‹ L'histoire sainte enseignée [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 86 · I. — Cours élémentaire · texte numérisé non relu

I. — Cours élémentaire

La première leçon d'histoire sainte, mes enfants (1), fait connaître l’objet de cette histoire, c'est-à-dire, ce dont elle parle; quand commence cette histoire ; jusqu’à quel temps

elle s'étend; sa source, c'est-à-dire où elle prend ses ren seignements ; la place importante qu’elle doit avoir dans l’enseignement, et sa grande utilité.

L'histoire sainte, c’est l’histoire de la religion.

Le mot religion vient du mot latin ligare, lier, ce qui indi. que bien le rôle de la religion qui est la chaîne d'or qui unit l'homme à Dieu.

La religion c’est l’ensemble des vérités et des devoirs qui &ouvernent la vie de l’homme sur la terre.

La croyance au seul vrai Dieu et au Rédempteur promis <t venu résume toute la religion, parce qu'elle en renferme les deux vérités fondamentales ; de là, cette définition emma

(1) Nous nous mettons à la place du maître et de la mat. tresse, en présence des enfants. En certains endroits, nous

nous adressons directement au maître et à la maîtresse : c’est indiqué.

abrégée, que la Religion est, ‘‘La croyance au seul vrai Diew et au Rédempteur promis et venu’’.

L'histoire sainte n’expose pas les vérités religieuses, ce qui appartient au catéchisme ; elle raconte les faits.

L'histoire sainte commence à la création du monde et. s'étend jusqu'au jour de la Pentecôte, qui voit l’établissement de l'Eglise. Après la Pentecôte, il y a beaucoup d’événements relatifs à la vraie religion; l’histoire qui les raconte est vraiment de l’histoire sainte ; mais il est entendu,

dans l’enseignement, qu’elle s'appelle alors l'histoire de l'Eglise. -

L'histoire sainte comprend trois parties :

lère partie : l’histoire des temps primitifs, depuis la création jusqu’à la vocation d'Abraham ;

2e partie: l'histoire du peuple de Dieu, jusqu’à la naissance du Rédempteur.

8e partie : l’histoire de J ésus-Rédempteur.

La Bible est la source de l’histoire sainte.

Bible du mot biblion, veut dire livre, pour marquer quec'est le livre par excellence. La Bible s'appelle encore l’Ecriture Sainte. .

La Bible est à proprement parler : ‘‘Le livre de Dieu, écrit par la main des hommes, sous le souffle de l’inspira-tion.

La Bible se divise en ancien et en nouveau Testament.

La Bible s'appelle Testament, parce qu'elle est l’expression de la volonté de Dieu. Un testament, en effet, nous le savons, c'est l'acte par lequel on déclare ses dernières volontés.

L'ancien Testament renferme l'histoire des temps pri-mitifs et l’histoire du peuple de Dieu.

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Le nouveau Testament fait connaître l’incarnation du Fils de Dieu, sa vie, sa doctrine, ses vertus, ses miracles, sa passion, sa mort, sa résurrection, son ascension, et la descente du Saint-Esprit.

L'enseignement de l’histoire sainte, mes enfants, marche avec l’enseignement du catéchisme.

Si vous êtes forts en histoire sainte, vous serez forts en catéchisme.

Le catéchisme, en effet, c’est la religion, et l’histoire sainte est l’histoire même de la religion, deux choses qui vont naturellement ensemble.

Un mot maintenant, de l'utilité de l’histoire sainte.

Vous aimez à lire des faits merveilleux... Eh, bien, sachez-le, l'histoire sainte est remplie de faits merveilleux. Cette histoire convient donc à la jeunesse comme à ceux qui sont âgés.

L'histoire sainte nous fait connaître Jésus promis, décrit, venu; or y a-t-il une connaissance, plus grande, plus importante, plus nécessaire ?

