BEAUPRÉ
Corruption des mœurs, mon cher, des plus complètes : Mais ne jouerons-nous pas ? Le temps est précieux.
A propos de ces traits de mœurs, je ferai une observation qui peut-être ne sera pas inutile dans la pratique théâtrale. Il n'y a pas de comédies, mêmes celles qui n'ont pas pour but particulier une étude de la société du moment, qui ne portent en quelque chose Tempreinte du temps où elles furent écrites. La seule couleur du style suffit pour marquer Tépoque. On doit donc, à la scène, adopter le costume- du temps d'où date l'ouvrage; autrement, il y aura toujours des dissonnances plus ou moins sensibles, et quelquefois des non-sens complels.
Prenons pour exemple la plus ancienne de nos comédies digne de ce litre, le Menteur. Je n'insisterai pas sur celte couleur espagnole répandue en divers endroits, notamment dans le récit iniaginaire de sérénade et de fêtes sur l'eau, et que reflétait, sous Louis XIII, la société française. Je m'en tiendrai à certains détails qui marquent la date d'une manière tout à fait précise. Dans la dernière scène du premier acte, Cliton dit à son maître que, pour plaire aux femmes, il faut se donner de grands airs guerriers , parler de ses campagnes, de ses beaux coups d'épée :
Faire sonner Lamboy, Jean de Werth et Galas.
Plas loin, Géronte dit, au sujet des constructions qui s'élèvent chaque jour dans la capitale :
.... L'univers entier ne peut rien voir d*égal Aux superbes dehors du Palais-Cardinal.
Toute une ville entière, avec pompe bâtie, Semble d'un vieux fossé par miracle sortie, Et nous fait présumer, à ses superbes toits, Que tous ses habitants sont des dieux ou des rois.
Il n'y a pas quarante ans, on jouait le Menteur ^ comme toutes les pièces de l'ancien répertoire, avec la poudre et le frac brodé de la fin du règne de Louis XV. Or, avec ces coslumes, que signitiaient Lamboy, Jean de Weith et Galas, ces tro's généraux de l'empereur Ferdinand III, dans la guerre de Trente ans ? Que signifiaient ces souvenirs du palais nouvellement bâti qui s'appelait le Palai^Gardinal, avant que Richelieu en eût fait présent au roi?
Il en était de même pour maint passage du théâtre de Molière. On était obligé de retrancher dans le Mi^ santhrope des indications curieuses de modes du temps, les grands canons ^ la perruque blonde, etc., qui auraient été inintelligibles. Sans le costume vrai, que signifiait, dans Tartuffe^ Tallusion aux troubles de la Fronde, où Orgon prouva son dévoûment au roi? N'est-ce pas à Louis XIV bien personnellement que s'adresse, dans rintention de Molière, Féloge d'Un Prince ennemi de la fraude?
Outre bien d'autres détails qui se rattachent à l'histoire, et qu'il serait trop long de rappeler, combien de locutions et de tournures de style qui portent leur date avec elles! Et les plaisanteries par trop grasses que se
permet Molière, ces libertés, ces crudités, trancfaoïis le mot, ces termes incongrus, déjà bannis du langage honnête au dix-huitième siècle, n'ont-ils pas absolument besoin d'un costume qui aide à les faire passer, en nous reportant à un temps e.t à des habitudes sociales qui les toléraient?
Félicitons la Gomédie-Française d'avok de nos jours, adopté enfin cette règle pour la mise en scène de Molière.
