CONSEQUENCES
EL. — Cours élémentaire
Lorsque nous offensons le bon Dieu, nous savons que nous faisons mal ; cette connaissance est suivie d’un reproche de nous-même à nous-même, l'homme est fait pour être bon ; dès qu’il pèche, ça lui fait mal. Adam et Eve furent les premiers à éprouver ce mal, ce reproche, ce remords.
Ce remords qui est une confusion intérieure, fut suivi d'une confusion extérieure. Adam et Eve savaient bien avant le péché qu'ils étaient nus, mais par le péché, ils perdent leur autorité sur eux-mêmes ; ils ne se sentent plus maîtres chez eux ; ils en rougissent et ils se cachent, c’est la confusion extérieure.
Les voilà déjà bien punis.
Adam, dans sa réponse au Seigneur, s’accuse indirectement en parlant des suites du péché. ‘‘Je vous ai entendu, dans le jardin et j'ai eu peur, car je suis nu, et je me suis
caché”. Il est à regretter qu'Adam et Eve n'aient pas confessé plus directement et plus franchement leur faute. ‘Qui sait, dit Bossuet, jusqu'où se serait portée la miséricorde de Dieu devant un humble aveu.
Adam dit qu'il a eu peur. Il a désobéi : il sait que Dieu est bon, mais il sait aussi qu'il est juste ; il craint aussi, avec raison, cette justice. En se cachant, cependant, il a tort ; le pécheur doit tout au contraire se convertir, c’est-à-dire de lui-même s’avouer à Dieu, comme coupable. Le juste lui, doit rester en la présence de Dieu pour se tenir loin du péché.
Qui s'excuse, s’accuse. Adam a le tort de dire : ‘‘La femme que vous m'avez donnée pour compagne, m'a présenté du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé”.
Eve s'excuse à son tour : ‘‘Le serpent m'a trompée”.
Après une faute, sachons avouer : car on l’a dit avec raison : Une faute avouée est à moitié pardonnée.