Il ÿ a des jeunes gens de collège, des jeunes filles de couvent qui, après leur sortie dans le monde, finissent par ne plus avoir de religion. Pourquoi? On leur a fait des objections. Ils n'avaient pas appris l’histoire de la religion, c'està-dire, qu'ils n'avaient Pas appris leur histoire sainte. Qu'est-il arrivé? Ils n'ont pu répondre aux objections et ils ont fini par penser comme les ennemis de la religion.

Etudiez bien votre histoire sainte, et vous y trouverez de grandes lumières pour l'intelligence de votre catéchisme.

J'ajouterai que le jeune homme pieux, que la jeune fille pieuse, trouveront dans l’histoire sainte une foule de choses qui alimenteront de plus en plus leur piété.

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE

Ajoutons pour vous, maîtres et maîtress considérations sur l'utilité de l'histoire sai n'êtes pas convaincue de l'utilité de cet enseignement, vous. n'y apporterez qu'un zèle médiocre. C'est la conviction qui fait. l'enseignement fructueux. C'est aussi la conviction qui soutient dans les difficultés de l’enseignement.

es, quelques autres nte. De fait si vous

Utilité de cet enseignement

L'histoire sainte intéresse la jeunesse, à son imagination, par le récit d’un € ££ conséquent merveilleux.

U qu'il y a de merveilleux dans l’histoire sainte fait connai. tre tout à la fois la puissance de Dieu et sa bonté, l'ingratitudede l’homme et sa faiblesse.

Cette histoire donne une foule de beaux exemples propres. à inspirer aux enfants l'amour de la vertu.

Les enfants qui arrive dans l’histoire sainte un dication.

L'histoire sainte finale menÿ de la Religion et so trayant.

Jugeons par là de l'imp

Parce qu'elle plait.

e foule de faits miraculeux

ront un jour au sacerdoce, trouveront e mine des plus fécondes pour la pré-

ment est pour ainsi dire l’encadren commentaire en actions le plus at-

de cet enseignement, Enseignement encourageant

Ce qu'ilya d’encourageant dans l'enseignement de l’histoiresainte, c’est que cette histoire a pour elle l'antiquité et la certitude.

Moïse, auteur du Pentateuque, vivait plus de 1,000 ans avant Hérodote, père de l'histoire profane (484-406 avant. Jésus-Christ). :

Outre les documen divine.

Il y a du merveilleux dans la Bible, mais il n’y a point de

fables comme il ÿ en a dans une bonne partie de l’histoireprofane.

ts de son temps, Moïse avait l'inspiration

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Du zèle qu'il faut apporter dans l'enseignement de l'histoire sainte

Donnez donc à l'enseignement de l’histoire sainte une importance capitale. Il y aurait ici des reproches à faire à une partie relativement considérable du personnel enseignant. La cause première de cette défaillance vient de ce que l'on n’est pas toujours assez savant ou assez convaincu.

Nous voulons, par ce livre du maître donner à l’instituteur et à l’institutrice une facilité plus grande pour s'iustruire et pour enseigner.

Dès que l'on fait une étude un peu développée de l’histoire sainte, on s’y intéresse de plus en plus; c'est alors que l'on veut y intéresser les autres; c'est alors aussi que l'on reste convaincu de l'utilité quotidienne de cette histoire.

Négliger l’enseignement de l’histoire sainte à l'école, c’est faire voir que l’on a peu de zèle pour la Religion et que la foi est, en nous, loin de son plein soleil.

Le Conseil de l’Instruction Publique rend cet enseignement obligatoire pour toutes les années du cours élémentaire et du cours intermédiaire.

Dans beaucoup d'écoles, les manuels en usage, sont trop peu développés. Ainsi, comment peut-on se contenter pour six ans d'étude, de la petite histoire sainte de Renaudin ou de celle d’un ancien instituteur ?

