‹ L'histoire romaine à RomeChapitre 32 sur 90 · IC · texte numérisé non relu

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el les Frenlanes1; à lu même race apparlenaient les llirpins. les llcrniques* el les Volsques*: dans l'Italie méridionale, les Lucaniens

Le puissant rameau sabelliquc s'étendait donc vers le sud depuis l'Ontbric jusqu’à l'extrémité de la péninsule.

Les mêmes mots qui reparaissent chez différents peuples appartenant à la race sabellique concourent à établir l’unité de celle grande race des Apennins s. Les mêmes divinités sont honorées en divers lieux du pays sabellique'.

L'unité des nations sabelliques est encore démontrée par la similitude des noms de lieux’ et d'hommes

* Strab., v, 4, 2.

* C'est ce que prouvent les noms de ces deux peuples dérivés de deux mots qui se retrouvent dans la langue Sabine : hirpus, loup (Sorv ., Æn., xi, 185), et hertia, rocher. (Ib., vu, 084.)

5 la langue des inscriptions volsques a la plus grande analogie avec l’ombrien. (Scliwegler, Rdn. Gesch., i, p. 118.)

4 Strab., v, 3, I.

s Outre le mot salin herna, qui, clics les llerniqucs, voulait dire rocher, et hirpus, loup cher les Salins, d’où venait le nom des llirpins, Mulcla amende, mot qui du sabin a passé dans le latin, se retrouvait dans la langue des Sainniics. (Varr. Ap. Oeil. Sort, ail., xi, 1); Garnis ancien, dénomination saline des Aborigènes, réparait dans la langue osque (Varr-, De I. lal., vu, 28), née du mélange des dialectes sabelliques avec les idiomes indigènes de l’Italie méridionale.

c Le culte de la lance existait à Prenesle comme chcx les Sabins (Tit. Liv., 21. 10). Marica, nymphe latine, était une divinité de Minturne, dans le pays des Volsques. (Serv., Æn., vu, 41.)

1 Je citerai seulement quelques exemples. Pour les noms de lieux,

SA BINS ET ÉTRUSQUES A ROME AVANT ROMULUS. 217 qu’on rencontre chez ces nations à de grandes distances.

Tandis que les Latins cultivaient paisiblement leurs plaines, d’où on ne voit pas qu'ils soient alors sortis, cette grande famille des peuples sabelliques s’avançait, en suivant la direction de l'Apennin, du nord au sud, et en s'avançant se répandait à droite et à gauche là où l’Apennin jette des rameaux vers l’une ou l'autre

.1 nxanum, chez les Frentanes et en A pu lie. ,1 tuitr, chez les Volsques; Acerrx en Campanie cl en Ombrie, aux deux extrémités du pays sahollique; Volcenltim, ville de Lucanie, Volsci, nom de Yolsques; Polenlia, ville du Picenliit, Potentia, villcde Lucanie; Varia chez les Sabins et en Apulie ; Faim, prés de Rome, Faleria, dans le Picenlin, Falernius ager en Campanie ;Taurania, ville de Campanie, Taurasia, ville des llirpins ; Cameria, dans la Sabine, Camers, nom ombrien d'une ville d’Étrurie; T > fa ta, montagne dans la Campanie, Tifernum, deux villes de ce nom dans l’Ombric, Ti ferma fleuve du Samnium; Bovillx, prés de Rome, Bovianum, chez les Samnitcs. Il va sans dire que dans ces rapprochements il faut se délier des noms qui auraient une physionomie pélasgiiptc ou ibéricnnc et les exclure, car les Pélasges et les Ligures ont pu les porter avec eux et les laisser dans les divers lieux où ils ont passé. On ne saurait reconnaître les noms Siculcs, car on ne sait quelle langue parlaient les Sicules. Unis, en faisant une part raisonnable A cette quantité inconnue, il reste, sur divers points souvent très-éloignés du pays habité par les nations sabelliques, assez de noms de lieux dont on ne peut attribuer la ressemblance au passage des Siculcs, des Ligures, des Pélasges, et qu'on est forcé de rapporter A la race sabeliique dont ils prouvent l'unité. Pour les noms d'hommes, je citerai Alla ou Allias : Allius Tullut, chef des Volsqucs; Alla CAausut, sabin. La racine de quelques noms d'hommes portés par des Sabins se rcconnait dans des noms deTieux situés hors de > la Sabine, mais en pays sabeliique. Appius HerJonias, Sabin, llerdunia, ville d’Apulie.

mer. La migration sabellique s'établit dans les montagnes, s’y fortifia, s'y endurcit et engendra toutes ces nations vaillantes qui, comme le dit Tile Live de l’une d'elles, les Yolsqucs, ont été créées pour exercer sans relâche le peuple romain.

La Sabine était habitée par celui des peuples sabelliques qui figure le plus anciennement dans l’histoire romaine, et que, sous le nom d ' Aborigènes, nous avons trouvé établi à Home avec les Pélasges. Je crois qu'avant Romulus la Sabine venait jusque-là.

Ce n’est pas, il est vrai, ce que nous disent les anciens. Selon leur témoignage ', la Sabine ne venait que jusqu'à l’Anio.

Mais il ne s'agit pas ici du temps de Strabon ou de Pline : il s'agit d’un temps antérieur à celui de Romulus. Alors le territoire occupé par les Sabins pouvait s’étendre jusqu’aux huit collines et môme au delà.

Il ne faut pas confondre ce que j’appellerais la Sabine moderne des anciens, telle qu'elle fut après que la frontière de ce pays eut reculé devant les Romains, avec ce qu'était la Sabine primitive, alors que les Romains, qui n’existaient pas encore, n’avaient pu arrêter les progrès des Sabins, nation qui occupait un pays étroit, mais, en longueur, s’étendant des bords du Tibre jusqu'au pays des Veslins’, sur un

1 PI., llist ne I., iii. 0, 2; Slrab., v, 3, I

* Slrab.. v. 3, 1

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