‹ L'histoire romaine, racontée aux enfansChapitre 26 sur 45 · DANS L'ANCIENNE ROME · texte numérisé non relu

DANS L'ANCIENNE ROME

MAiNTBiiiifT que je tous ai raconté Thistoire de la république de Rome , et celle des principaux personnages qui Tont tant illustrée, il faut que nous parcourions ensemble cette cité célèbre , mes petits amis , afin que vous ayez une idée bien complète du théâtre de tant de grands é?ënemens.

Je dois TOUS dire , avant de nous mettre en mardhe , qu'il n'existe pas aujourd'hui sur toute la terre une seule ville qui renferme un si grand nombre de monument , de palais , de statues , de colonnes , d'arcs de triomphe , de temples magnifiques , de places publiques , que cette ancienne capitale du monde : les routes mêmes qui

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a^o PROM£NAD£

conduisaient de tous les pays étaient admirées par leur solidité presque impérissable , et par leur immen^ étendue ; on les connaît encore à présent sous le nom de VOIES KOMAisEs. Lçs ecL\ix qu^ Ton y buvait étaient amenées d'une grande distance par des aqueducs, c'est-à-dire par dMmmenses conduits, tantôt souterrains, untôt supportés en Vmv par d*éLégantes arcades; s^ égout^ mém^ spnt eoeofe Tobjet d'upe véritable ^dmmtÎQn i to«l ee qui spriait çle^ m^ins de ce gr^ad peuple portait \p c^r^ctèr^ 4a 1^ inré» ^ de la magnifiçjsncç,

Entrons maintenant dans ^qipia, en suivant la voie AppiEMZfE , Ist pln^ an-^ tienne 4p c^l f^n^eus^ voie» rowùpes dont je vous parlais ipi|t h Tbeipr? : elle fut construUci p^r ]4Q Appii;» i àe )i^ méniçr famille ^\i^ Ip 4é(^mvir, qnt lui i^ donné son i|om \ çf^l p^r çettp roule qu^ Ton arrivait d'AU>e çt de la plupart de^ villes du Latiuip» Nou^ rem^rque^pus en paasant le tombeau de U f^Piille des Scipions,

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placé en d^ors des itiurs de la ville , suivant une loi qui défendait qu^aucune sépulture put avoii* lieil dans Teneeinte des murs, si ùé n'est pourtant celle des Vestales et des citoyens qui avaient rendu de grands services à la patrie ; leâ tombeaux dés Rotbains étaient ordinairement placés sur les chemins publics.

Yotei la vieille muraille que fit élever autrefois le roi Servtus TulKus, et la porté par où nous entrons se nomme la pônift GAi^EttE , parce qu'elle conduisait à GapdUe. Avant d'y arriver, nous passerons sous les arcades d*nn aqueduc (jui amène daAs les principaux quartiers de la tille une excellente eau , que Ton appelle l'eaù Ai^piÉNifB , à cause du même Appius qui fit bâtir ch précreux tttOAUment.

Cette vaste rue parfaitement droite que ndU» voyons devant nous, c'est la voie NëùVE ; elle conduit directement au grand Cir<(Ue ) où nous entrerons tout à Fheure.

A droite , voici le mokt CoèUus , sur lequel est skaée la maison dû r6i TuHus

aga PROMENADE

Hostilitts , et celle du dictateur César. A notre gauche, c'est le mont Arentin, où le peuple mécontent se retira, lorsque le sage Ménénius Agrippa détermina les mutins à rentrer dans la ville.

Mais entrons dans le grand Cirq^ie, cette vaste arène où se célébraient les combats d'animaux et des gladiateurs ; il y a eu bien du sang versé sur ce sable pour Tamusement du peuple de Rome. Ce Cirque contient quatre cent quatre-vingtcinq mille pieds d'étendue ; le plus élevé des deux obélisques égyptiens qui le décorent n'a pas moins de cent trente-deux pieds de hauteur, et il est formé d'une seule pierre.

Ici, nous ne sommes pas éloignés dm MONT Palatijn, où Romulus jeta les premières fondations de sa ville.

Voilà le temple de Jupitbr-Stator^ que ce roi fit élever en mémoire de son combat contre les Sabins , si heureusement terminé par le dévouement des Sabines.

^lus loin ^ c'est le temple /^^ Vesta , où

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les Vestales entretenaient le feu sacré ; celui de la Lune , et plusieurs autres quUl serait trop long de tous nommer ici : Là , s'élèTent encore les maisons des rois Ancus Martius et Servius TuUius, celle du Tertueux Publicola, et enfin la demeure de Cicéron , qui sauva Rome des fureurs de Catilina.

Enfin , nous arrivons au Forum , situé .

au pied du mont Palatin , où se sont réunis les comices , jusqu'à ce que le peuple romain étant devenu trop nombreux^, ce fut au Champ de Mars que se tinrent ces grandes assemblées.

Ce tribunal que vous apercevez sur cette place, ce sont les Rostaes^ il est ainsi nommé parce qu'il s'élève auprès de la colonne rostrale , construite avec les éperons des galères prises aux Carthaginois par le consul Duilius. C'est de ce lieu | que les magistrats parlaient au peuple , et on l'appelle ordinairement la tribuab ▲tjx HARÀSGVES : c'est là que Marc-An- | toine eut la lâcheté de faire attacher la

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