Géographie sacrée et chronologie

Bien qu'il y ait très peu de dates dans l'A B C d'histoire sainte, dans le cours élémentaire et dans le cours intermédiaire, il faut cependant leur attacher une grande importance,

Il faut bien faire apprendre en particulier les dates des 12 époques de l’histoire du peuple de Dieu, dates qui servent en même temps à l’histoire profane.

C'est avec raison que l'on dit de la chronologie et de la géographie qu’elles sont les Jeux de l’histoire.

Les dates, en effet, mettent de l'ordre et par conséquent de la clarté dans la suite des événements.

Vous attacherez donc aussi une grande importance à la géographie sacrée. s

La géographie s'enseigne généralement d'une façon assez médiocre, la géographie sacrée surtout : c'est une chose que j'ai constatée maintes fois.

Et pourtant l'application de l'histoire aux lieux, favorise singulièrement la mémoire tout en donnant à l’histoire la lumière et la fixité.

Vous aurez donc une carte de l'Asie, une carte de l'Afrique et une carte de la Palestine.

Vous familiariserez vos élèves avec la plaine de Sennaar (des deux fleuves), plus tard, la Mésopotamie, (milieu des deux fleuves), entre le Tigre et l'Euphrate. Vous leur indiquerez d'une façon précise le Chat-el.Arab qui jette les eaux du Ti-

Vous lirez sur la carte la position géographique des diverses tribus.

Lorsqu'il s'agira de la vie de Notre-Seigneur, vous reviendrez souvent eur les divisions de la Terre-Sainte : en Galilée, Samarie, Judée et Pérée.

Vous ne négligerez pas l'étude des distances.

Vous suivrez le cours du Jourdain, depuis sa source jusqu'à ce qu'il se jette dans la mer Morte.

Vous reviendrez souvent sur ces notions.

Le résultat vous surprendra.

Je vous recommande en particulier les cartes du Frère Alexis : l'Asie, l'Afrique, la Palestine, etc.

Méthode à suivre dans l'enseignement de l'histoire sainte Il ÿ à deux façons d'écrire une histoire sainte : par questions et par réponses ou en récits suivis.

Dans le cours élémentaire, nous avons suivi la première méthode; dans le cours intermédiaire et dans le cours supérieur, nous avons le plus souvent suivi la seconde méthode.

Vous obvierez aux inconvénients de la méthode par questions

et par réponses, en faisant des récits vous-mêmes, en faisant rendre compte de vos récits, et surtout en faisant faire, per écrit des récits. L'élève pour faire le récit de l'œuvre des six jours, par exemple, n’a qu’à prendre la leçon 4e et à laisser de côté les questions. Même chose pour l’histoire de Joseph d'Egypte (leçon 82), etc.

L'élève sait très bien une leçon, et il la sait pratiquement lorsqu'il peut sans questions l'énoncer dans sa suite et dans son ensemble. Voilà le but à poursuivre et à réaliser.

Pour cela :

1. Préparez sérieusement la leçon. Toute leçon est comme un clou aux mains de l'élève; n'oubliez pas que le marteau qui enfonce est entre vos mains. Vous lirez donc, avant la classe, et la partie de l'élève et la partie du maître sur la leçon à donner. :

2. En classe, après la récitation d’une leçon, préparez de suite, si possible, la leçon suivante,

8. Faites, vous-mêmes, la lecture de l'Ecriture sainte qui souvent, précède la leçon.

4. Faites lire, dans le livre de l'élève, la leçon que vous allez expliquer.

5. Donnez alors oralement aux élèves les explications de la partie du maitre.

Si vous ne pouvez pas donner oralement ses explications, lisez-les en y mettant tout le mouvement possible.

6. Si la leçon est un peu difficile, avant de la donner à. réciter, posez quelques questions auxquelles les élèves devront répondre par écrit, ce qui les forcera à lire et à relire pour trouver les réponses demandées : excellent moyen de développer en eux l'esprit d'observation.

Rien n'empêche de donner une leçon d'histoire sainte, en dictée, en classe.

7. N'exigez pas le mot à mot, si ce n’est pour les réponses qui touchent au dogme ou à la morale et pour quelques récits.