Toutefois, il lui reste encore à faire pour compléter, sous ce rapport, les justes soins qu'elle donne au grand écrivain comique. Il ne suffit pas que tous les costumies appartiennent au règne de Louis XIV, qui fut assez long pour laisser amplement aux modes de temps de ciianger. Dans Tartuffe il ne faudrait pas que Giéante, Valère et Damis portassent l'habit des dernières années de ce règne, tandis qu'Orgon a le pourpoint du temps où la pièce fut représentée pour la première fois. Même observation pour le Festin de Pierre» Don Juan a très 'fidèlement la mise d'un gentihomme de 1665, et les frères de dona Elvire portent le costume des officiers de Malplaquet ou de Denain, postérieur de plus de quarante ans. Le nom du héros et plusieurs autres semblent bien demander l'habit castillan; mais Molière a laissé pleine liberté de choix, car, d'une autre part, il place la. scène en Sicile, en même temps que les noms de Pierrot et de Malhurine et le patois villageois sont tout à fait de la paysannerie française ^
Prenons Regnard, à son tour. Dans les Folies Amou-
1 . Je saisirai cette occasion pour réclamer contre le non-sens traditionnel de ce titre de Festin de Pierre , qui ne signifie absolument rien. L'ouvrage original est intitulé : El convidado de Piedra, c'est-
LA. RÉVaLOnON. 179
reusôSf Grispin dit^ en Yantant ses prétendas exploits guerriers :
Savez-vous bien, monsieur, que j'étais dans Crémone?
Cette allusion à TatTaire de Crémone, en 1702, dans la guerre de la succession d'Espagne, n'est-elle pas aussi une indication rigoureuse pour le costumier?
Le Barbier de Séville et le Mariage de Figaro ont été SQGcessivement habillés de différentes manières. Il y a eu d'abord, pour le comte Almaviva, cet accoutrement d'Espagnol du mardi-gras qui servait indifféremment autrefois pour tout personnage transpyrénéen, y compris le Cid lui-même. C'est, à ce qu'il paraît, ce que Beaumarchais entendait par < l'ancien costume espagnol, » dans les indications qu'il donne en tête du Mariage de Figaro. On n'en savait pas alors davantage. Beaumarchais aurait-il voulu, en évitant de montrer l'habit contemporain, rendre moins directe en apparence la portée si hardie de cette mordante satire ? Bans l'un ou dans l'autre cas , on n'est pas obligé de s'en tenir à son indication, et c'est avec raison qu'on s'en est écarté. Après avoir quitté sa défroque de convoitions l'amant de Rosine, le seigneur du château d'Aguas-Frescas, a porté le pourpoint et le haut-decbausses à la Cinq-Mars; il en est venu ensuite au costume de l'époque où furent jouées les deux spirituelles comédies <lans lesquelles il figure, et l'on fera bien de s'y tenir : il n'y a pas de pièces , en effet , qui soient
à-dire le Convive de Pierre j la Statue du Commandeur. L'énorme bévue du premier imitateur qui a mis festin au lieu de convive, est passée en ceutuoie, sans qu'on l'ait jamais rectifiét.
mieux empreintes du cachet de leur naissance. C*est fesprit du dix-huitième siècle aux approches de la Révoluiion, qui jaillit et qui pétille dans chacun de ces traits où Beaumarchais se couvrait à peine du masque de ses personnages. Dans le Barbier de SévUk, il est même question, de r Encyclopédie. Que veut-on de plus significatif?
Dans les œuvi'cs de Picard, laissons VEntrée dans le Monde f qu'on ne joue plus ; mais prenons le Collatéral, ou la Diligence àJoigny, qu'on joue encore. Un des ressorts de l'intrigue est une loi de l'an II sur les enfants naturels, loi qui les faisait succéder de préférence à tous les héritiers collatéraux. N'est-il pas indispensable que les personnages soient habillés comme au temps où cette loi, abrogée depuis, était en vigueur? Dans la même pièce, la halte de la diligence, la dînée, la couchée, tous ces détails de l'ancienne manière de voyager, ne rendraient-ils pas absurde le costume d'aujourd'hui?
