent représentés : Cinna, Andromaque, Mithridate, Iphigénie en Aulide, Zaïre, Britannicus, Œdipe, Rhadamiste, Rodogune, Mahomet, le Cid, Bajazet, Horace, Manlius, Phèdre. Certes, on ne saurait trop approuver, chez Napoléon, ce goût du grand et du beau.

Pourquoi donc, quand l'art dramatique dans son expression la plus élevée, était l'objet des préférences souveraines, quand les auteurs étaient si largement récompensés et le théâtre si bien doté, quand l'exécution était si admirable, pourquoi le résultat n'a-t-il pas été plus fécond? C'est que la volonté même de Napoléon ne pouvait créer des génies comme elle créait des armées; c'est qu'à ces riches encouragements, à ces appels entourés de tant de solennité, il manquait quelque chose, et ce quelque chose, cette grande condition

que rien ne saurait remplacer, c'était la liberté de la pensée, la liberté vivifiante et inspiratrice. On a reprorbé à la littérature de l'Empire, prise dans son ensemble, une solennité trop compassée, une sorte de froideur méthodique et de pompeuse uniformité; cette critique n'est pas sans fondement. Malgré son mérite réel, qu'il convient de venger d'un injuste dénigrement, cette littérature laisse trop voir l'empreinte d'un règne où tout était réglé par un ordre sévère, par une discipline inflexible, comme la tenue et les mouvements d'un bataillon. On y remarque une certaine roideur qui se retrouve aussi dans les monuments du temps, dans les formes même des meubles, comme un cachet général.

Sans doute il n'est pas dit qu'un gouvernement de liberté eût fait surgir des hommes de génie, et que le régime impérial nous ait fait tort d'un Corneille ou d'un Racine; mais quand l'auteur des Templiers, désigné par le jury des prix décennaux , pour le prix de la tragédie, voyait, malgré ce titre glorieux, la scène fermée à son second ouvrage, n'était-ce pas de quoi le dégoûter?

Ce fut pour les États de Blois (pie Raynouard eut à subir cette rigueur. Sous l'ancien régime, la cour se réservait souvent la primeur des pièces nouvelles : l'Empereur voulut avoir celle des États de Blois, et la tragédie inédite, mais dont plusieurs lectures avaient fait bruit, fut jouée au palais de Saint-Cloud, le 22 juin 1810. Membre du Corps législatif, Raynouard était du petit nombre de ceux gui laissaient percer ou deviner certaines velléités d'indépendance, sous les formes d'obséquieux dévouement imposées à cette assemblée.

Il n'avait pas de bonnes noies auprès de Napoléon, et l'on a dit même que la décision du jury décennal, qui couronnait Raynouard, put contribuer à ce que les prix n'aient pas été donnés. Il est donc permis de croire que l'essai des États de Blois, à Saint-Cloud, fut fait en vue du député suspect autant que de l'auteur dramatique. Cette œuvre sévère, où l'on reconnaît toujours l'homme aux savantes études d'histoire, quand l'auteur dramatique ne s'y montre pas assez, elle ne devait relever légitimement que de l'art; mais le juge suprême devant qui elle comparaissait préalablement, y chercha moins l'art que d'autres considérations.

Napoléon écouta d'abord avec un front de marbre et une attention impassible; puis, peu à peu, les personnes qui l'observaient virent le nuage se former, le mécontentement se trahir à certains signes légers, sous l'immobilité de sa contenance. Au théâtre de la cour, où l'étiquette ne permettait pas plus d'applaudir que de siffler, les impressions avaient cependant leur manière de se traduire. Plusieurs passages du rôle de Henri de Bourbon firent courir dans l'auditoire un demi-murmure favorable, une approbation contenue que l'on sentait plutôt qu'on ne l'entendait : sympathie involontaire où l'on ne pouvait supposer autre chose, dans un tel lieu, et de la part d'une telle assistance. Néanmoins, il fut visible que cette sympathie, si réservée qu'elle fût, froissait Napoléon. Son front vint à se rembrunir plus encore, à la scène du cinquième acte, où le brave Crillon refuse d'assassiner le duc de Guise , et de se souiller par un crime vainement coloré de la raison d'État. Catherine de Médicis lui parle des complots du duc de Guise; elleinvoque le nom du roi, qui fait appel,

conlre un ennemi si puissant, au bras du vaillant guerrier.

Mais comment frapper Guise.... à moins de le surprendre? Grillon! vous m'entendez?

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