8. Faites souvent des récits. Vous trouverez 23 récits bibliques au supplément du cours élémentaire (Edition séparée du cours complet).

Vous trouverez d’autres récits dans la partie intermédiaire : meurtre de Naboth, p. 159; le feu du ciel sur les envoyés

d'Ochozias, p. 160: l'histoire de Jones, p. 164; Mané, Théce] Pharès, p. 189; les aventures merveilleuses de Daniel, p. 158 et suivantes; Esther, p. 212; Eléazar et les Macchabées, P. 227; Jésus enfant à Jérusalem, p. 279: témoignage de Jean, P. 287; Jésus à Nazareth, P. 294; béatitudes, p- 801; guérison d'un paralytique, P. 808; la tempête appaisée, p. 820; résurrection de la fille de Jaïre, p. 821; guérison d’un lunatique, p. 886; les dix lépreux, P. 840; parabole du bon samaritain, p. 849; le choix de Madeleine, p. 849: parabole de Lazare et du mauvais riche, p. 859; Marie-Madeleine, P. 868; parabole des deux fils, p. 879; Jésus dans le jardin de Gethsémani, p. 402; la flagellation, P. 415; le dernier discours de Notre-Seigneur, p. 459.

9. Expliquez les gravures; attirez l'attention de l'élève sur le nom de l’auteur, sur ce qu'il ya d'historique et d’artistique dans les Personnages : moyen de faire naître le goût du beau.

10. Il faut au moins deux leçons d'histoire sainte, par semaine.

Procédez de cette façon :

lère semaine du mois, 2 leçons.

2me LE] LL] : 2 LI] 8me LE] LE] à 2 LE] 4me ‘ repasse orale, et devoir écrit.

Vous verrez ainsi 62 leçons par an ou à peu près.

Vous verrez ainsi 124 leçons en deux ans. Ce qui épuise le cours élémentaire.

Faites de même pour le cours intermédiaire.

Dans le cours supérieur, repasse générale en deux ans pareillement, en y ajoutant au moins la lecture de l’histoire ancienne contemporaine.

11. Lorsqu'il y 8 une institutrice pour la troisième année d'éléments, et une autre pour la quatrième année d'éléments, la première enseigne l’histoire sainte, depuis le commencement, jusqu'à la vie de Notre-Seigneur, et la deuxième, depuis la vie de Notre-Seigneur jusqu’à la fin.

S'il n’y a qu'une institutrice pour la 8e et la 4e année, il n'est pas nécessaire de faire des classes séparées ; que tous les élèves de 8e et de 4e voient ensemble du commencement jusqu’à la vie de Notre-Seigneur.

L'année suivante, tous les élèves de 8e et de 4e étudieront ensemble la vie de Notre-Seigneur.

Ainsi les élèves de 8e annéc commenceront, tous les deux ans, l'étude de l'histoire sainte, par la vie de Notre-Seigneur, au lieu de la commencer par les temps primitifs.

J'ai parlé tout à l'heure de 62 leçons par an.

Il est vrai que l’histoire des temps primitifs et celle du peuple de Dieu comprennent 76 leçons.

Certaines leçons étant très courtes; par exemple : la 46, la 55, la 57, la 59, la 62, la 67, la 68, etc., il vous sera facile de voir parfois deux leçons à la fois et de terminer ainsi, en une seule année, l'histoire des temps primitifs et celle du peuple de Dieu.

Relisez, s'il vous plait, la préface du livre de l'élève.

Je dis dans cette préface que l'A B C d'histoire sainte et ls cours élémentaire préparent à la première communion. Il faudrait dire maintenant : ‘préparent au diplôme d'instruction religieuse.’ La première communion se faisant désormais à sept ans.

12. Le secret du succès en histoire sainte comme dans les autres matières, c'est que vous fassiez souvent, vous-mêmes, des repasses de ce qui a été vu.

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