Évidemment, nos modes formeraient une choquante anomalie dans une foule d'autres pièces antérieures aux chemins de fer, au télégraphe électrique, à ces prodigieuses inventions qui suppriment, pour ainsi dire, les distances, et qui ont si profondément modifié les mœurs et les habitudes. Un personnage en toilette de 1815 ou de 1800, dans une pièce où Ton parlerait du turf et du sports où l'on voyagerait en train express, où l'on expédierait une dépêche électrique, où l'on se ferait photographier; ce serait, n'est-ce pas, une bévue grotesque ? Eh bien 1 la faute sera-t-elle moins grossière si l'on nous fait voir les modes actuelles dans une comédie où Von mettra encore trois jours pour venir
de Lyon à Paris, — où le brouillard aura coupé la parole au télégraphe aérien, — où Ton chantera des chansons au dessert, — où un amoureux empruntera ses galanteries à VAlmaiiach des Grâces ?
Outre les tripotages du Perron ou les spéculations sur les biens d'émigrés, l'opulence de maint nouveau riche avait une autre source que les auteurs ne négligèrent pas. C'était les fournitures pour les armées, genre d'affaires très-profitable avec la guerre permanente et une organisation des services publics bien imparfaite, comme Tétait celle de ce temps. Par ce genre d'entreprise, on faisait sa fortune aux dépens de l'État, comme le Dumont de Picard, et c'était dans presque toutes les mains un vrai brigandage. Tandis que 1( s armées conquéraient des États en une seule campagne, il ne fallait pas davantage aux fournisseurs pour gagner un million. Ces industriels de l'administration militaire, souvent d'accord avec les généraux, exploitaient à la fois les troupes françaises et les pays conquis : ils volaient en partie double. Le vainqueur d'Arcole et de Rivoli était lui-même impuissant contre ces dilapidalions. Il citait comme une rare exception le commissaire des guerres Boinod, et encore c'était un Suisse. Les fournisseurs devinrent un élément habituel de comique des vaudevilles. On les représentait avec un gros ventre, un ton grossier, une crasse ignorance, épais de corps, épais d'esprit, sauf pour l'art de remplir leurs poches. L'un chantait :
Notre pays s'est agrandi,
Et mon ventre s'est arrondi. •
Un autre :
Ces chers enfants de la Victoire, Je les fais marcher à la gloire Sur des semelles de carton.
On disait d'eux:
C'est en volant l' blé d* nos soldats Qu'ils ont mis du foin dans leurs bottes.
Dans rinvasion de la Suisse en 1798, un commissaire du Directoire au nom fâcheusement expressif, fut trop bien caractérisé par un quatrain cité souvent, et dont l'auteur était le doyen Bridel, alors pasteur de Ghâteaud'Cilx, dans le ci-devant pays de Vaud :
Le bon Suisse qu^on assassine Voudrait, au moins, qu'on décidât Si Rapinat vient de rapine, Ou rapine de Rapinat.
Ce Rapinat, l'agent du gouvernement, donnait l'exemple à tous les autres déprédateurs, à tous les autres vampires.
U y avait un homme haut placé qui était le premier complice des fournisseurs, et qui, notoirement, s'associait à leurs énormes bénéfices. Cet homme, c'était un des cinq membres du gouvernement, le cynique et voluptueux Barras, dont on ne pouvait expliquer autrement le luxe insolent et les fastueuses prodigalités. Cependant, il ne faut pas tout condamner sous leDirectohre.De même qu'on doit louer ce que la Convention a laissé de bien, l'unité des poids et mesures, la consécration du principe de la propriété artistique et littéraire, la fondation de l'École polytechnique, il est juste
de reconnaître que le gouvernement directorial , pris dans son ensemble, et à part le dix -huit fructidor, ne fut pas un régime oppresseur. S'il y avait de très-grands abus, il y avait ample liberté de les fronder, et l'histoire théâtrale en porte témoignage. Le culte, qui avait repris peu à peu son exercice,après le neuf thermidor, en se conformant à la constitution civile du clergé, continua, sous le Directoire, de rouvrir les églises. Ici encore, nous avons le théâtre à citer. Dans les Amis de Col- %e, comédie de Picard, jouée le 24 novembre 1795, il est question d'un poëte dans le feu de la composition :
Les dévols du pays l'ont pris pour un vicaire, Répétant le sermon qu'il devait dire en chaire.
