‹ L'histoire par le théâtre, 1789-1851 (volume 3)Chapitre 38 sur 44 · LE CITOYEN · texte numérisé non relu

LE CITOYEN

Quant à moi.... .sûrement.... Parce qu'enfin.,..

ET PIÈCES JQSTIFIGATIVES. 331

LiMODiN, vivement.

Vous voyez que tout le monde est de mon avis.

MOI

Oui, qui ne dit mot consent.

LIMODIN

Qu'est-ce que c'est encore que cela ?

Pour tâcher que l'Assemblée Paraisse un p'tit brin calée.

MOI

Citoyen, vous détachez deux vers d'un couplet. Souvenezvous que le cardinal de Richelieu disait : « Donnez-moi six lignes du plus honnête homme et je le fais pendre *. »

LIMODIN

Nous ne sommes pas le cardinal de Richelieu et nous ne voulons faire pendre personne.

MOI

En vérité? Oh! bien, je commence à être plus tranquille.

LIMODIN

Vous avez beau faire le goguenard ; votre pièce ne sera pas jouée, parce qu'elle peut occasionner du trouble.

MOI

Au moins voilà-t-il une raison. Cependant, observez que les pièces capables de causer du trouble produisent surtout leur effet pendant la première effervescence, et la mienne a déjà été donnée trois fois. Le calme le plus profond n"a été interrompu que par les fréquents applaudissements du public, que je crois un aussi bon juge que le Bureau central. LIMODIN, s' échauffant.

Je me f.... du public!!! Je me f.... du public!!!

MOI

Vous m'allez forcer, moi chétif, à dire comme Molière : « Monsieur ne veut pas qu'on le joue. »

LIMODIN

Pas de propos.

UN CITOYEN, que je ne connais pas^ mais çu'à son ton je soupçonne être un administrateur me dit :

Vous avez avili les Assemblées primaires.

1. Ce mot n'est pas du cardinal de Richelieu, il est du conseiller d'Ëtat Laubardemont.

MOI

Lisez la pièce et vous verrez le contraire.

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