Voilà qui indique bien clairement que le culte , dès
lors, était librement pratiqué. Le gouvernement qui se
substitua au Directoire, a fait le Concordat; il a renoué
les rapports avec Rome. Je ne discute pas si le Gon-
i cordât et les articles organiques valaient plus ou va-
I laient moins que la Constitution civile : peut-être le
mieux est-il que les gouvernements, quels qu'ils soient,
n'interviennent dans la religion d'aucune manière;
mais je constate que dès avant le Consulat, prêtres et
t sermons étaient rendus aux « dévots du pays » •
Malheureusement, quoique plusieurs des collègues de Barras méritent de n'être pas confondus avec lui, son influence fut prédominante. Déconsidéré par la
scandaleuse immoralité que cet homme affichait, par les tiraillements d'un pouvoir mal assis, le Directoire penchait vers sa ruine. Les revers éprouvés en Italie dans la campagne de 1799, ne furent pas compensés, aux yeux de l'opinion, par les victoires de Hollande et de Suisse. Le renouvellement de la guerre civile dans l'Ouest, la loi des otages et celle de l'emprunt forcé, contribuèrent à précipiter la crise. On connaît ce rébus qui se portait gravé sur des cachets et d'autres bijoux : une lancette, une laitue et un rat (l'an sept les tuera). Sous la forme d'une plaisanterie, c'était un menaçant présage, qui indiquait Tétut des esprits. Les voies étaient bien préparées au dix-huit brumaire, et l'on est conduit à s'expliquer comment cet acte, que je ne veux pas juger ici, put être bien accueilli par la majorité. La situation prévalut sur le principe.
Ici encore le théâtre apporte ses documents historiques. Les auteurs furent prompts à l'œuvre. Dès le 22 brumaire (13 novembre 1799), c'est-à-dire au bout de trois jours à peine — car la fameuse journée ne fut complétée que le lendemain, 19 — le théâtre Pavart célébrait le fait accompli, par les Mariniers de Saint- Cloud, dont l'expéditif auteur était Sewrin.
Un personnage appelé du nom sinistre de Noiraud, et qui tient pour les députés assemblés à l'Orangerie, est, à ce titre, qualifié de « factieux. 9
D'après vos affreux systèmes, Vous comptiez sur des succès.
Crac ! vous êtes pris vous-mêmes, Pris.... dans vos propres filets.
Le lendemain, 23 brumaire, arrivaient le Vaudeville
et son concurrent passager, le théâtre des Troubadours, qui vécut deux ans, de 1799 à 1801, d*abord à la salle Molière, puis à la salle Louvois. La Girouette de Saint- Cloud, au Vaudeville, n avait pas moins de six auteurs, Barré, Radet, Desfontaines, Dupaty, Bourgueil et Maurice Seguier. Une Journée de Saint-Cloud, ou la Pêche aux Jacobins^ Tà-propos des Troubadours, en avait trois : Léger, Chazet et Armand Gouffé. Leur facilité collective s'était laissé cependant devancer par Sewrin tout seul. Le Vaudeville et les Troubadours avaient pour principal personnage un individu qui a tourné, depuis le commencement de la Révolution, à tous les vents politiques, et qui, dans la journée du 18 brumaire, est pour ou contre, selon les différentes phases du conflit. Dans la Girouette de Saint-Cloud, les nombreux volte-face de Tourniquet sont ainsi énumérés :
Ghaumetiste,
Maratiste,
Royaliste,
Anarchiste,
Hébertiste,
Dantoniste,
Babouviste,
Brissotin,
Girondin,
Jacobin,
Il n'insiste.
Ne persiste Jamais; Mais Il suit tout à la piste.
Ce clubiste
Se désiste
Sans effort En faveur du plus fort.
Sur la liste Longue et triste Que forma l'esprit robespierriste, Il n'existe Pas nnliste Qu'en un jour Il n'ait pris tour à tour.
Sans-Façon, soldat qui revient d'Egypte, présente un rapprochement facile à comprendre; mais en voici un autre beaucoup plus inattendu :
La fuite en Egypte jadis Conserva le sauveur des hommes.
Pourtant quelques malins esprits En doutent au siècle où nous sommes.
Mais un fait bien sûr en oe jour, Du vieux miracle quoi qu'on pense, C'est que de l'Egypte un retour Ramène un sauveur à la France.
Le Conseil des Cinq-Cents qui a dû céder aux baïonnettes, passe, en outre, sous la fusillade des vaudevillistes, qui ne manquent pas l'ironique emploi d'un air connu, Tair de la Croisée. Mais ils ne se bornent pas à la raillerie, et voici le terrifiant programme qui a été ramassé dans la bagarre :
« Projets de décrets préparés dans le calme des assemblées du Manège, à faire passer quand nous aurons chassé les honnêtes gens, et qu'il ne restera que nous :
« 1** Nouveau maximum singulièrement amélioré pour la prospérité du commerce.
« 2*» Certificats de civisme, un par mille citoyens : ceux qui n'en obtiendront pas payeront l'amende.
« 3° Rétablissement des comités révolutionnaires : un par chaque rue.
« 4« Rétablissement du langage vraiment fraternel : plus de vous : tu, toiy à l'ordre du jour. »
La Journée de Saint-Cloud n'épargne pas davantage les louanges au vainqueur et les attaques aux vaincus :
On eut cinq maîtres autrefois; Mais le bonheur nous accompagne.
Nos consuls, qui ne sont que trois, Nous font jouer à qui perd gagne.
A leurs soins nous devrons la paix, Et sans peine chaciin devine Qu'en pareil cas, pour les Français, Le terne vaut mieux que le quine-
Autre couplet où les auteurs, dans leur prophétie, s'avancent peut-être un peu trop :
Notre système n'est pas neuf,
Et l'heureux moment où nous sommes
Rappelle de quatre-vingt-neuf
Et les principes et les hommes.
En leur laissant l'autorité,
Ne craignons pas d'avoir un maître ;
Us défendront la liberté
Gomme ils ont su la faire naître.
Voici comment est annoncé 1« dénoûment de la journée:
Nos soldats, sans verser de sang,
Font bientôt maison nette.
Le poignard devient impuissant
Contre la baïonnette.
Plus d'un conspirateur troublé
Prévenant sa défaita^^ A, sur l'air du pas redoublé.
Battu vite en retraite.
Puis le chœur final :
La victoire esta nous! Plus de tyrans en France, La valeur, la prudence Nous ont délivrés tous.
Ces vaudevilles font juger quelles furent les accusations lancées contre le Directoire et le Conseil des Cinq-Cents, pour favoriser l'avènement du pouvoir nouveau. Les épithètes de factieux et de conspirateurs, adressées aux représentants de Tautorité légale de la veille; le spectre sanglant du Jacobinisme, évoqué avec tout son cortège, les comités révolutionnaires, le maximum, tout ce qui caractérisa un régime encore récent et trop justement exécré, c'étaient là des armes efQcaces, et ceux qui crurent à un second règne de la Terreur déjà tout arrêté, durent se réjouir d'eu être préservés, n'importe à quel prix. Avec les justes reproches que méritait le Directoire, avec les lois des otages et de l'emprunt forcé, qui n'étaient pas oubliées dans ces attaques, tout était bien combiné {lour agir sur les esprits, sans préjudice de l'auréole guerrière qui entourait le conquérant de l'Italie, le vainqueur des Pyramides.
Ainsi, le théâtre, qui avait tant célébré la République, l'enterrait gaiement en couplets. Mais quelles féconde matière l'avenir gardait encore aux vaudevillistes ! et que de girouettes à chansonner, — sans compter eux-mêmes!